Afrique du Sud, de Johannesburg au Kruger Park

Publié le 2/02/2008 à 12:35, Afrique du Sud
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AFRIQUE DU SUD 

 

Johannesburg

Je songe aux grandes surfaces vertes boisées vues depuis l'avion entre Nairobi et Johannesburg,

Jo’burg, une ville fondée 'sur l'or',

Je lis, le passé des homelands, les postes-clés toujours en mains des Blancs,

Le sentiment d'avoir un pays façonné comme les Blancs le souhaitent, peu de tourisme noir, les Blancs voyagent et se font servir par les Noirs comme par exemple dans les parcs nationaux....ailleurs aussi ?

God bless africa, ‘nkosi sikele africa’, nouvel hymne national,

Le Musée national, moderne, poignant mais épuisant, mettant l'accent sur le passé et le chemin vers l'Indépendance, les principes de la nouvelle constitution que sont ‘democracy, equality, reconciliation, diversity, responsability, respect, freedom’,

J’apprends qu’il y a eu, lors de l’apartheid, censure des événements dans l'information donnée, une mauvaise connaissance des faits ?, les gens, Blancs ou Noirs, ne voulaient parfois pas savoir ce qui se passait

… il y a eu la crainte du ‘mélange des races provoquant une dégénérescence de la race blanche’, des Blancs pauvres ont craint de voir leurs jobs pris par les Noirs pour moins chers

... il y a eu la création de township avec des maisons toutes pareilles,

…il y a eu aussi des Blancs -notamment des femmes- qui ont lutté contre l’apartheid....c’était une ségrégation mentale mais aussi territoriale avec des passages interdits aux non Européens…beaucoup de films, photos, la violence des images montrées dans ce musée est oppressante

 ....le pays semble revenir de loin....parallèlement il y a eu le mouvement de libération des anciennes colonies africaines puis plus tard la disparition du soutien de l'ex-URSS aux régimes 'rouges',

Dans le musée encore, Steve Biko, un étudiant assassiné, l'impact des étudiants se révoltant lorsque l'afrikaans a été rendu obligatoire dans les écoles -discriminant l'accès aux jobs d’où les événements de Soweto en 1976, les photos émouvantes de Ernest Cole, les vidéos montrant les chants et danses de la foule manifestant -il s’agissait aussi de rendre le pays ingouvernable....le chemin ‘unity through struggle’, on distribue le bouquin de la constitution aux visiteurs,

Les gens seraient optimistes sauf la vieille génération, me dit-on, même si les problèmes de criminalité augmentent… il y aurait une baisse de la qualité des soins et de l'éducation mais ‘au moins les Noirs et les Blancs peuvent se causer librement’,

La propriétaire de la guesthouse me raconte....lors de funérailles, il y a toujours un grand repas, l'accès est libre, alors les jeunes s’invitent parfois avec leur copine pour manger,

L'accent quand ils parlent anglais –souvent bilingues, plus compréhensible que les Irlandais, Anglais et Australiens rencontrés lors du trip au parc Kruger,

La ‘prayer school’ pas loin de la guesthouse, les gens attendent le miracle d’un Nigérien qui promet 'de venir d'un jour à l'autre', pendant ce temps les gens dépensent de l'argent, l'espoir d'être plus tard guéri miraculeusement,

Il paraît que les gens, Blancs ou Noirs, ne se privent pas de faire des remarques racistes qui ne sont pas condamnées par la loi,

Il paraît que les ‘cerveaux’ émigrent,

Soweto, la visite chère et formelle de l'intéressant Museum Memorial Hector Peterson, l'adolescent dont la photo a fait le tour du monde en 1976, personne ne pouvait ignorer la réalité mais beaucoup de Blancs vivant confortablement dans leurs villas pouvaient vivre leur vie 'sans savoir', ignorant la réalité extérieure, ils pouvaient le faire d’autant plus qu'ils n'étaient pas directement concernés par les troubles,

Les villas aux murs surmontés de barbelés avec l’écriteau 'armed response/reaction' ....'les Blancs ont peur' dit le chauffeur noir du bus, il dit aussi que les Noirs ont besoin de temps pour changer la mentalité ‘avant lorsqu'un policier blanc m’adressait la parole, c’était pour me demander ce que je faisais dans ce quartier’,

Maintenant on voit des supermarchés où tout le monde se côtoie, mais plutôt la classe aisée, des supermarchés à l'américaine, même une patinoire pour les enfants,

Ma peur en me promenant dans les rues de Johannesburg pour me rendre à la galerie d'art....des gens m'accostent -'you remember me ?',

Le Museum Africa pédagogique, l’exposition de villages primitifs qu’on voit groupés autour du grenier, entourés de murs, les animaux paissant dans le bas recevant les pluies....le rock art aux peintures –ici des copies- datant de 6000 ans, souvent liées au chamanisme, ou parfois plus récentes –évoquant la lutte contre les colonisateurs-… dans les années 60 déjà, il y a eu des procès de citoyens accusés de trahir la cause de l'Etat -communisme, lutte anti-apartheid etc.-....Gandhi est aussi présent, référence pour la lutte non violente pour l'Indépendance,

27 avril = freedom day, premières élections il y a 11 ans, le 16 juin, commémorant la mort de Hector Peterson à Soweto a été déclaré youth's day,

Les toyotas minibus taxis et le code de signes avec les doigts pour indiquer notre intention -centre ville, gare,etc.

 

Kruger park

Au cours du trajet, l’impression d’un pays vaste, beaucoup d'arbres fruitiers, des arbres plantés à l'infini, un pays à la nature un brin 'domestiquée', quelques villages 'africains' avec des petites maisons identiques en briques, tôles, etc., et plusieurs localités de style américain ou européen,

Une excursion onéreuse, mais il y a eu des animaux –des lions, des zèbres, des girafes avec leurs oreilles qui 'pivotent', des buffalos, des hyènes, des impalas, des rhinocéros, des hippopotames 'baillant', des wild pigs......et des éléphants avec leurs pas nonchalants venant manger près du camp la nuit, des crocodiles montrant le bout de 'leur nez', des babouins piquant le contenu des sacs,

Les girafes ont toujours les arbres à feuilles persistantes à manger même l'hiver,

La lune jaune et l’apéro en pleine savane,

Le personnel des restos et des boutiques du parc fait un long trajet pour venir travailler, noir est le personnel et blancs sont les touristes,

Les box gardant fraîches les bières de Namibie, la très bonne liqueur de l’arbre marula qui est aussi appelé ‘elephant tree’ –l’arbre n’est pas coupé par les habitants,

Les termites dont la 'cheminée' dégage de la chaleur pour réguler la température,

Les femmes noires, chapeau rond, assises par terre, époussetant les souvenirs,

Les réserves de chasse privées, si tu es riche alors tu peux acheter du terrain, l'entourer d'une barrière –qui n’est pas totalement imperméable pour laisser passer les animaux,

La frustration de ne pas avoir plus de temps pour découvrir les villages, situés hors des routes balisées pour les touristes, de nombreuses réserves pourraient aussi être découvertes, de préférence accompagné,

Je songe au regard respectif entre Indiens et Pakistanais qui se méconnaissent, pareil entre musulmans et chrétiens, on s'achoppe sur les ‘classiques’ –la divinité du Christ etc., rien de nouveau sous le soleil,

L’article dans le magazine évoquant la crainte des Blancs pour l'évolution démocratique de l’Afrique du Sud et qui partent alors que la pub que l’on voit encourage les gens à revenir investir…il paraît que les Anglais s’isolent derrière leurs maisons barricadées, les Afrikaans plus nationalistes mais aussi plus pragmatiques s’adaptent pour tirer avantage d’une situation d’économie de marché …il y a des tensions dans cette société pluraliste notamment à propos de la question de la séparation des pouvoirs et du parti unique de l'ANC –cf son passé de lutte et de soutien socialiste....selon un sondage, les mariages mixtes sont acceptés pour les gens de couleur et les Noirs mais pas vraiment pour les Blancs.... le chômage, la pauvreté affecte plus les Noirs....l’ANC accuse de racisme les opposants politiques, instaure une discrimination positive pour les jobs....first world de riches et third world de pauvres,

Un autre article dit que les investissements en écologie peuvent être profitables pour certaines industries notamment celles ayant recours à beaucoup d'eau, etc…un autre article traite de la résilience –Friedman- ‘power stack, support creates sense of security, mastery, bounce back ability; resource fullness -creative, thriving enjoy the moment’…un autre article évoque la pauvreté des stratégies à propos du HIV/sida dans les entreprises sud-africaines.

 



Rwanda, de Kigali à Kivu

Publié le 2/02/2008 à 12:34, Rwanda
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RWANDA 

 

Kigali

Dans l'avion pour Kigali, je passe au p’tit cabinet, le bruit de l'avion m'assourdit, j’ai l’impression bizarre de ne pas être connecté avec la réalité,

L’avion passe par dessus le lac Victoria tout ridé par les vents, c’est la saison des pluies au Rwanda, je vois les maisons le long des routes, elles ne sont pas groupées en village -le gouvernement souhaiterait le faire pour faciliter l'adduction d'eau et d’électricité,

 Des businessmen indiens prennent également l'avion, ils sont bien présents ici comme les Libanais ailleurs,

Dans un journal, je lis que le président du Mozambique évoque trois moyens pour lutter contre le terrorisme, ‘régler la question de  la pauvreté, celle de l'ignorance et promouvoir le statut de la femme’,

L'accueil par la famille d’un ami, quelle différence lorsque j’ai quelqu’un qui m’attend à mon arrivée, tout le séjour prend un autre relief,

Un pays propre et calme, dirigé semble-t-il d'une main de fer par un président se voulant 'éclairé', des affiches promeuvent l'éducation de la femme, la prévention du sida, etc.,

Difficile d'imaginer qu'il y a onze ans, les gens se massacraient parmi, mais je ne comprends pas la langue, je ne vois pas les problèmes… dans la voiture une femme prise en stop raconte les difficultés liées au ‘gatchatcha’, des gens sortis de prison terrorisent les villageois, achètent des fausses accusations de personnes ayant offert refuge à des victimes, et les sages présidant les gacacas ont parfois les mains sales… les criminels sont jugés par la justice et les gacacas traitent les cas 'mineurs' –ces cas sont graves mais comme tant de gens sont concernés....actuellement on en est au stade de récolter les témoignages… les églises tentent de jouer un rôle dans le processus de réconciliation,

Le manque d'éducation, l'illettrisme favorisent l'endoctrinement, on essaie d'expliquer comment cela a pu arriver, ce n’est pas la première fois qu'il y a eu des massacres, il y a eu des problèmes de pouvoir, de discrimination pour les étudiants, des postes dans l'administration au détriment des Tutsi, des problèmes de revendication de droits, c’est bien compliqué pour moi,

Partout des cultures en terrasses, de bananes, de café, de sorgho,

Partout du coca, fanta, sprite, et des jus de fruit de la passion,

Deux films traitant du Rwanda sont sortis sur le plan international, mais il est trop tard pour les voir à Kigali,

L'église pentecôtiste, on me conseille d’enlever la boucle d’oreille....on me dit que cela ne pose pas de problème pour moi d'être protestant parce que je suis blanc, si j'étais noir cela serait moins bien accepté....une femme de pasteur congolais, mariée et trois enfants, témoigne 'je pesais 54 kg lors de mon mariage, et maintenant pas loin du double, Dieu soit loué', son mari me dit qu'il souhaite partir en Norvège, il parle de problèmes d'adaptation au Rwanda ‘ce n’est pas la même mentalité’ –on me dit que les Congolais attendent qu’on règle les problèmes pour eux, contrairement aux Rwandais qui comptent plus sur eux-mêmes,

Le témoignage d'un membre de l'église très connu pour ses chansons, son père disparu a refait surface, il ne sait comment réagir, peut-il le regarder en face et dire ‘papa’ ? On est pudique dans le choix des mots, on parle de 'lutte', des mots comme la colère ne sont pas prononcés –le contrôle des sentiments pour les Rwandais ayant vécu l’innommable ?,

‘Papa-Jizca -ou ‘maman-Jizca’, c’est ainsi que l’on nomme un couple une fois devenu père  et mère,

Difficile de faire de la prévention du sida, pour les hommes, l’enjeu de la virilité ce sont aussi les conquêtes multiples à leur actif, et pour les femmes, il y a la crainte d’être stérile,

La forme des têtes, à la ‘nubienne’ comme les fils de cet ami visité,

La ‘douche’ avec des bacs remplis d’eau, à côté de la baignoire « occidentale »,

On me dit que les enfants subissent des châtiments corporels en cas de désobéissance ou devoirs non faits.

Le Rwanda s’anglicise, le président a fait des études en milieu anglophone,

La dot que les parents du fils doivent aux beaux-parents, c'est traditionnellement une vache,

En Afrique, la société est décrite comme plutôt machiste même si les femmes travaillent beaucoup,

 

Butare

On passe par des forêts aux feuilles plus fines,

Le petit Musée national, pas de courant électrique lors de la visite, on présente les traditions comme étant du passé, on ferait pareil en Suisse,

La réunion des groupes bibliques universitaires, les étudiants sont infatigables et zélés, la vision européenne plus libérale des relations prémaritales et de l'homosexualité les choque,

La visite de l'université, une affiche évoque la commémoration des événements de 1994, reprochant aux étudiants absents de ne pas attacher de l'importance à ce qui s'est passé… des profs d'uni ont été accusés d'idées antitutsi,

Les églises francophones manquent de ressources –du matériel etc par rapport aux églises anglophones, dit un Burundais ouvert d'esprit ayant étudié la missiologie en Europe et évoquant les différences de mentalités au sein de l'Afrique,

Les routes non goudronnées sont ravinées par les pluies torrentielles même de courte durée.

 

Kivu

La beauté du lac et la météo clémente, tout est vert grâce aux pluies,

On passe le long de villages, tout le monde est dehors, sans travail, les maisons sont colorées, peintes parfois avec la pub,

Le 'lait caillé', le pain français,

Le rythme lent de la vie, pas de stress en apparence du moins,

Le tourisme n'est pas développé en Afrique, les gens voyagent par nécessité, pas tellement pour leur plaisir,

Un séjour dans une atmosphère plutôt riche en bénédictions, c’était bien… je suis en retard pour prendre l'avion, ‘prends encore ce repas’, c'est sacré en Afrique comme marque d'hospitalité, je suis stressé mais je ne raterai pas l'avion qui passera par Entebbe –Ouganda,

 

 


Kenya, Naïrobi

Publié le 2/02/2008 à 12:33, Kenya
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KENYA 

 

Nairobi

Je lis que les habitants sont arrogants, ce n’est pas mon avis, des gens sympa, la causette facile, beaucoup sont anglophones,

La nuit dans un hôtel où on me propose de passer la nuit accompagné, ‘non merci je suis fatigué’,

Les Indiens -que les Anglais ont fait venir pour la construction du chemin de fer et qui semblent occuper une place importante dans l'économie....ils ont paraît-il lutté pour l’Indépendance avec les Africains, mais maintenant il semble qu’ils ne sont là que pour le business, qqn me dit que les patrons indiens exploitent leurs employés,

Le shopping center où je me réfugie, les repères ’occidentaux’ rassurent,  le parfum de ma voisine alors que je pianote sur internet,

Black is beautiful, c'est bien vrai....les couleurs vives leur vont bien,

Me rendre à Jo'burg par Tana, c'est trop cher, je renonce, un deuil à faire, je crains ne pas pouvoir arriver ‘au bout’ du voyage et me voilà à vouloir vite tout ‘avaler’,

Le Musée national, le jeu typiquement africain ‘mbau’, les tissus, les empreintes de main sur le visage peint d'un tableau, la section ethno qui n’intéresse pas vraiment les visiteurs africains puisque cela a été le quotidien de leurs grands-parents…avec la tendance à se 'moderniser' les traditions sont-elles en train de se perdre en Afrique noire urbaine ?

....une guide me dit que les écoles sont gratuites depuis 2001, ce qui provoque un 'engorgement', parfois 80 élèves pour un prof, il y a aussi des classes privées, par exemple les petits bambins en uniforme de l'école Exodus qui goûtent aux boissons 'nationales' -fanta, coca, etc., après la visite du musée, la photo promise m’a été envoyée,

La galerie d'art moderne à la tour Rahimtulla qui expose des œuvres 'écho à l'éternité', j’y vois l'influence de la peinture de la Renaissance version 'revue et adaptée’, de l'art africain qui mériterait d'être exposé en Europe,

Un magazine évoque le rock art au Kenya et en Tanzanie,

La zone industrielle qui abrite un centre artistique pour la danse notamment, des studios d'artistes, la vitalité des jeunes, certains plutôt talentueux,

Les échoppes en bois et en tôle, peintes en bleu, etc., le long des routes, des cafés, des petits resto, des kiosques, des boutiques de souvenirs, etc., un contraste avec les shopping center,

Les gaz d’échappements noirs des minibus, l'attente interminable pour rentrer à l’hôtel, les gens faisant patiemment la queue pour les bus où ne montent que le nombre de personnes autorisées, l’offre ne répond pas à la demande, on n’est loin des bousculades comme en Inde,

Elle existe aussi en Afrique, la pauvreté qui a partout le même visage, les mêmes odeurs,

Il paraît que les citadins gardent un peu les traditions car ils retournent régulièrement dans les villages pour les fêtes,

Comment supprimer les problèmes de grossesse involontaire et HIV ? En séparant les garçons des filles pendant la scolarité, selon un article d’un quotidien,

Il faudrait dire les Afriques, pas juste l'Afrique,

Je lis, 'tamtamfemme.org' un site Internet pour les voyageuses, je ne connais pas.

 



Tanzanie, Dar es Salaam, stop-over

Publié le 2/02/2008 à 12:31, Tanzanie
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TANZANIE stop-over 

 

Dar es Salaam

Arrivée à Dar es Salaam avant Nairobi en raison de conditions météo défavorables à l’aéroport de la capitale kenyane tôt le matin,

L'aube qui pointe à l'horizon à 10'000 m pour disparaître lors de la descente vers l'aéroport, comme si on allait à reculons dans le temps,

Les caractères romains du swahili, la chaleur humide déjà le matin à l'aéroport, les free-number qui sont 111=fire, 112= crime stopper, 113=anticorruption,

La liqueur choco-coco fabriquée en Zambie –je n’y ai pas goûté,

Je vois le Kilimandjaro depuis l'avion, son sommet enneigé, ma voisine travaille dans une ONG s'occupant des problèmes environnementaux urbains -recyclage, etc,

Je songe à Zanzibar qui serait à découvrir,

Le pays a mis l'accent sur la ‘nation avant la tribu’, il paraît que l'ancien président Nyerere avait admis ses erreurs.

 



Ethiopie, de Addis Ababa à Axum

Publié le 2/02/2008 à 12:29, Ethiopie
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ETHIOPIE  

 

Addis Ababa

Ethiopie, -land of burnt faces,

Les bidonvilles se mêlant aux immeubles plus smart, la pauvreté et l'aisance....la mendicité, les enfants des rues qui à 22h frappent aux fenêtres des taxis pour demander de l'argent,

Le nombre de handicapés notamment malvoyants,

L'écriture 'chromosomique', le ‘ge-ez’ langue liturgique, son origine sémitique,

Les mythes, par exemple la reine de Sheba, pour expliquer les origines....Menelik fils de Salomon et Sheba, Saba dont se réclament aussi les Yéménites aurait donc aussi vécu en Ethiopie –cf l'étoile de David sur les murs du palais de Gondar,

Le Musée d'ethnographie, très bien fait –avec l’appui italien, évoquant les rites de passage, ou bien l'appel de la pluie par les danses

.. on y parle du tabot, conçu d'après l'Arche de l’Alliance, des jours de jeûne qui sont les mercredis et les vendredis ainsi 55 jours avant pâques, du calendrier éthiopien –nous sommes en 1997, la première heure de la journée commence à 06h

… du café arabica, du qat à la fonction sociale et religieuse pour les musulmans,

…on y parle encore de Balthazar roi éthiopien, des corbeilles allongées parfumées d'encens pour attirer les abeilles, des grands vases symbolisant l'abondance, la fertilité, des coquillages symbolisant le vagin,

…on y montre des peintures religieuses aux couleurs fondamentales, le style des icônes avec fond souvent rouge et des visages foncés aux yeux noirs, l’influence par la suite de Byzance avec des visages clairs, la croix orthodoxe, l’influence de Jérusalem, du Caire, de Venise,

L'absence de 'héros’ sur les billets de banque,

‘No fucking without condoms’ écrit dans un hôtel, comme mesure pour lutter contre le sida, des affiches répandues dans le pays -un des plus touchés, les milieux urbains sont sensibilisés mais c’est difficile dans les campagnes paraît-il,

La présence de soldats devant les hôtels,

L'importance de saluer ‘comment ça va ?’ avant de poser une question,

Dans un journal, je lis, les manifestations d'étudiants en Egypte… à la TV, la transmission des funérailles du pape, qui sera le prochain le 18 avril ?

Vu d'avion, des paysages plutôt déboisés, mais je n’ai pas passé par les endroits plus verts au sud, plus loin on voit les chutes du Nil bleu,

Il y a des projets de nouvelles universités dans le pays,

La beauté des visages -cette fois-ci ceux des femmes aussi sont visibles,

Le magazine d'Ethiopian Airlines explique que le rastafarianisme, considère l'empereur Halie Selassié comme manifestation vivante de Jah, dieux omniscient et tout aimant, l'empereur avait promis 100 hectares à tout Noir revenant au pays...' la rédemption des Noirs devait venir d'un roi africain',

La frustration de ne pouvoir lire plus d’infos sur la culture et l'histoire,

L'article parlant du mariage, disant que le rouge pour le mariage est plus fréquent en Chine par ex, ou que le rouge repousse les mauvais esprits qui sont effrayés par cette couleur… le henné est utilisé par les hindous…en Malaisie l’épouse ne doit pas rire ni sourire pour marquer la modestie et la pureté…en Corée on échange des montres lors du mariage,

Un autre article parle des problèmes trans-culturels lors du business, il évoque la question de forme, la face à garder, l'anglais est souvent utilisé sous sa forme écrite -plus difficile que le vocabulaire oral, d'abord direct ou indirect….il faut d'abord bien se connaître, savoir ce qui pour soi est normal et pour l'autre… apprendre à connaître les faits -géographie, démographie, histoire, religion, éducation, économie, les attitudes, le comportement… puis savoir de l’autre quel est son rapport au temps -ponctualité, etc, son rapport à la vérité et l’honnêteté, son rapport aux relations, aux liens de parenté -statut de l'aîné, du senior, à la condition humaine -cf. le risque, a-t-on la liberté de choix ?... et finalement son rapport à la communication -directe ou indirecte ?......puis il faut connaître la perception qu'a l'autre de moi yc les perceptions négatives… puis il faut adapter l'anglais -l'informatif est dérivé du latin et le narratif du germanique, il faut utiliser des phrases simples, éviter les ‘put/take/get’ avec les ‘in/out/to/from’,

Un autre article évoque la ‘adugnoa dance community’ avec les enfants des rues, l'éducation pour lutter contre la spirale de la pauvreté,

Les huttes, les châles blancs des gens notamment lorsqu'ils se rendent à l'église,

Le rythme de la musique, différent en région tigréenne et amharique,

Les arbres eucalyptus australiens plantés pour reboiser mais ils ont l’inconvénient de consommer beaucoup d’eau,

Les produits venant notamment de Chine,

Les mouches innombrables, « l'odeur » de la pauvreté,

La savane, la poussière, la pauvreté, les bouts de tôles utilisées comme barrières, les maisons rondes ou carrées, parfois peintes, de la boue recouvrant des branches, ou des briques, ou parfois du ciment... des toits de chaume ou de tôle....les bouses de vache comme combustible,

Beaucoup de gens sympa et serviables,

Le calendrier aux 13 mois -12 de 30 jours, le reste dans le 13ème, l'année commence en septembre,

La question érythréenne, des ‘frères’ que séparent des problèmes politiques paraît-il,

Un article évoque la présence chinoise en Afrique, la Chine vend des armes malgré les ‘conseils’ des Européens, elle courtise l’Afrique pour les diamants, le pétrole, le platine, l'or etc, les matières premières sont ‘intéressantes’....pourquoi l'Afrique ne met-elle pas elle-même ses ressources en valeur ?

 

Bahar Dar

Les églises autour du lac Tana, rondes pour symboliser l'univers, à l'intérieur des murs carrés surmontés d'un cercle, le tout peint, la bible en BD, superbe, l'importance de Marie, St-Georges, la trinité représentée avec trois figures similaires à la barbe blanche....si un visage est de face, il est bon, si seul un œil visible, il est mauvais.... les livres faits de parchemin –peau de chèvre- également superbes....le mouvement balançant des prêtres pour marquer le ‘pushing et pulling’ du Christ lors de son arrestation… la vision créationniste de l'église orthodoxe (?),

L'ingera, à base de tef –céréale- fermenté, accompagnant les plats, une galette à l’allure d’éponge humide très digeste,

Les enfants portant eau, bouses, bois, paille, sur des kilomètres,

L’hôtel et le grand banian tree, calme au bord du lac, les rires des gens locaux lors du repas, les plantes en pots,

La cérémonie du café, des brindilles au sol.

 

Gondar

L'église Selassié -avec des étudiants en théologie, au plafond des anges, les peintures sur coton collé à l’enduit de boue mélangé à de la chaux et recouvrant les murs de pierre, les représentations du Christ, de Marie, des saints.... les longues litanies.... tout le monde debout s'appuyant sur les ‘prayer sticks’, les chapeaux des prêtres , les fidèles qui viennent à leur rencontre et embrassent la main, le livre,

Les parapluies protégeant du soleil,

Lu sur un panneau d'un bâtiment de justice : principal of ethical service = integrity, honesty, confidentiality, exercising legitimate authority, serving the public interest, impartiality, responsiveness, exercising clear leadership, respect the law,

Le château et l'influence maure, portugaise, indienne, il paraît qu'à l'époque –au 17ème siècle, la région était bien boisée, et ce jusqu’à tout récemment.... le symbole du triangle pour le paradis, le cercle pour l'univers, le carré pour la religion, le lion comme animal roi symbole du pouvoir et référence aussi au lion de Juda, les maisons rondes symbolisant la hutte de Moïse,

On travaille 7/7 jours, les patrons déclarent des salaires inférieurs pour ne pas payer de taxes,

Le rythme de vie est plus lent, il n’y a pas de stress pour le touriste que je suis,

Des élections sont prévues en mai, l'opposition serait soutenue par les Américains, les émigrés reviennent au pays et créent des business, L'orge est importé pour fabriquer la bière,

Les toubibs attablés au resto, le tej -alcool à base de miel,

Le représentant d'Ethiopian qui me dit qu'avec une boucle d'oreille, un homme a soit tué un lion soit il est un gigolo… je préfère l’enlever.

 

Lalibela

Les églises du 12ème siècle taillées dans le roc par le roi Lalibela, la croix de St-Georges -la fameuse église de la carte postale consacrée à l'Arche de Noé-, les orifices des murs aux formes symboliques -la croix surmontée d'un 'ventre enceint de Marie' pour montrer que le voleur repenti ira au paradis avec le Christ ....les hommes rentrent à gauche dans l'église, les femmes à droite, il faut éviter la tentation......le ‘pilier du futur’ recouvert de tissus, il paraît que l’Unesco (?) ne veut pas donner d'argent pour la restauration tant que les inscriptions du pilier n’auront pas été montrées,

Les huttes à 2 étages, le rez pour les animaux,

La pension simple aux murs bleus, les coqs, les pleurs, les litanies, les mouches, le marché et les sacs Usaid ‘not to be sold’ dont le contenu -soya, huile,etc.- est quand même vendu, le recyclage des boites en fer blanc pour fabriquer des 'réchauds'.

 

Axum

L’obélisque que l’Italie rendra tout bientôt après 68 ans passés à Rome, avec du retard puisque les T-shirts ont été imprimés il y a quelques années, la fête dans la rue et le cortège d'enfants, la course à pied, les agronomes qui prennent congé tôt pour se lever de bonne heure le lendemain, la messe commençant dès minuit et durant jusque vers 7-8h, après il fait trop chaud,

Les ânes, les chameaux...... sur l’obélisque la fausse porte sculptée, les fausses fenêtres de palais, les tombes où étaient enterrés le roi, la reine et le fils aîné s'il n’était pas roi, ainsi que le général pour les garder dans leur prochaine vie,

Le baby-foot, le billard,

Les jacaranda et le tapis de fleurs bleues violettes,

Les églises orientées est-ouest, un espace pour le chant et la danse, puis un autre pour la sainte communion, puis un ‘saint des saints’ avec une réplique de l’Arche de l’Alliance, la trinité avec Dieu au milieu, à sa droite le Christ, à sa gauche l'Esprit Saint,

La fatigue suite aux mauvaises nuits... l’angoisse, le dilemme du désir de continuer le voyage et la difficulté de le faire seul, le sentiment d'insécurité, je ne suis pas à l'aise,

Les vols domestiques où je me fais chahuter par les vents, je me dis que  cela pourrait être le dernier vol, je refuse cette éventualité -‘Dieu me protège’, mais les occupants des avions crashés n'ont-ils pas eu le même raisonnement ? Alors, qu'est-ce à dire lorsqu'on prie pour un vol sûr ? Etre prêt à des catastrophes et en même temps faire confiance, je ne sais pas comment.

 



Yémen, de Sanaa à Seyun

Publié le 2/02/2008 à 12:27, Yémen
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YEMEN 

 

Sanaa

Dans un journal local je lis, l'évocation de la liberté de la presse, moins bonne qu'avant mais meilleure que dans d'autres pays arabes paraît-il, la contrebande des antiquités, le problème de l'eau dans les Emirats et au Yémen, la lutte contre la désertification, la terre intoxiquée par les fertilisants alors que les hommes le sont par les insecticides dont on arrose les arbustes de qat,

Il y est aussi question de la justification de la burqa par comparaison entre la femme yéménite et la femme occidentale ‘multipliant les partenaires’, ou des touristes qui sont de retour, notamment les Allemands –la présence allemande dans la restauration à Shibam, un autre article cite le LP comme étant relativement objectif sur la description du pays parce qu’il est écrit que le Yémen n’est pas plus dangereux que Manhattan,

La vieille ville à l'ambiance magique, les ruelles pavées, propres, l'harmonie des maisons de pierre pour les premiers étages, les derniers construits avec des briques de terre, la décoration en stuc comme du sucre glace, un cintre par dessus les fenêtres aux vitraux d’alabastre ou de couleur -ce qui donne un jeu de lumières le jour à l'intérieur, la nuit à l'extérieur.... l'intérieur décoré de niches, peint à la chaux pour rafraîchir et éloigner les moustiques, la salle principale pour recevoir les invités, assis par terre sur des tapis et des repose-coude, les coussins, la natte pour manger,

La bonne nourriture, mais il manque le fameux miel,

Le Musée militaire et la grande collection d’armes,

Un peuple de guerriers, le ‘jembie’ -sorte de poignard porté en virgule à la ceinture comme un symbole phallique ?, la sorte de djellaba –sorte de 'sarong' et le veston ‘occidental’, le châle parfois noué en turban,

Le qat occupant le temps de la majorité de la population et mâché de l'après-midi jusqu’au soir, déformant les visages -on stocke tout dans une joue, parallèlement on fume et on boit de l'eau -parfois de la bière?, on dit que 30% de revenu est dépensé pour le qat, la consommation du qat est sociale, entre hommes ou moins fréquemment entre femmes, il y a un effet stimulant, parfois des vertiges, parfois aphrodisiaque mais le contrôle social est strict -pas d’écarts conjugaux sous peine de vendetta …tout le monde n’aime pas le qat, des jeunes m'ont dit qu’ils en avaient raz le bol de cette mentalité,

Des gens me disent vouloir vivre simplement, au jour le jour, qu’on peut vivre aussi heureux comme ça,

Les yeux pétillants de malice du petit vieux m’offrant le thé au marché,

De beaux visages, mais qu’en est-il des femmes ? Seuls les yeux sont à voir, tous semblent identiques, je me sens observé sans pouvoir mettre une identité sur ces 'ombres' noires....je monte dans un taxi sans m’apercevoir qu’à l’arrière sont assises deux femmes en noir, comme rendues invisibles, des prof d'arabe et d'anglais, sans signe distinctif qui me permettrait de les reconnaître, le survêtement noir leur est bien utile, disent-elles, pas de harcèlement et des déplacements libres,

Des femmes souvent en noir, couvertes sauf les yeux, le sharshaf (?) a été introduit par les femmes turques au 16ème puis au 19ème siècle, c’était considéré au départ comme ‘fashion’, de nos jours on entend que cela protège les femmes des hommes étrangers à leur famille....on voit parfois des couples main dans la main mais madame reste voilée, on voit les femmes se faire la bise au travers du voile, parfois seules les lunettes individualisent certaines femmes qui peuvent profiter de l'anonymat que leur confère l'apparence uniforme, j’ai lu qu’elles savent tout sur la vie de leurs époux qui en retour ne savent rien sur elles,

Visite d'un hammam à la turque, je me fais frotter, décaper sans douleur, et en ressors tout propre, mais à 08h du matin j'étais tout seul, les gens commencent à venir après....il paraît que le vendredi jour férié c'est 'noir de monde',

Paraît qu’un film sortira bientôt à Cannes....’new day in old Sanaa’, reprenant le thème 'classique' de 'l'autre amour' -imaginé ?- que celui qu’impose la tradition,

Les jus de fruits frais, des guirlandes de mangues, des 'chewing-gum' à la myrrhe, du halva,

Les Peugeot vieilles de 40 ans,

Le contraste entre old Sanaa presque médiévale –‘biblisch’ comme l’ont dit des touristes allemands- et la Haddah street avec les magasins, les supermarchés, même si modestes, aux produits chinois etc.,

L'hospitalité des gens, le repas partagé dans un magasin de produits telecom,

La voix au téléphone de l'agence Emirates, qui me dit que ce n'est pas le pied de vivre au Yémen, question job, corruption, clanisme, mentalités, etc.......la représentante de Ethiopian airlines me dit qu'elle n'a encore jamais mis les pieds dans old Sanaa.

 

Haraz mountains

L'excursion avec deux touristes sympa de Munich, de belles montagnes,

Le chauffeur a deux épouses -deux appartements dans une maison- qu'il dit aimer de manière égale, lors de check-point routiers il annonce 'trois touristes allemands' et le soldat de griffonner qqch sur un bout de papier chiffonné,

L'appendice mural d’une maison percé laissant circuler de l'air et considéré dans le temps comme lieu de stockage au frais,

Les  cultures en terrasses pour le qat, le café, le blé, peut-être le paradis lorsque tout est vert après la pluie,

Les villages sont perchés sur les rochers pour économiser le sol cultivé et pour se protéger des attaques, la pierre rocheuse ou basaltique donne une grande harmonie, le ciel bleu comme arrière-fond, un superbe panorama,

Mais le tourisme laisse ses traces, 'pen, money, etc....' et les compagnons de voyage de distribuer des stylos par dizaines aux enfants,

Dans les champs des femmes travaillent, pas toutes voilées, et portent des robes colorées,

Les déchets dans les rues de certains villages, le Yémen y est aussi confronté,

Les touristes belges qui évoquent les nuits sous tente dans le désert, les possibilités de trekking dans les Haraz,

La visite de l'école en dehors des cours -le taux d’alphabétisation est d’à peine plus de 50%- a été construite avec l'aide des Américains, ce qui est plus ou moins apprécié, le prof d'anglais parle cette langue de manière à peine compréhensible, les jeunes ont comme cours la chimie, la biologie, la géographie –on voit une carte de la Palestine en classe, la physique, le Coran, l'arabe, l'histoire, les maths, l'anglais,

Un des touristes allemands, médecin, pense que les Philippins sont parmi les plus heureux du monde parce qu’ils ne cessent de rire,

Il paraît que l'île Sucotra est bien différente et superbe,

Je lis, la société yéménite est stratifiée, un peu comme des castes, la femme a le droit de prendre un amant en cas de longue absence du mari,

Sitôt après la naissance d'un fils –s’il y a une fille née avant, on attend que vienne au monde un garçon- les parents se font appeler non plus Mohammed ou Leila mais 'père/mère de X’,

L'encens et la myrrhe, des gommes résineuses, le café,

Les danses viriles à l’hôtel à Mukkalah avec chants, rythmes 2-1 -ou 1-2-3 ?- j’ai de la peine à le déterminer, les jeux d'adresse comme l’oeuf à 'souffler' dans un autre verre, etc,

L'article évoquant le langage gestuel chez les arabes, l'importance de la poésie, qadad (?),

Il paraît qu'en Syrie -et dans d'autres pays arabes, les femmes ne portent de loin pas toutes le voile, mais il y aurait eu un virage conservateur ces dernières années,

Dans les hôtels ce sont les hommes qui occupent les jobs en contact avec les touristes, le reste est fait ‘dans l’ombre’ par les femmes,

Le voile....voir sans être vu......protection ? voyeurisme ? liberté de l'anonymat ? Je m’interroge, les femmes sont-elles considérées comme menaçantes ? On leur ôte tout potentiel de séduction, les hommes pourraient-ils avoir un comportement bestial ? Aveu de faiblesse sublimé par la responsabilisation au travers du code d'honneur… tout changement passerait-t-il donc par la modification du comportement ou des schémas cognitifs masculins ? Je souhaiterais pouvoir parler l'arabe pour mieux comprendre,

On dit que le voile n'est pas obligatoire selon la loi, c'est une question se réglant au niveau de la famille....des jeunes m'ont dit qu'ils préféreraient voir les femmes non voilées.. voir une girl-friend se fait forcément à l'insu des parents et des autres susceptibles de les reconnaître,

Dans un illustré, il y a un article sur la ministre des Droits de l’Humain du Yémen, une battante, qui apparaît non voilée –ce qui lui a été reproché, et qui ‘souhaite changer la société patriarcale médiévale',

Il paraît que les femmes ont leur propre langue pour ne pas se faire comprendre des hommes,

On se marie le jeudi ou le vendredi,

Je lis qu'à Beyrouth il y a une chaîne News TV avec un show présenté par une femme sufi qui dit, en parlant des religions, 'we all have the same water, but drink from different cups',

 

Tarim/Mukkalah

Les 'palais' souvent laissés au quasi abandon, un style hétéroclite empruntant aux îles d'Asie et à l’Afrique,

A Mukallah, le port pour toute la vallée, il y fait très chaud, on est dans le sud, la couleur de la peau fait plus penser à l’Afrique ou à l'Inde, on porte le sarong, pas de jembie, de chemise ou de foulard, mais le qat est toujours là,

Dans les restaurants, les repas sont pris par terre, la nourriture dans un 'écuelle' est posée sur une natte.

 

Shibam

Dans la vallée de l'Hadramout, il y aurait eu une influence soufi -notamment anti-guerre, des liens avec l'Arabie, c’est une vallée oasis fortement cultivée,

La présence allemande -l'économie, la coopération avec des hôpitaux, la restauration des immeubles,

Une très belle 'ville' de 5000 habitants, la Manhattan arabe, tout en briques de limon -tout est poussière et retourne à la poussière- des bâtisses parfois colorées en jaune pastel ou blanchies à la chaux,

Des portes en bois -avec 'barres' transversales- alors qu'ailleurs ce sont plutôt des portes métalliques bleues, des maisons presque collées les unes aux autres, chaque étage a son affectation, un étage pour les femmes, un pour les hommes appelé mafraj -qui veut dire paraît-il chasser le chagrin et l’anxiété,

Dans le passé il y avait un rideau dans les chambres à coucher, il paraît que de nos jours ce n'est plus le cas mais on conserve la séparation des sexes, notamment lorsqu'on reçoit les étrangers,

Pas un chat se hasarde au dehors lors des chaleurs de l'après-midi, pas une goutte d'eau vendue, pas un restaurant ouvert, mais en fin de journée les enfants jouent dans la poussière, garçons et filles séparés,

L'impression d'une ville-musée, conservée pour les touristes -quelques rares magasins, ‘ovaltine’, la photo du président et de son fils, des boutiques de souvenirs avec notamment de beaux coffres...une maison a été transformée en musée, un bel usage du bois sculpté pour les fenêtres, les arcades ‘musulmanes’, les volets internes, les piliers, les portes,

Pour le café, aromatisé au miel, du gingembre et de la cardamome, il y a une vaisselle spéciale....mais par la suite, les gens ont préféré le thé.... pour le qat comme pour le café (?), les imams semblaient initialement opposés mais les gens l’ont quand même consommé,

Devant la ville, la grande esplanade sableuse, des enfants....un groupe de femmes la traverse, toutes habillées de noir, voilées,

Faut-il donner de l'argent à un enfant qui t'accompagne dans la visite du musée 'parce qu'il t'a montré le chemin' ? Faut-il donner des stylos à ceux qui les réclament ?

 

Seyun

Le mausolée en forme d'oeuf blanchi à la chaux,

Je vois un reportage sur le Pape, c'est le 1er avril, est-il décédé ?,

Dans l’hôtel, il est écrit 'arms are to be handed to the reception hotel, no arms allowed inside the hotel',

Dans le taxi, un homme me dit 'les femmes sont des roses, il faut les protéger'....il me dit aussi qu'on ne vit qu'une fois, que c'est le moment ou jamais d'avoir des enfants, ‘au travail’ dirait Woody,

Depuis la voiture, je vois quatre femmes vêtues de noir, un chapeau pointu en paille sur la tête, assises sur deux charrettes tirées par des bœufs (?).

Sur le chemin vers Sanaa, un impressionnant désert, tantôt caillouteux, tantôt sableux....des chameaux beiges ou 'bronzés' , des mirages qui font voir les monticules rocheux comme des îles pierreuses flottant sur l'eau, un vent souffle le sable dans le visage, l'air est sec, des vêtements amples font l'affaire avec cette chaleur, un futah plutôt que les pantalons,

A Marib où on s’arrête pour manger, on voit plus qu'ailleurs des gens -dont des bédouins paraît-il, leur kalashnikov en bandoulière.... le long de la route il y a une grande quantité de sacs en plastique, ayant contenu auparavant pour la plupart du qat....une quantité de check-points militaires aussi, des bouts de pneus éclatés le long de la route.... plus loin le 'empty quarter' désertique partagé entre le Yemen et l'Arabie Séoudite – depuis l'avion comme des ‘vagues’, et de près des ‘vaguelettes sur les vagues’,

L'ambiance agréable hormis quelques arnaques, un pays qui vaut vraiment la peine d'être visité,

 

Serait à voir aussi Suqotra qui paraît-il est l'objet de projets mégalos de pays arabes, à voir Shahrjah bridge, les temples et le barrage de Marib, le trek dans les montagnes après la saison des pluies, à voir encore Aden décrit comme 'free country' peut-être en raison du passé socialiste qui a donné plus de liberté aux femmes, on dit que ce n’est pas la même mentalité, un article signale qu'un certain Arthur Rambo (sic) y aurait passé, là-bas

Le Yémen, je songe aux minarets dans les villages, parfois juste une tour, comme pour une église, aux 'boites' en bois sortant des murs et au quadrillage fin permettant de voir sans être vu depuis la rue, aux femmes voilées, vêtues de noir et faisant leurs emplettes au souk, souvent par deux ou trois, aux  jardins cultivés dans la vieille ville de Sanaa, aux muezzin clamant leur appel à la prière tôt le matin ou le soir, au chant du malvoyant dans les escaliers du passage souterrain, à la poudre de lessive utilisée comme savon, aux cassettes musicales où le chanteur est habillé à l'arabe, au vendredi férié -ce n’était pas le cas au Pakistan ou en Ouzbékistan, aux habits traditionnels avec jembie interdits pendant le travail, aux vignes près de Marib,

Je me demande ce que pensent les femmes du qat mâché par les hommes tout l'après-midi, esthétique ?, une habitude ?…Et qu'en est-il de l’intimité conjugale pour un couple yéménite traditionnel ou moderne ?

Je me demande aussi si les femmes yéménites sont belles, je n'en ai vu que très peu, de ne voir que des yeux m'a irrité, après tout il y en a bien qui m'ont suivi du regard et je n’ai pu en faire autant, elles observent, le voile protège-t-il les femmes du jeu de la séduction ? Sans voile, quid du désir des autres et du leur ?

 

Retour à Dubaï avant de m'envoler sur Addis.... les Arabes ont leur djellaba claire, les autres sont habillés à l'occidentale......le staff dans l'avion Emirates est international, comme à l'aéroport... il y a des magazines évoquant des projets de trains, des initiatives économiques, ça bouge ici, l'Europe vue d'ici me semble fatiguée et sans projets, avons-nous vraiment tout ? N'y a-t-il plus rien à créer ?....Dans le magazine d'Emirates, un article sur le mouvement de sécession....le foisonnement intellectuel d'artistes venant de toutes parts d'un empire rigidifié ( ?),

Même en parcourant quelques coins du monde, je me rends compte que ma vision n'en reste que très très partielle....plus je découvre, plus je constate que le monde géographique, politique, sociologique, intellectuel, artistique, etc., est vraiment trop grand,

Séjourner dans un pays ressemble rarement aux cartes postales qu’on envoie…il ne faut pas oublier de considérer les facteurs tels que le climat, la période de la journée conférant la meilleure lumière, les pluies ou la sécheresse, la saison des fruits etc.

 



Emirats arabes unis, de Dubaï à Sharjah

Publié le 2/02/2008 à 12:26, Emirats arabes unis
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EMIRATS ARABES UNIS 

 

Dubaï

Depuis l'avion, le désert, des ‘carrés’ -parfois des maisons aux hauts murs pour protéger des regards extérieurs- et de la verdure, fruit d’un arrosage artificiel,

A mon arrivée, l'angoisse de ne pas trouver une chambre d’hôtel, l'aide précieuse d'un commerçant égyptien avec qui je partage la chambre, il dit peser 155 kg, les hôtels sont très chers, c'est plutôt propre, les voitures luxueuses sont en nombre yc les Mercedes, BMW et les 4x4,

Beaucoup d'Indiens et de Pakistanais, qui cohabitent sans trop de problèmes, une main d’œuvre souvent exploitée -les chauffeurs de taxi travaillent tous les jours, 12-15h par jour pour environ 30.- par jour......si l'Inde avait autant de pétrodollars, aurait-elle le même visage que les Emirats ?,

Les timbres produits en Suisse,

Les bus sont peu fréquents et font des détours, il faut vraiment avoir une voiture ici, les nationaux -20% de la population- en ont une, et les Indiens et Pakistanais n'ont qu'à ‘faire avec’, ils ont des bus pour les mener au travail,

La flèche dans la chambre d’hôtel au plafond indiquant la direction de la Mecque,

La plage de sable blanc, l'eau bleue verte, la grâce des grands édifices buildings comme le Burj-al-Arab -qui phonétiquement porte bien son nom, luxe calme et volupté sauf le vent....le complexe 'palm tree’ construit sur l'eau, deux millions de dollars l'habitation, la majorité des clients sont Anglais et Allemands, me dit-on,

Les vins servis dans les vols internationaux d’Emirates airlines, le porc qui paraît-il se vend ‘derrière les rideaux’ des supermarchés,

Les parfums des gens qui passent, principalement le fait d'hommes -pas étonnant puisqu'ils sont en 'surnombre' dans les rues,

La chaîne française Carrefour bien implantée, les marques de montres suisses, etc.,

Le Musée de la ville intéressant, on y montre l’héritage bédouin comme celui des pêcheurs récoltant les huîtres pour leurs perles, les clans, les sabres courbes ciselés

... la vidéo d’une danse d’hommes alignés avec 'génuflexion' et le cercle dessiné avec leur sabre

… le lit surélevé sculpté, l'importance du chameau -qui 'sent' la présence de l'eau à 2 km, le désert habité d'animaux

… le statut de la femme bédouine moins confinée 'à l'intérieur' et ayant plus accès à 'l'espace public',

Pour désaliniser l'eau on la fait évaporer –avec la chaleur de la centrale thermique- à 90 degrés, puis on rajoute de la pierre à chaux et de la chlorine puis à nouveau une faible quantité d'eau salée,

Dans le musée, je croise des touristes roumains, iraniens, libanais, suisse allemands, français,

 

Sharjah

Côté culture, frustration en voyant le Musée d'art fermé pour préparation de la biennale dont le thème est ‘home, identity, belonging’,

Je vois les ‘wind towers’ et les 'parois' sculptées, les thalers de Marie-Thérèse d’Autriche utilisés pendant deux siècles au Proche et Moyen-Orient –pour leur teneur en argent et leur qualité, le nom de thaler a donné le mot 'dollar',

La réputation des Emirats comme plutôt safe, un contrôle social lié à la religion et à la culture ?,

Le Musée islamique, les rosaires -'ultimate symbol of male bonding'- sont une tradition venant de l'Inde –des bouddhistes notamment, dans le musée il est dit que cette pratique n'est pas conseillée aux musulmans

..... on y voit encore une copie de la pierre noire de la Kaba, sa forme ovoïde et creuse quelque peu suggestive,

Beaucoup de femmes sont couvertes d'une 'robe' noire –et dessous des habits plus colorés et plus occidentaux, parfois avec burqa,

Je n'aurai pas vu les régions rurales, Hatta, etc.,

Dans l'avion vers Sanaa, je lis un journal, tel article est écrit depuis 'occupied Jerusalem', tel autre cite Malte et les Philippines comme les seuls pays où le divorce est interdit, tel autre le fait que les loyers augmentent aux Emirats, ce dont souffrent les travailleurs étrangers -mal considérés et peu défendus,

Je voyage et oublie à mesure, rien ne semble arrêter la chute des grains dans le sablier.

 

 



Ouzbékistan, de Tachkent à Samarkand

Publié le 2/02/2008 à 12:24, Ouzbékistan
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OUZBEKISTAN

 

Tachkent

Je serai le seul passager à ne pas être en transit depuis Amritsar,

A l'arrivée, c'est plutôt l'hiver, les arbres sont nus....quelles émotions aurais-je en débarquant si c’était le printemps ?,

Gulnara du B&B est comme une babushka, la chambre est clame et la tapisserie fleurie....le sentiment d'être un peu comme chez soi, d’autres repères culturels que l'Inde, on est presque en Russie ici,

Le marché avec viandes, saucisses, boulettes de fromage dur, œufs, vêtements brodés, longues robes, foulards, chaussures chinoises, articles -alimentaires etc.- turcs ou moldaves, etc... les caractères cyrilliques, utilisés pour le russe et les caractères romains pour l'ouzbek,

Le Musée d'histoire ou l'ode patriotique, comme pour le Musée Amir Temur, le président est en bonne vue, même la lutte contre le terrorisme y est vantée,

Les 'militsia' partout dans les rues, elle ne m’a jamais importuné, peut-être parce que je passais pour un russe ?,

Plutôt réservés les gens....'trop d'espace' entre eux ?,

Les couleurs ternes des habits en comparaison avec l'Inde et ses saris colorés,

Les riches sont soit les businessmen soit la nomenklatura qui dans le passé et maintenant encore continue à s’en mettre plein les poches lors de contrats, encaissant les bakchich des gens souhaitant obtenir des faveurs ou éviter la prison etc.,

Le 8 mars férié, journée de la femme,

Les larges avenues quasi désertes, une circulation peu importante et un respect des règles de trafic -ça fait bizarre après l'Inde, les arbres nus et le ciel gris, les immeubles -parfois peints couleurs pastels, sans volets et sans pots de fleurs, une ambiance presque déprimante,

Les maisons aux murs hauts avec une cour intérieure et des arbres, celles en briques, parfois peintes, les toits en tôle,

Quasi pas de moustache chez les hommes, quant aux femmes on voit des fausses blondes ou rousses –voire rouges,

Les voitures Daewoo, la banque Uz-Daewoo, les nombreuses joint-ventures,

Les chaussures pointues portées par les deux sexes, les longs manteaux, les dents recouvertes d'or,

La compote d'abricot, le très bon thé vert,

La musique 'orientale' faisant penser à la musique turque ( ?),

La petite vieille aux doigts déformés qui pleure en recevant la menue monnaie,

Les enfants 'pourris' par le tourisme, qui demandent des stylos, des bonbons etc.,

Le théâtre d'avant-garde, le personnel semble principalement russophone, on y joue des pièces d'auteurs russes, paraît-il revisitées,

Les centres internet où l'on te cause surtout en russe, une musique de fond russe ou western,

Les gens qui ne savent pas lire une carte ou l'alphabet romain, ou qui ne savent pas dans quelle rue ils se trouvent,....quand je suis stressé, quand j’ai à acheter un billet avion, je peine à accepter que les gens ne puissent me renseigner,

Je me fais passer, deux jeunes filles russes à mes bras, pour un envoyé du consulat suisse pour entrer à l'inauguration d’une exposition dans la galerie d'art de la banque nationale… le lendemain, je visite quatre studios d'art, y sont présents quelques ex-pat et des russophones, ‘sorry, just look, not buy’,

La présence des Coréens, lors de la guerre avec les Japonais, Staline a fait déporter tous les Coréens en Ouzbékistan pour éviter de les confondre avec les Japonais....aujourd'hui, les gens cherchent du travail aussi en Corée, sans parler des pays du Golfe, des USA, etc.,

Les pains ronds, Nestlé en bouteille, en lait, etc.,

Les variations de température durant la journée,

Au fil des jours, le printemps pointe le bout de son nez, les arbres sont en fleurs c'est beau à voir.

 

Nukus

Les roues de l'avion à hélice roulant sur le tarmac, la paroi chauffante de l'avion dépourvu de mesures de sécurité -masques oxygène, gilet de sauvetage, etc, l’hôtesse qui me fait de la causette et me donne le formulaire d’évaluation du vol à remplir juste après l'envol,

Une ville fantomatique, glacée, le plastic recouvrant les fenêtres,

A ses portes, la mer d'Aral que je n’ai pas visitée et qui rétrécit à cause notamment de la culture du coton,

Les grandes et longues canalisations d'eau chaude et de gaz ( ?) à ciel ouvert, ‘type soviétique’, en zigzag,

Le Musée Savistsky, les services onéreux du guide, 'Aral pieta', des tableaux au style expressionniste, la porte basse de la yourte afin que tout visiteur s'incline avant d'entrer, les bijoux kazakhs plats,

Près de la grande place, dans le froid, la danseuse qui accueille les gens alors que se prépare le mariage,

Le trafic d'essence depuis le Turkménistan, il paraît que le Turkménistan et le Kazakhstan sont riches maintenant avec le pétrole, les gens auraient le goût pour les belles voitures, les belles maisons etc.

 

Khiva

La soirée chez le propriétaire -qui possède trois maisons- de la guesthouse, les hommes mangent à part, et trois femmes ‘pour leur plaisir’ jouent de la musique et chantent, la troisième danse et 'allume' les hommes qui lui versent de la vodka production ouzbek, on a beau être musulman, on ne refuse pas l'alcool, c’est une tout autre ambiance qu'au Pakistan… on me demande si ‘je ne veux pas’, jeu ou réelle 'invitation' ? Pendant ce temps, des femmes préparent le sumalak -à base de céréales- qui doit cuire pendant 24 heures pour s’épaissir, le lendemain j’arrive trop tard, il aurait fallu passer à 6 h du mat au lieu de 11h,

Une ville peu animée –c’est la basse saison, le ciel est gris, les couleurs de la carte postale sont ternes,

Le joli mausolée Pahlavon Mohammed –poète, philosophe, lutteur, les matrones venant se recueillir, l'odeur de salami, les faïences bleues humides de la tombe, les fidèles prient et partagent le pain et d'autres offrandes,

La fabrique de coton et son matériel des années 60-70,

Lors du p’tit déj’, la discussion avec Pierrette, grande voyageuse devant l'Eternel, qui me dit qu'il faut savoir s'arrêter, ne pas aller partout, que les rencontres viennent d’elles-mêmes –elle a croisé l’équipe Cousteau, elle me parle des amandiers en fleurs en février au Maroc, des routes construites par les femmes et les enfants en Birmanie, du retrait de l’Unesco de Bagan, du serein Ladakh, des églises d’Arménie, de la Grèce où elle retourne chaque année pour se ressourcer -faut pas aller bien loin pour ça-, de sa peur de l’intégrisme dont elle a vu la montée en Egypte, des sympathiques rencontres en Chine,

Intéressant de comparer les expériences, l'image d'un pays peut beaucoup changer, difficile de rester prudent et de ne pas dire 'tel pays est comme ça',

Le voyage calme-t-il l'envie de voyager ?....oui et non....je discerne ce qui me plaît et peux différer certains projets…vœu pieux ou la réalité ?

Les magasins peu achalandés, parfois pleins de bonbons, de biscuits, de sachets de shampooing, de poudre à lessive vendue par tasse, à la soviétique, la pauvreté d'un pays qui a pourtant du gaz, de l'or, et des sites touristiques que convoiterait le Tadjikistan -à Boukhara, les gens parlent tadjik,

Les maisons de brique, aux murs couverts de torchis et peints, les toits de tôle,

Les Ladas et les Daewoo slalomant entre les nids de poule à 120 km/h,

Le désert broussailleux, la pluie et la boue, le ‘restoroute’ et la table basse pour manger, on passe les mains sur le visage après le repas et souvent pendant le trajet – pour remercier, pour demander la bénédiction de Allah, les passagers du 'taxi' rouspètent contre leur président jugé peu démocratique, il y a des barrages routiers et les militsia demandent des bakchich pour passer.

 

Boukhara

Les canalisations d'eau en rénovation, des trous partout, les conduites de gaz passant à deux mètres au-dessus du sol et longeant les murs,

Le hammam où je ne vois personne hormis un touriste -un Genevois, ce n’est pas drôle, je repars aussitôt,

Les tonneaux contenant des légumes vinaigrés, au marché les bananes sont un luxe, il y a du sumalak,

Les vieux, chapan de 'velours' matelassé, chapeau, cartes à la main, assis sur un 'plateau' avec table basse, et buvant leur tchai,

La discussion avec le jeune 'mégalo', désinséré et désabusé,

La maison du premier président communiste, l'alabastre laissant passer l'air frais durant l'été, les caftans exposés, les photos montrant des femmes avec burqua avant les années 30....sans la colonisation russe que serait aujourd'hui le pays, une grande région ‘à l'afghane’ ?,

Les belles coupoles bleues vertes de la medressa -une des nombreuses de la ville, la façade aux catelles, tel un décor de cinéma, derrière les briques nues… les arcades décorées chacune différemment -ou presque, la simplicité des décorations en briques du minaret kalon et du petit mausolée,

Le centre de photographie, un petit bol d'air culturel,

La confiture de griottes, le bol à thé sans anse,

L'ambiance de ‘beautiful but dead old city’, en plus on est hors saison,

Pendant le trajet vers Samarkand, les nids de poule, la pluie, la question ‘d’où êtes-vous ?...de Suisse…ah les banques’, sans parler des classiques questions -mariage, enfants, profession, salaire, etc., parfois je m’évite des questions et m’invente une autre identité.

 

Samarkand

Enfin une ville, un peu d'animation,

La chambre dans une guesthouse où je suis tout seul, avec le ciel gris, j’ai le ‘blues’, puis le soir un repas partagé avec les hôtes, ouf je me sens mieux,

Avec un guide russe ayant grandi ici et qui parle un anglais compréhensible, la visite du très beau Registan, les coupoles aux 'nervures' suggestives, les minarets penchant en raison du poids trop grand des iwan et parfois des travaux de redressement insuffisants,

Les medressas avec des tigres, des étoiles -astronomie, un visage dans un soleil symbole zoroastrien, des édifices historiques privés de vie, les cellules de la medressa occupées par des boutiques, des cartes postales chères, comment était-ce à l'époque où il y avait de nombreux étudiants ?...et voilà que je croise pour la troisième le même groupe de touristes français,

On rénove de manière fantaisiste les tombeaux de Shar-I-Zindah, mais l’harmonie des plafonds bleu, blanc, vert, violet (?) est belle, des pourtours de fenêtres, des murs..la forme des briques en verre convexe avec croisement de 2 lignes, les symboles zoroastriens pour bien/mal et terrestre/céleste -il faut un équilibre,

Comme pour tous les sites, le ‘passé’ a été modifié à plusieurs reprises, ce qui fait rêver aujourd'hui ne correspond pas à ce que le touriste 'romantique' pouvait voir il y a cent ans,

Et derrière tout revêtement de faïence, il y a toujours 'la même chose', de simples briques,

Il y a un courant 'nationaliste' dans le pays, ceux qui ont profité des avantages du régime à la soviet clament aujourd’hui leur ‘antirussisme’, dit le guide,

Les portes des maisons sont souvent sculptées car la porte est 'le visage' de la maison, même les pauvres y mettent du soin paraît-il,

Les Internet café où les jeunes chantent sur des sites russes ou jouent aux classiques jeux vidéos,

Les magasins peu achalandés, sauf peut-être pour les bouteilles, L’éclairage parcimonieux dans les rues et ailleurs,

Le cholestérol sans doute au plafond avec trois oeufs par jour... ce n'est pas encore la saison des fruits, abricots, cerises, etc.,

La soie, le long des routes, beaucoup de mûriers n'ont encore que les branches, les feuilles nourriront les vers,

Dans chaque bled ou ville, un parc d’amusement avec la roue et les balançoires à l'ancienne,

Le cinéma avec des films que je ne comprends pas, des 'love story' série B, j’y reste seulement dix minutes,

Les nombreux travailleurs qui vont au Kazakhstan ou en Corée pour gagner 1200 $ par mois, ce qui équivaut au salaire annuel en Ouzbékistan,

Les prairies vertes, avec moutons et chèvres, vaches, après les pluies de printemps, les maisons aux toits à quatre côtés, de couleurs bleu pâle, gris, vert, jaune pâle, je me crois en Roumanie,

Le geste de passer les mains sur le visage, geste de prière que font souvent les gens en voiture en passant à côté d'un cimetière, ou avant et après manger, en le faisant ils disent 'Amin',

Comme à Boukhara, à Samarkand les gens parlent principalement tadjik, il paraît que les gens ne souhaiteraient cependant pas 'retourner' au Tadjikistan car ce pays est bien plus pauvre,

La visite, par l'intermédiaire du fils du proprio de la guesthouse, de son école, des photos des élèves méritants, la préparation de Navruz -poèmes, etc, des classes où l'enseignement se fait en ouzbek ou en russe, apprendre le russe semble être encore un avantage,

Les téléphones vieillots et hyperchers,

Les nombreux pare-brises fendus en Ouzbékistan, trop chère la réparation,

Nestlé, Coca, Colgate monopolisant le marché,

Une expérience ouzbek globalement reposante, peu de trafic, les hôtes des guesthouses plutôt welcome et où l'on ‘régresse’, le riz au lait, les œufs, le yoghourt, le pain, la compote d'abricots, le thé vert, après l’Inde je souffle un peu,

 

 

Tachkent (suite)

Les angoisses à propos de l'impossibilité de réserver un vol partant depuis l'Inde, selon une agence privée, 'yes, it is possible', me répond-on à l'office d’Ouzbékistan airways, et l’esprit s’allège,

'Bloha', ‘mauvais’ en russe, disent les chauffeurs de taxi commentant la situation du pays, notamment le problème de chômage,

Quelques beaux visages, ...‘I call this number for you…Yes, thank you’, ah quels yeux !,

Les confettis de pétales des arbres en fleurs, le printemps est beau partout,

Ici on travaille 6 jours sur 7, yc les étudiants et écoliers,

Pas un seul journal en anglais ni de programme culturel, je ne vois quasi personne lire un journal ou un livre,

Je n'entends pas de muezzin, une autre ambiance qu'au Pakistan,

Les oiseaux chantent le matin du Navruz –l’équinoxe du printemps ensoleillé, les arbres fruitiers dans la cour sont protégés du froid et du vent -abricotiers, cerisiers, figuiers, kaki,

La fête du Navruz, sur certaines places on chante en play-back, on danse en bougeant les épaules, les bras occupant l'espace, les talons frappant le sol, avec rotation du corps vers la droite et la gauche, un rythme binaire entraînant, une ambiance sympathique, il y a un jeune artiste peintre et enseignant, un autre comédien acteur de cinéma… si seulement je parlais russe ou ouzbek pour communiquer,

Les ballons colorés et brillants, groupés et se 'trémoussant' au vent....tels des seins de danseuses,

J'aurai beaucoup entendu parler russe en Ouzbékistan, surtout à Tachkent, il paraît cependant que beaucoup de Russes ont quitté le pays après l’Indépendance,

L'église orthodoxe vue depuis le taxi, dans un quartier qui semble plus huppé, avec un centre sportif en apparence moderne, mais pas d'eau dans la piscine car la belle saison commence en mai,

Le vieux hammam de quartier,

Les ladas et autres voitures russes, à côté des japonaises et des coréennes,

Les arbres fruitiers en 'tige' vendus au marché, les coupoles du marché, les boulettes de fromage sec,

Les parfums, plus le fait de jeunes hommes que de femmes,

Les vieilles femmes pauvres assises par terre en quête de sous,

Les belles jeunes femmes, en pantalons moulant, se promenant dans le parc un beau jour de printemps,

Les pâtisseries du genre ‘forêt noire’ hyper crémeuses, les biscuits vendus au kg, les yoghourts fabriqués en Russie et vendus à prix européen, le grand magasin turc où j’achète des chaussures plutôt chères sans hésiter longtemps … certains magasins ressemblent à nos grands magasins, contrastant par les prix et les vêtements/objets vendus avec les  classiques 'GUM' où les produits viennent de Turquie, Russie, Chine, étalés simplement, avec des escalators hors service, et des WC degueu,

La bureaucratie de la compagnie aérienne nationale, je suis prêt à payer 10$ pour le changement de date, et pas 25$, un dialogue de sourds, je dois voir ça à l'aéroport, me dit-on finalement, là-bas on ne me demandera rien,

Les traits ‘ouzbekistanisés’ du visage de Timur......l'ethnologue russe qui avait jeté un œil dans sa tombe lui trouvait plutôt des traits mongols, il l’a fait la veille de l'invasion allemande en Russie et sur la dite tombe est écrit que 'celui qui ouvre la tombe devra affronter un grand malheur',

Le riz ‘plov’,

Les motifs 'hallucinogènes' des tissus et des couvertures,

Le nombre important de russophones et de Russes, des blondes et des 'rouges' aussi,

Le Musée des arts appliqués de Tachkent situé dans une belle maison,

La TV avec laquelle mangent aussi les familles,

La profondeur du mur de la billetterie au Navoi opera-ballet.

Pour 'visiter' un pays, il faudrait lui consacrer un an, y passer toutes les saisons… je ne saurai pas ce que veut dire pour les ouzbeks la chaleur étouffante de l'été, les froids rudes des hivers,

Je suis dans tel endroit, dans un ici et un maintenant et dans le même temps je ‘dois’ songer à la suite, la préparer un peu, je me fais du souci pour ceci ou cela, les billets d'avion, tenir un budget et un timing, et constater que cela ne marche pas toujours....but what is really important ?,

Les offices de tourisme oublient parfois que les premières impressions comptent beaucoup.

 



Inde, Amritsar, stop-over

Publié le 2/02/2008 à 12:23, Inde
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INDE (suite) 

 

Amritsar (suite)

Retour en Inde....welcome to the ‘pak cricket fans’ qui font le trajet depuis Lahore en bus, lit-on à la frontière,

Mais avant d'être en Ouzbékistan, dernière nuit en Inde, à Amritsar, nuit calme et agréable -enfin! pour 20.- Frs la nuit, tout semble plus agréable à l’œil et la ville, côté 'cité moderne' est plus tranquille,

Je quitte l'Inde, les beaux visages basanés, les bijoux – les femmes comme les hommes, le Pakistan et son salut la main sur le cœur –qu’on retrouve en Asie centrale,

De beaux pays mais qu'il faut visiter avec un certain confort pour éviter moult désagréments…d’autres conditions donc d’autres souvenirs et d’autres images d'un pays, on n’est pas à l’abri des à priori,

En commandant le billet pour Tachkent, à l'agence Uzbekistan airlines d’Amritsar....passeport, place of issue , l’employée note ‘Swaziland’,

Dans l'avion -je me dis que les sièges des avions ne sont jamais rouges- le magazine parle de la chanteuse Mazarkhan, de l'ensemble Kaboul, de Yalla....parmi les passagers, de nombreux turbans, des Sikhs utilisant Tachkent comme transit,

 

 


Pakistan, de Lahore à Peshawar

Publié le 2/02/2008 à 12:22, Pakistan
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PAKISTAN 

 

Lahore

Je dois laisser à la frontière indienne des magazines que le Pakistan jugerait trop 'politiques' -dans les faits je n’ai pas été contrôlé du tout- et que l'on peut de toute manière trouver sur Internet,

Le change au noir se fait en plein jour, dans la rue, sitôt la frontière franchie,

L'ambiance ‘musulmane', les appels à la prière, les signes distinctifs -vêtements, couvre-chef, barbe, etc.- marquant l’identité culturelle du pays,

Des gens au visage indien ou 'perse' se mélangent....ce n'est pas l'Inde,

‘Musharraf joue un rôle ambigu mais il défend nos intérêts’....me dit-on en anglais –y a-t-il un biais puisque sont anglophones les gens 'éduqués' ayant peut-être d'autres opinions que le 'peuple' ?…’les politiciens sont tous pourris’, ’les promesses n'ont pas été tenues’, ’il faut se méfier de l'Inde qui veut nous écraser’, parmi les opinions qu’on me donne,

Parallèlement, les matches de cricket prévus en Inde sont bien vus, il me semble que la méconnaissance entre ces deux peuples est énorme, les Etats manipuleraient-ils leur opinion publique ?

Les camions aux dessins vifs et hauts en couleur, le bruit infernal des tuk-tuk et autres véhicules qui laissent échapper leurs gaz gris-bleu -'ce n'est pas un problème, on est habitué', me dit-on, pour moi une pollution terrible,

La guesthouse tenu par Malek, au visage de 'Charlie Chaplin', un proprio sympa, humain et plein de bon sens, un père pour nombre de backpackers esseulés, j’y croise un écrivain voyageur coréen, des Japonaises apprenant l'urdu,

Le sentiment que l'ambiance est moins pesante qu'en Inde en considérant ‘the poverty issue’…là-bas j'ai eu le sentiment que les pauvres l'étaient toute leur vie, sans aucun droit ou motivation à changer leur sort, et là ?

Il y a moins de déchets, les poubelles existent de temps en temps....les quartiers résidentiels sont plus calmes que le centre-ville,

Les qawwali –des chants religieux- dont la qualité musicale est massacrée par une sono assourdissante,

La 'first women bank limited',

La visite du fort avec un guide plutôt cher, et très musulman pour les autres, ‘les femmes musulmanes, les vraies, se couvrent la tête, ce qui leur permet d'être respectées par les hommes’… au cours de la visite les 'inlay' -pierres semi-précieuses- comme au Red fort à Delhi, plus loin la mosquée calme, à la pierre rose et peu ornée,

En présence de conventions sociales, de règles reconnues, changer est-ce l'expression d'une liberté, d'un choix original ou d’une transgression ?,

Le Punjab veut dire ‘pays des 5 fleuves’…le Cachemire est aussi disputé car c'est le réservoir d'eau de la région, chaque pays veut le contrôler…au niveau national, ce qui compte c'est l'approvisionnement énergétique -pétrole, etc.- et l'eau …et au niveau individuel, on dit 'land, women, money',

Le Musée avec le peintre Chughtai -influencé par la peinture japonaise, le style Ajanta, la peinture européenne, etc.,

Les magasins et leurs montres suisses,

Les oranges, les dates, les friandises indiennes ou 'middle east', les bananes et les mangues, du sud ou nord tout pousse au Pakistan,

Fanta, coca, sprite....et les bouteilles d'eau Nestlé,

La promenade avec Ali qui me raconte que les hommes au Pakistan ne 'pensent qu'à ça', que beaucoup de choses -yc l'alcool- sont interdites mais que ‘tout se fait’…près du fort on trouve les dancing girls…comme 75% des gens sont croyants et se rendent régulièrement à la mosquée, Ali estime que beaucoup sont hypocrites,

Le Musée de Lahore et les sculptures de l'époque gandhara, les périodes historiques telle la satrapie perse envahie par les grecs, l'influence bouddhique, puis la conquête musulmane etc.,

Le mot ‘Mehman’ veut dire 'hôte' et ouvrirait la porte à l'apaisement en cas de conflit, l’hospitalité est sacrée,

Le sentiment que c'est plus ordonné qu'en Inde, est-ce parce que je vois une uniformité dans le port des vêtements, parce que je sais qu'un général dirige le pays, ou parce que l'islam exerce un contrôle social apparent plus important -à mes yeux, réflexion hasardeuse- que l'hindouisme ?,

Les autoroutes intercity payantes agréablement lisses,

L'article de journal parlant des émigrés au Golfe -comme pour de nombreux autres pays- ayant ramené de l'argent mais aussi dans leurs bagages un sunnisme wahhabite,

Un autre disant qu’il est important que l’Afghanistan soit stable pour que le Pakistan puisse avoir des contacts avec les républiques d'Asie centrale courtisées pour leurs réservés énergétiques, ces républiques le sont aussi par l'Inde qui est bien vue parce qu’elle ne prône pas d'islamisme fondamentaliste....si on y ajoute la Russie et ses intérêts, et l’Iran, ça donne un joli mélange, plutôt une 'poudrière',

Je lis encore, le Baloutchistan -où la société est plutôt clanique et peu contrôlée par le gouvernement, doit aussi être stable pour les mêmes raisons -yc pour les conduites acheminant les ressources d'énergie,

Un autre article critique le pays pour le pauvre développement social –domaine littéraire, etc,

Les sociétés claniques, les notions d’hospitalité, de solidarité, d'honneur -réclamant vengeance, la soumission totale du vaincu,

Les enjeux actuels du Pakistan, la pauvreté -yc les femmes, les enfants au travail, la corruption, les drogues, je lis que la presse alternative existerait, par exemple ‘south asia tribune’, les femmes sont opprimées mais parfois il y a aussi des militantes,

Autres grands problèmes, l'armée qui bouffe un tiers du budget, l’oligarchie des familles qui ont le pouvoir et l’argent, la justice qui est lente et peu efficace, l’analphabétisme qui est important et arrange parfois les 'seigneurs locaux' craignant des révoltes de leurs subordonnés s’ils étaient lettrés,

La tension entre les valeurs religieuses traditionnelles et la 'modernité' vue comme 'western import',

La presse plus critique que je ne le pensais mais on sait qu'il y a aussi une autocensure des journalistes,

'We are not terrorist' me dit-on souvent, que leur a-t-on dit sur la vision des occidentaux du Pakistan....double manipulation ?,

Le musicien Nusrat Fateh Ali Khan décédé en 1997 et qui a 'inventé' un mélange west-pakistanais teinté de soufisme (?),

Le 'clergé' chiite, le Coran et la sunna, la tradition soufi.

 

Islamabad

L’hôtesse aux yeux bleus du bus Daewoo, la caméra qui filme tous les passagers, les contrôles des personnes et des bagages avant de monter, il y aurait eu une fois un attentat sur une autoroute,

Une ville aux configurations 'modernes', de nombreux shopping center, insipide et calme,

Cela fait bizarre de voir tous ces arbres ayant perdu leurs feuilles, la première impression d'une fin d’hiver....et pendant ce temps la Suisse gèle,

Les gens sont très sympas -de beaux visages également, les vêtements shlamar kameez, le kohl utilisé par le personnel masculin de l’hôtel,

L'excursion à Taxila, le rodéo du taxi à travers champs pour arriver à la station de bus, les bouddhas dans le musée exposés sans aucun commentaire, les corbeaux dans le petit parc, le muezzin chantant l'appel à la prière, au retour le plafond de roses du bus Bedford 'coloré' à la pakistanaise,

Le superbe Musée d'ethnographie où ne manque que l'audioguide pour s'y retrouver un peu, les sculptures sur bois, les statues funéraires en bois des Kalash,

‘Most welcome’......’why not, everything is possible’…well, not always if I may say.

 

Peshawar

Les grands châles portés lorsqu’il fait frisquet,

Les bases militaires partout, les policiers surveillant l'accès à toutes les banques, les agences 'sensibles' etc.,

La manifestation en préparation près de Peshawar contre un barrage hydroélectrique prévu dans la région,

La 'civilisation de la viande'… où sont les légumes ?,

Les chaînes de TV indiennes –musique- et arabes,

Au cinéma, le film pashtoun regardé pendant dix minutes, on y voit les mâles des clans guerriers faisant la loi, la danseuse qui se déhanche pour le plaisir du public uniquement masculin…‘it is our culture’,

Le thé vert à la cardamome, l'eau chaude du samovar,

Le Musée de la ville, et les bouddhas de l'époque Gandhara, le stupa symbolisant la mort de Bouddha, le turban = master, le triratna = trois principes bouddha dhamma et sangha, le siège = Bouddha en méditation,

Si l'expression artistique est influencée par le cadre religieux, ses formes pourraient se ressembler au travers des continents,

La différence, liée à la religion, entre les 'frères' indiens et pakistanais semble importante, mais l’ignorance et la manipulation jouent peut-être aussi un rôle,

Il y a 99 attributs pour Allah, 108 pour Bouddha, à chacun son rosaire,

Goûter au tabac 'humide', le glisser près de la gencive....et constater un effet d’ébriété suivi de nausées… une fois suffira,

La balade dans la vieille ville, la vidéo d'un chanteur nain passant sur écran dans un magasin,

Il paraît que l'anglais et l'urdu ne sont pas respectueux, la forme 'you' est la même pour tout le monde, alors que d'autres langues le seraient bien plus, comme le pashto –qui a beaucoup emprunté au farsi,

'In Switzerland, there is no army, no rules’ me disent plusieurs personnes… d’où est venue cette rumeur ?

Le massage par des mains trop rapides et sales,

La ligne Durand séparant l’Afghanistan du Pakistan, en plein milieu des Pashto....là aussi, l'ancien colonisateur a su affaiblir en divisant, et aujourd’hui la stabilité d’une région reste fragile,

Il paraît qu'il y a un marché de contrebande, officiel, géré par les 'tribal men' qui imposent leur lois et refusent l’ingérence du gouvernement....des armes sont fabriquées dans certains villages, les drogues, etc., tout circule,

Dans les sociétés 'tribales', on retrouve paraît-il le 'boy esclave' qui est réduit à l’état d'objet sexuel, et une fois 'servi', il ne peut souvent plus se marier car ‘trop abîmé',

La société musulmane est plutôt 'masculine', tous les hommes ne cessent de fantasmer, le foulard couvrant les cheveux considérés comme ‘organe’ de séduction signe-t-il la faiblesse des hommes gérant leurs pulsions avec difficulté ? Je m’interroge sur la construction de l’identité de genre…  dans cette société ‘l'accès’ aux femmes semble limité, parler de sexe ou de relations inter- ou intra genre reste tabou au Pakistan -pourtant les gens avec qui j’ai parlé ont souvent abordé la question-....on dit que la femme est considérée comme la propriété et le symbole d'honneur familial et les hommes en sont les gardiens, la question des femmes battues existe aussi… le Musée d'ethnographie d’Islamabad accorde une place aux femmes, mais beaucoup reste à faire,

Une personne se plaint de ce pays ‘dirigé par des gens corrompus, regardant leurs intérêts, sans justice qui protège les citoyens’, il se sent seul et démuni face à l'autre si celui-ci a des 'relations', s’il peut offrir des pot de vins plus importants, etc.,

La poésie joue un rôle important, romantique ou parfois aussi politique, un peu comme en Iran,

Le nom ‘Pakistan’, c'est la 'crase' de plusieurs régions et ça veut dire aussi 'pays des purs',

Je lis, les compagnies pétrolières ont fait pression sur le gouvernement américain pour que soit construit un pipeline à travers l’Afghanistan, l'Occident soutient le régime de Musharraf car celui-ci joue la carte modérée… éviter qu'un régime islamiste ne se retrouve à posséder l'arme nucléaire....double jeu de l'autre côté puisque les islamistes, un temps soutenu contre les occupants russes en Afghanistan, sont soutenus dans la lutte au Cachemire,

Il paraît que la cité de Karachi est peu sûre, il y aurait des problèmes importants d'ordures, d'eau potable, de pauvreté,

Et pendant ce temps, ça bouge au Moyen-Orient, au Liban notamment....les autorités américaines et israéliennes soignent leurs intérêts,

Sur le chemin de retour, je vois la nature s’éveiller au printemps, l’herbe verte, les fleurs jaunes, les bourgeons et quelques feuilles aux arbres,

Le film montré dans le bus, la violence à l’égard des femmes et des hommes, semblant humiliés, qui se mettent à genoux pour implorer le pardon, les pleurs des femmes, on le montre, s’agit-il d’autres expressions comportementales pour de mêmes enjeux ?,

Beaucoup de gens très sympa, hormis les arnaqueurs de tuk-tuk & Co,

L'urdu est langue nationale mais parlée seulement par 10%, l'anglais est la langue administrative,

Personne ne paye l'électricité, tout le monde se branche de manière illégale, d’où ‘la forêt de fils’,

‘This is Pakistan’, lorsque je demande quoi faire des ordures par exemple… s’identifie-t-on à un modèle défaillant, comme en Inde ?,

Certains magasins sont fermés, d'autres ouverts la nuit, notamment les petits restaurants, pour eux les vacances ça connaît pas,

Dans le parc, discussion avec Abdulrahim, sympa, qui me dit que tous les Pakistanais sont des fondamentalistes et qu'il se pose des questions quant aux trois religions monothéistes, laquelle serait la 'vraie' ?

Les barbes et les cheveux colorés au henné,

Mes douleurs persistantes de la nuque,

Les mains que l'on serre et avec lesquelles on mange, pas toujours propres,

Les morceaux de canne à sucre arrosés d'eau de rose,

Porter un shalmar kameez, l’uniformité ou presque, mais cela ne veut pas dire que l’on ne cherche pas à plaire,

Sûrement intéressants les sites de la civilisation de l'Indus de Mohenjodaro et Harrapa -société védique existant avant les Aryens qui les ont poussé vers le sud avec leur écriture non déchiffrée- les régions montagneuses et peuplées de minorités du nord –les Kalash, etc, le Swat qui est considéré comme la Suisse de l’Asie,

Et me voilà à rêver de yourtes kirghizes.

 



Inde, de Bangalore à Amritsar

Publié le 2/02/2008 à 12:21, Inde
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INDE (suite) 

Bangalore

La température est agréable, en Inde on se bouscule aussi, ce n’est pas toujours facile, même si les gens sont sympa et les sourires enchanteurs, mais la nourriture souvent bonne,

Le fossé entre riches et pauvres,

Les maths, la médecine, la linguistique, la présence de minorités, les musulmans ici, les sikhs là,

Le mantra OM -pour les hindous et les bouddhistes- dont les caractères symbolisent la création, la maintenance, la destruction de l'univers -cf Trimurti les trois divinités-, l’esprit discursif, et Brahman qui est sans forme, éternel, source de toute existence,

C'est seulement en tant qu'être humain que l'on peut échapper au cycle de la réincarnation et achever la libération....cela aide si on étudie chastement, si on a des fils et que l’on fait des sacrifices aux dieux, ascète cheminant, pratiquant le yoga et la méditation,

Le ‘nandi’ de Shiva, qui symbolise plaisir, pouvoir, puissance, justice, ordre moral,

Le temple carré a une forme parfaite....il y a le sanctuaire interne, au dessus vimana ou sikhara ayant la forme du mont Meru -la montagne cosmique.

Dans le train, Shafique, un musulman qui a bravé les difficultés en mariant une hindoue -après 6 ans, les beaux-parents ont finalement acquiescé, dit-il,

 

Hampi

La visite des temples, une offrande de fleurs et de noix de coco, de l'eau sacrée, des colonnes sculptées et musicales -riches en fer extrait dans toute la région, des lions dressés, des éléphants, des chevaux....le lingam dans le 'bassin'....dans le temple sanctum, le vestibule et la salle de danse aux colonnades.... un groupe de touristes indiens, Santosh a vu le film 'Troie' et pense que les rites funéraires des Grecs anciens -crémation, etc.- sont les mêmes qu'en Inde,

Le tchai, les œufs, le 'curd', le masala dosa,

Parfois des poubelles dans les gares,

Depuis le train, de loin, la campagne semble toujours belle,

Le manguier est l'arbre de l'amour, le banyan est sacré –une sorte de ficus,

La bosse des vaches dont les cornes sont parfois peintes.

 

Ajanta

Les belles fresques bouddhiques dans les monastères et les 'cathédrales' creusées....le lotus boddhisattva,

L'importance de l'éducation et de la prospérité –en lien avec les divinités correspondantes,

Le bouddhisme Hinayana, le premier mouvement, considère Bouddha comme un enseignant et pas comme une divinité, on y vénère les symboles comme le boddhi tree, les reliques, les empreintes de pied…c’est beau mais c’est très difficile de voir les détails, on peut mieux les observer sur les cartes postales et les livres,

Dans le bus, les 'chapeaux' oblongs à la Nehru....le coton dans d'immenses sacs prêts pour le 'moulin',

Les anneaux au 2ème orteil signalant le fait qu'une femme est mariée,

 

Ellora

Le Vishnu couché dans un temple bouddhique hindou, Bouddha a été considéré comme un avatar du précédent,

L'impressionnant temple kailasha, le mont Kailash est la demeure de Shiva dans l’Himalaya ...le lingam est vénéré, il y a des restes de stucco peint, des sculptures laissent imaginer la splendeur passée de cette construction creusée dans la roche,

Quelques traces de fresques dans les temples jaïns,

Des sculptures aux seins ronds, à la courbure sensuelle, je songe aux pubs TV, aux danses dans les films, une sensualité portée presque à son comble, pourtant il y a censure, un code social strict…et les mâles se rattrapent sur les sites Internet,

Devant l'arrêt de bus, des femmes en saris colorés prises en photo, admirant le résultat sur l'appareil digital, il y a beaucoup de touristes coréens.

 

Aurangabad

Il y a beaucoup de Penjabis....dans la religion sikh, la sainteté c’est ne pas se raser, un peigne pour tenir les cheveux, des slips larges pour la modestie, le sabre pour le pouvoir et la dignité, le bracelet d’acier pour ne pas avoir peur et avoir de la force,

Il y a aussi des musulmans......on entend souvent que les relations entre hindous et musulmans sont plutôt tendues,

Les bons thalis,

A la gare, comme à celle de Mumbai, beaucoup de gens dorment par terre, enroulés dans des couvertures de la tête aux pieds, l'Inde s’enveloppe, il fait froid.

 

Mumbai

Une ville 'européenne' vu le paysage architectural colonial, une ambiance de grande ville, une rade agréable, l'océan …ai-je donc besoin d’un zeste 'occidental' pour me sentir à l'aise dans une ville ?,

Des gens sympa, si l'on fait abstraction des 'tourist-related touts',

Des troubles digestifs monumentaux,

Une expo de photos noir-blanc d’un photographe allemand au ‘national center for performing arts’ construit par l'empire Tata,

Au Musée Prince of Wales, un excellent audioguide -en français aussi, beaucoup de visiteurs locaux

....l'importance du taureau dans la civilisation indienne, en Mésopotamie, en Europe

....de magnifiques miniatures jaïn et mogols notamment, un texte sacré a été illustré –panchatantra

 …la musique et les rythmes ‘rag s'accordent aux saisons, aux humeurs....des objets en ivoire sculpté… le statut civil et social est conféré par le type de bijoux portés,

… dans le musée, les objets Tibétains présentés dans une petite salle avec le commentaire "avant l'invasion chinoise"

… la dimension tantrique du bouddhisme qui contient de la discipline, de la rigueur, la sexualité n'en est qu'un des aspects, l'union suprême représentée par un couple étroitement uni montre aussi les dimensions féminine -intuition, mère, sagesse, conscience de la réalité- et masculine -compassion, père, etc,

Le mandala veut dire ‘cercle’ en sanscrit....sur le bouclier d'Akbar, il y a une 'étoile de David' – à six pointes, il paraît que cette étoile n’est pas uniquement propre aux juifs- avec à l'intérieur des inscriptions en arabe,

Je lis un journal, la ‘middle class’ indienne c’est environ 300 millions de personnes, un consumérisme en marche, les écoles privées offrent souvent l'enseignement en anglais donc si on est riche c’est mieux…un article évoque l’essai pédagogique insistant sur l’expérience, l'observation et le symbolisme,

Un autre article relate l'initiative du ministre du tourisme qui veut augmenter le nombre de touristes visitant 'incredible India', et qui souhaite driller notamment les chauffeurs de taxi de certaines régions -ceux des grandes villes- pour qu'ils soient plus ‘tourist-friendly’ et moins ‘cheating’

......un article parle de la contamination à l'arsenic de nombreuses nappes phréatiques en Inde, au Pakistan etc.,

Une expo d'art, plusieurs artistes récoltent des fonds et organisent aussi des concerts pour les victimes du Tsunami.... pour les victimes vraiment ?,

La causette avec un Indien du nord-est au visage 'asiatique', militant pour Greenpeace et me montrant la marina drive, c’est beau une ville au bord d’un océan,

Dans un journal, je lis, les Indiens formeraient la minorité ethnique la plus riche des USA....histoire de montrer qu'avec les Chinois il faut aussi compter sur les Indiens comme puissance émergente -par ailleurs déjà puissance nucléaire…il y a des projets de gazoduc depuis le Myanmar et l’Iran au travers du Pakistan et du Bangladesh, il est donc utile d'avoir des relations pacifiques avec ces pays,

Dans le journal aussi, des critiques sont adressées au gouvernement du Bihar, Etat très pauvre et aussi très corrompu, etc., les chiites indiens ont fondé un mouvement séparé des autres musulmans qu’ils accusent de ne pas les représenter au gouvernement, les tensions entres hindous et musulmans semblent toujours présentes en background,

Selon le journal, 26% des Indiens vivent sous la ligne de pauvreté, 65% sont lettrés, le taux de croissance de la population est élevé, le sex-ratio est de 933 femmes pour 1000 hommes, le revenu annuel moyen est de 11000 roupies mais le salaire mensuel de la classe moyenne est nettement supérieur,

Les bijoux portés par les femmes comme les hommes, les boucles d'oreille étaient déjà portées par un empereur (?) au 17ème, et tout le monde avait voulu l'imiter,

Le musée consacré au Mahatma Gandhi, beaucoup de photos, pas un  touriste indien lors de mon passage....j’apprends qu’en 1931, Gandhi était à Genève, chez Romain Rolland, il lui avait demandé de jouer la 5ème de Beethoven,

Le temple creusé d'Elephanta près de Mumbai, consacré à Shiva tricéphale -destruction, préservation, création …la danse cosmique créatrice de l'univers a deux formes, l'une ‘frénétique acharnée’ tendant à la dissolution de l'univers, l'autre ‘gracieuse’ pour sa régénération.... ailleurs une statue androgyne, le masculin et le féminin montrant l'union de deux pôles opposés, du dieu et de son fidèle, le lingam symbolisant l'énergie éternelle créant le monde,

La mendicité, difficile à côtoyer,

Le regard équivoque lors d’une promenade dans le quartier chic,

Le bus avec les sièges 'ladies only' occupés par des hommes,

Dans un article, on parle de quartiers de bidonvilles rasés sans réelle politique du logement, alors que la ville a la prétention de devenir une nouvelle Shanghaï ou Singapour,

‘Swizerland’ comme ils disent......le paradis sur terre tels que le présentent les films indiens tournés en Suisse.

 

Goa

Les couleurs des maisons, l'air de vacances, les moustiques absents,

Le musée inintéressant, à l'opposé du 'prince of Wales' de Mumbai,

Un article cite l'augmentation importante d'appartements achetés par la ‘middle-class’,

‘Where do you want to go ?’… ‘To the paradise but I don't know where it is’… ‘I know, maybe near Bangalore’…voilà un ‘tout’ dont je me suis bien amusé,

La fatigue, l’envie de me trouver quelques instants dans un voyage organisé,

Old Goa, les Indiens qui se déchaussent pour allumer un cierge dans l'église faite d’une belle roche rouge,

'It is by my fetters that I can fly, it is by my sorrows that I can soar, it is by my reverses that I can run, it is by my tears that I can travel, it is by my cross that I can climb into the heart of humanity, let us magnify my cross oh God''... a écrit M.Gandhi,

La discussion avec des jeunes, l’un d’eux avec un doigt ectopique, un souffle au cœur, une musculature presque absente, j’ai sans doute manqué de tact en tentant de répondre à leurs questions,

Les murs peints pour la pub -coca, etc., les affiches de cinéma partout, la présence surprenante de poubelles dans les rues de la ville,

Le temple hindou à l'allure de basilique avec une sorte de 'tour de Pise' qui est une 'lamp tower'......Rajiv, un employé de la banque nationale indienne à Mumbai pense qu'avec le monde moderne, les valeurs foutent le camp, 'we have the same thinking, let's e-mail’,

Les chrétiens, les musulmans, les hindous.

 

Kochin

Dans le train, deux jeunes, l'un marié d’un mariage arrangé et très content, l'autre plus jeune pense qu’il fera de même, il fait confiance à ses parents,

Il me semble que les Indiens sont 'plus hauts sur jambes’ que les Asiatiques ou est-ce l'effet des ‘pattes d'eph’ ?,

Dans une librairie, un bouquin écrit au féminin évoque la vie de plusieurs femmes indiennes, les difficultés et les espoirs pour celles souhaitant vivre de manière indépendante.... parallèlement, un article dans ‘Outlook’ évoque le célibat notamment dans les milieux urbains, on commence à en parler....dans cette librairie il y a des bouquins pleins d'images, pour du rêve,

Dans la gare à Mumbai je lisais 'cleanliness comes only after godliness'....et tant de détritus dans les rues à Cochin et ailleurs… ‘c’est la faute au gouvernement’, me dit-on lorsque je demande pourquoi… il y a aussi le problème des bouteilles PET,

Dans le kathakali -story-play, il y est représenté la trinité ‘début, existence, fin’,

Le 'dutch palace' aux belles peintures du 17ème, le Ramayana etc., et à l'étage inférieur des fresques aux allusions érotiques, c'est le 'ladies room', malheureusement pas de carte postale à acheter pour en avoir un souvenir....sur un autre panneau, une étoile à six pointes, ressemblant à l'étoile de David, les pointes sont pour Brahmâ, Vishnu, Shiva et leurs comparses Lakshmi, Parvati, Sarasvatî …dans la roue de la vie, si Vishnu ( ?) la tient verticalement elle est bénéfique, s’il la tient horizontalement elle tournoie et les flammes détruisent tout,

Le tour en matinée dans les ‘backwater’.... la ’récolte’ des fibres de coco –il faut immerger les noix de coco pendant cinq mois pour les ramollir, le poivrier -une plante parasite du noyer de bétel, l’aloe vera, le cannelier....au loin on entend ‘Om Shiva’ répété sans cesse… dans le bateau un couple de touristes écossais 'should we ?...maybe yes… what do you think ?’,

On est constamment abordé par les marchands de manière insistante, la concurrence est forte, c’était aussi comme ça en Chine,

La 'faune' baba à Fort Cochin,

Lu dans un article que les jeunes Indiens sont la ‘why generation, wannabe generation, while appearing rebellous, they want the system to work to their advantage’......lu aussi que les pêcheurs, peu politisés, sont souvent sous la coupe de l'église -ou du temple- qui prélève son pourcentage sur la pêche....je me demande quelle compréhension les pêcheurs ont eu du Tsunami,

Les jus de fruits de mangue ‘frooti’, les ‘ice-cream parlour’,

On se pousse et bouscule beaucoup pour se faire une place,

Les bus, les camions, les tuk tuk roulent pour Jésus, Marie, Lasksmi, Vishnu, Allah, les camions sont souvent peints,

La Bhagahad Gita, qui comprend le Mahabaratha, veut dire ‘holy god song (?)’,

‘Many corrupted people, but scattered good people’, dit un passager du bus me menant dans les montagnes, qui ajoute que l'Inde est caractérisée par 'lawlessness'… il dit que le yoga est une discipline et qu'on peut se ‘vacciner’ contre les moustiques,

Cela me paraît agréable de vivre en Inde si on est à l’aise financièrement, d’autres que soi peuvent faire les tâches domestiques, les queues dans les magasins et à la poste,

L'Inde, pays des gourous et des sages qui fascinent certains Occidentaux,

Le Kerala, 20% de chrétiens, 30-35 % de musulmans et d’hindous, 50% des gens sont au chômage, le plus haut taux d’alphabétisation et paraît-il aussi de suicides, des statistiques fiables ?,

Pour un mariage -arrangé, on regarde aussi la caste, le statut social et les finances,

La corruption affecte aussi la qualité du goudron sur les routes, les segments de route vraiment lisses sont rares,

Les klaxons incessants, la conduite sauvage des tuk tuk, les accidents dans les routes de montagne,

Les taxes à payer par les camions lorsqu'ils passent d'un Etat à un autre,

Les Indians Railways sans lesquels on ne peut pas voyager en Inde,

La protection des travailleurs, je me demande si elle existe en Inde,

Il paraît que le cinéma du Kerala est moins superficiel que celui de ‘Bollywood’,

Le Kerala, pays des noix de coco, ou bien ‘God's own country’....les ‘backwaters’ sont beaux effectivement.

 

Munnar/Thekkady/Marari beach

'Athiti devo bhava' veut dire en hindi the ‘guest is our god’,

Quelques jours de vacances, les retrouvailles familiales, un temps bienvenu,

Le vert lumineux des plantations de thé, des arbres plantés de manière régulière pour leur faire de l'ombre, le ciel bleu, le climat agréable dans les hauteurs même dans un pays tropical, les églises, l'odeur du bois de santal, l'odeur des fleurs de café,

J’y apprends que le poivre –qui de vert passe au noir puis rouge ou blanc si on enlève la peau-, et la vanille -une sorte d'orchidée qui a besoin d'une pollinisation manuelle- nécessitent un support pour croître …les feuilles du cannelier ont également une odeur,  celles du bois de muscade, l'arbre 'all spices', les fruits oranges du cacaoyer, le bleu des fleurs de jasmin virant au blanc en trois jours, la cardamome poussant vers le sol et protégée par l'ombre des feuilles,

Le massage ayurvédique, je suis enduit d’huile de la tête aux pieds, le masseur n’était pas du tout un pro,

‘Father’s flying hat’ comme unique animal sauvage dans le parc national,

Il n’y a pas de bistrot avec terrasse en Inde parce qu’il y fait trop chaud, me dit-on,

Marari beach comme sur les cartes postales, la plage, les cocotiers, la mer chaude, le sable blanc, la nourriture exquise, le calme, le personnel avenant et souriant…ma présence abaisse la moyenne d'âge,

Me voilà devenu tonton pour la huitième fois,

Le massage ayurvédique, relaxant, sensuel, 'taking care', un balayage 'enveloppant' à quatre mains, de la tête aux pieds, les émotions qui affleurent,

Les bateaux de pêche 'à la vénitienne' sur fond de coucher de soleil, une ‘vraie carte postale’,

Dans l’avion pour Mumbai, je lis que les annonces matrimoniales sont classées selon la caste, la géographie, la religion, il vaut mieux être de peau blanche et fortuné …j’aperçois près de l’aéroport Bombay les tôles ondulées étagées des bidonvilles, leurs habitants s'auto-organisent, selon un article, en construisant des toilettes publiques payantes, et le revenu permet de financer certains projets, un tiers seulement de la population de Bombay bénéficie de toilettes privées.

 

Ahmedabad

Un stop-over, il paraît que les écoles de management sont ici les meilleures du pays, chaque Etat a sa spécialité, administration, arts, business, etc.,

Le p'tit déj devant la law school, les hommes qui lorgnent sur les jeunes étudiantes,

Les klaxons audibles toute la nuit.

 

Mt Abu

Ou mon tabou ? Beaucoup de jeunes couples indiens choisissent cette destination, c’est jour de la Saint-Valentin,

Dans la région, les hommes ont souvent des boucles d'oreille des deux côtés -en général une 'fleur', des pantalons 'jodhpur', des turbans,

Les singes le long de la route, les chèvres, les moutons, la végétation plus aride, le calme de la station de montagne, un bienfait après le bruit infernal de la ville,

Le marbre froid, l'enveloppe de brume autour des temples jaïns finement sculptés –une communauté de quelques millions de personnes strictement végétariennes et souvent aisées, les yeux 'égyptiens' de la divinité assise en position de lotus... les Indiens font du tourisme, prient et se font prendre en photo,

Dans le bus, un vieux couple, elle massant énergiquement la nuque de son cher époux,

Le vitiligo sur peau basanée,

L'article sur le Pakistan, un pays ‘dont l'identité est basée sur la religion, le nationalisme, la souveraineté, en opposition à l'Inde dont il cherche constamment à se distancer, quitte à nier l’héritage commun....le pouvoir militaire, le terrorisme, la subordination (?) aux intérêts américains à l’origine d’une position ambiguë’.

 

Jodhpur

Les murs peints en bleu, effectivement une 'blue city',

Le long turban qui par le passé protégeait contre les mauvais esprits, il est utilisé même lors de combats – une société chevaleresque,

Les couleurs des maisons signalent la caste, la religion, l’événement comme un festival, les saisons, les émotions, etc… l'orange et le rouge pour les fêtes et les mariages -les femmes mariées portent aussi le rouge, le blanc aussi pour les mois précédant les pluies pour reprendre la couleur des nuages, le safran pour l'esprit chevaleresque, le rose pour les brahmines, le brun pour les dalits, le noir pour les nomades…il y a des couleurs pour le deuil comme le bleu, le vert, le gris, le noir,

La visite du fort avec un excellent audioguide en français –élaboré par la même société que pour le musée à Mumbai, à l’intérieur consulte un astrologue, il m’a raconté des salades sur ma vie, ma personnalité,

Les castes, il y en eut d'abord deux puis quatre pour les classes, mais 3000 pour les castes liées à la profession…dans le fort, je lis, 'lungs at work, please don't smoke',

Il paraît que la consommation d'opium existe encore au Rajasthan, surtout pendant les cérémonies, à l'époque c’était pour rendre le guerrier plus courageux ou les éléphants plus délirants et agressifs envers les congénères,

L’architecture 'indo arabe'....ce n’est pas la même ambiance que dans le sud du pays....les miniatures du 19ème, sans perspective, il y a une influence perse sur les traditions populaires, on voit des thèmes traditionnellement religieux auxquels s'ajoutent des scènes de cour ...la spiritualité et l'art -la musique que manifestent les rags, la poésie, la peinture,

Le Maharaja se considérait comme primus inter pares pour autant qu'il fasse son travail correctement sans quoi les autres se retournaient contre lui,

‘C'est la faute au gouvernement si les rues sont sales’, voilà la réponse que j'obtiens lorsque je constate l’amoncellement d’ordures, beaucoup de plastic avec lequel les vaches s’étouffent......'this is India'... 'people have no discipline', me dit-on aussi, chacun semble livré à soi-même lorsque la corruption mine la société civile, autant compter sur la solidarité de la famille et celle de la caste.

 

Jaisalmer

Une belle cité, la muraille du fort aux nombreuses tourelles arrondies,

Les délicieux lassis au safran et à la cardamome,

L'architecture des havelis aux façades à la pierre couleur sable sculptée, les arcs en accolade, le calme des rues sans trafic hormis les chiens que côtoient cochons et vaches,

Dans le passé, il y avait peu d'eau, tout se recyclait,

Les éoliennes,

On me parle des effets secondaires du tourisme et du cinéma bollywood, 'la culture indienne est menacée avec ces touristes qui se déshabillent la fenêtre ouverte alors que les jeunes regardent’… la question de la pudeur,

Le massage ayurvédique existe mais se pratique pour des raisons thérapeutiques, pas pour 'juste se faire du bien',

Le thé indien, bouilli avec du lait et des épices....les feuilles de thé moulues ont plus de couleur mais moins d’arôme que le thé anglais, parait-il (?),

Le délicat parfum de lotus humé dans le Salim haveli,

Le polo, inventé par les Moghols,

Les gitans viennent du Rajasthan, ils ont ici une aussi mauvaise réputation qu'en Europe, ils sont de la caste des intouchables,

La préparation pour le festival sur un grand terrain, les chameaux 'dansent' en cercle, avec une musique genre fanfare tsigane, et des jeunes de 17 ans regardent, ils me posent les questions habituelles dans un anglais limité, des ados à l'esprit bien occupé par les 'girl-friend',

‘Veg/non-veg’....la ‘norme’ diffère d'un coin du monde à l'autre,

Un 'public convenience' tout beau tout neuf....cela n’empêche pas les hommes d’utiliser les murs comme des pissotières,

‘Is this animal male or female ?’…’You want e-mail ?’,

Le ‘palace on wheels’ attend les touristes à la gare …je prendrai un autre train,

Les lèvres, les yeux et la gorge très secs,

La causette avec la touriste ‘hexagonale’, ça me fait bizarre de parler français.

 

Jaipur

Les couvertures recouvrant les corps endormis, comme des linceuls, dans la gare un matin froid de bonne heure, le châle que les gens portent par dessus la tête,

Amber et les graffiti partout, les touristes en masse -un guide n'aurait cependant pas été superflu- la multiplication de la lumière par les miroirs ou 'boules de Noël' au plafond,

Le Hawa Mahal avec sa façade alvéolée côté cour, mais peu d'ornementation 'côté jardin', ou comment voir sans être vu,

L’observatoire du 18ème siècle, après la naissance on venait consulter l'horoscope pour l'enfant -notamment royal…l'ascendant change toutes les deux heures, c’est difficile à comprendre....une ‘autre’ astronomie et astrologie probablement que celle du fort à Jodhpur,

Le ‘paijama’, les 'drawstring trousers' du Musée du city palace, les saris d’origine très lointaine et qui n’auraient pas été portés souvent avant le 18ème siècle ( ?),

Le paon, oiseau 'national, connu comme le tigre,

En Asie, 'il faut absolument vendre'....en Chine, on voulait me faire acheter la pointure 42 alors que visiblement c’était trop petit....en Inde, on me couperait les cheveux même si j’avais la boule à zéro .... un environnement similaire où il faut constamment se faire sa place, lutter pour vivre,

Je suis trop grand, je me cogne constamment aux portes trop basses, aux toits des tuk-tuk et des ricks-shaw,

Je lis dans un article que la phrase 'la religion est l'opium du peuple' a souvent été mal comprise, remise dans son contexte cette phrase signifierait ‘pas une illusion mais un baume'....je lis aussi que le cricket est ce qui pourrait 'réconcilier' les peuples pakistanais et indiens… que Tata-tea ne garde que 20% des actions et laisse le reste aux employés dans le but d'augmenter la rentabilité, les logements et les dispensaires seront-ils par la suite à la charge des employés ?

 

Bundi

Une petite cité 'bleue' -de la chaux avec un colorant bleu appliqué chaque année et qui blanchira avec le temps, de belles peintures dans le palais, un guide pour une fois intéressant et compréhensible, qui raconte que les mariages arrangés ont un avantage à savoir le fait que les parents en sont garants et doivent assumer leur part si cela ne marche pas, les enfants peuvent refuser leur choix après une première rencontre, un mariage arrangé permettrait de garder une certaine curiosité pour l'autre, on ne consulte l’astrologue plus autant qu'avant, l'accord des futurs époux est demandé après une entrevue où le couple s'interroge mutuellement sur le bagage intellectuel, les objectifs de vie, etc.,

La guesthouse calme et l'environnement reposant, le rêve du 'luxe calme et volupté',  mais déjà je repars pour la prochaine destination alors qu'une Française reste là pour 6-12 mois -elle dit être en voyage pour six ans,

Le raisin, la goyave, le mosambi -sorte de mandarine, les dattes, les biscuits au sésame, le lassi....les chèvres, les cochons, les vaches, le trafic, les ‘hello’, les marchands à même le sol ou avec leur charrette, les enfants qui veulent un stylo ou de l'argent, le cortège de fidèles -manipulables lorsqu’ils n’ont pas reçu d’instruction ?- au rythme cadencé de la musique diffusée par haut-parleur depuis un chariot coloré,

Les mendiants dans le train dont on dit qu’ils sont parfois 'riches' –il paraît que certaines infirmités sont 'factices',

Les yeux bruns, partout,

L'Indien disant que le Cachemire est le paradis de l'Inde et qu’il n'attendait que le retour à la stabilité politique pour voir les touristes affluer.

 

Delhi

La partie sud plus verte, plus propre, plus aérée, plus résidentielle, plus culturelle....les bus ‘clean fuel’....les shopping center plazas modernes avec leur security check....les panneaux ‘say no to plastic bag’,

On demande l’âge et le sexe, et l'adresse complète lorsqu'on prend un billet de train,

Les enfants gitans qui font leur numéro 'charlie chaplin',

Les troubles digestifs et le personnel de l’hôtel qui tchatche la nuit,

Une affiche 'chaque heure (?) à Delhi, un viol',

Le journal indépendant 'Indian Express' critiquant la destruction sauvage des bidonvilles de Mumbai qui veut ressembler à Shanghai,

Le journal peut être un bon moyen pour se sensibiliser aux problèmes d'un pays, difficile de voir autrement les 'grandes différences' d'un Etat indien à l'autre si on ne comprend pas la langue.

 

Amritsar

Tôt le matin en débarquant du train, le marbre froid, les nuages lourds et gris du Golden Temple des Sikhs, les prières chantées, la 'holy communion' avec des lentilles sucrées (?), pour une ambiance plutôt sereine,

L'Inde pays démocratique ? Mais aussi la corruptocratie, le clientélisme, les inégalités sociales que la structure de castes ne va pas modifier,

Il y a des magazines à lire, l'intelligentsia peut lire des opinions critiques contrairement à la Chine,

Je lis, un article sur la pollution du fleuve Yamuna passant par Delhi, la prise de conscience des gens est très limitée et les pouvoirs publics sont minés par la corruption, de ce fait les centrales d'épuration existantes ne fonctionnent pas toujours....l'article sur l'armée qui n’est pas capable de tirer les leçons du passé –notamment pour la guerre avec le Pakistan- puisque les documents ne peuvent pas être consultées,

La vie est dure en Inde, on se bouscule tout le temps sans s'excuser -l'espace vital semble plus restreint, question de culture et/ou conséquence de la grande population ?,

L’impression d’un chacun pour soi, l’insistance usante des mendiants dans les rues, l’Etat qui ne semble pas exercer une politique sociale digne de ce nom, la saleté, le bruit du trafic, le harcèlement, tout cela donne une image de pesanteur, les visages aux sourires absents....  mais je trouve aussi des gens qui me redonnent envie ‘d’y croire’ comme ceux qui me donnent un renseignement utile et providentiel –un numéro du bus à prendre pour rentrer lorsque je me sens perdu,


Sri Lanka, de Colombo à Polonnaruwa

Publié le 2/02/2008 à 12:19, Sri Lanka
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SRI LANKA 

 

Colombo

On me dit qu’au Sri Lanka, le système de castes existe mais de manière moins ‘prononcée’....il n’y aurait pas de castes de prêtres....on vénère, à côté de Bouddha et d'autres saints bouddhiques, des divinités indiennes telles que Ganesh,

Sur les autocollants dans les bus, les trishaw, etc., on voit cinq divinités Ganesh, Shiva, Vishnu, Saman, et ?, les images changent, les noms que l'on me donne aussi,

Il y a des lieux de prière hindous se trouvent juste à côté voire dans les temples bouddhiques,

Le blanc est une couleur associée à la mort, comme les fleurs du frangipanier,

Le courant bouddhiste Mahayana dit que ‘with faith all will be well’, il est centré sur l'idéal du Bodhisattwa, alors que l'école Theravada dit ‘work at your own salvation with diligence’, cela pour parvenir au nirvana, donc la délivrance du cycle de réincarnations ....ne pas souffrir passe par 'to desire nothing' selon le bouquin – ce n’est pas  'to have no desire', la traduction est-elle correcte ?,

La flamme sur la tête de Bouddha symbolise la sagesse....l'éléphant symbolise la naissance de Bouddha, l’arbre ceint l’illumination, la svastika le premier sermon, et le tumulus ‘caitya’ la mort,

Dans le guide, je lis que le bouddhisme tibétain est décrit comme bouddhisme hindu-tantrique, que l'hindouisme est caractérisé par le dieu suprême Brahman, la réincarnation, le karma –les actions, le dharma -le comportement approprié, le cycle des vies, la libération moksha,......les femmes n'ont pas accès au nirvana et ne peuvent qu'espérer être réincarnées en un homme,

Shiva est caractérisé par un trident, craint et en même temps vénéré car il y a nécessité de détruire pour pouvoir reconstruire et suivre le cycle de réincarnations ....la fonction de la danse cosmique de Shiva, c’est la création, la préservation, la destruction, l’illusion, le salut….le pied droit est posé sur l'ignorance, le pied gauche dans l'air accorde la libération spirituelle, les mains offrent la réassurance, donnant le rythme de la danse cosmique, il y a la flamme au pouvoir de destruction, la trompe d’éléphant,

Le train Colombo-Kandy....'horse' train qui menace aussi de dérailler,

Les articles de journaux qui parlent beaucoup du Tsunami, les énormes besoins financiers, les répercussions pour le tourisme etc, les craintes de détournement des fonds, les souhaits que la solidarité manifestée se concrétise sur le plan politique par des initiatives de paix durable… on décrit des situations où les musulmans ou les tamils ont été oubliés, les habitants voulant reconstruire là où leurs habitations ont été détruites alors que le gouvernement veut imposer une limite de 100-200 mètres de non-constructibilité,

Un article évoque la question de la présence des troupes américaines soupçonnées de vouloir installer une base militaire, une présence jugée néanmoins préférable à celle des Chinois… l’intervention précoce des Indiens manifesterait leur volonté de contrôler la région de l'océan indien....il y est aussi débattu de la question écologique des catastrophes naturelles évoquant la place et l'action de l'humain dans cette planète,

Les nettoyeurs de rue en orange,

Le ‘bock’ plus populaire que la moustache -pas comme en Inde où la moustache est 'obligatoire',

Les quartiers bourgeois plus calmes,

Le cinéma tamil, sonore, musical, le rythme, la danse, les bons et les méchants, un zeste de ‘love story’,

Les musulmans, autre 'minorité' à côté des tamils,

Dans la presse, les initiatives des artistes locaux et étrangers pour récolter des fonds pour les victimes du Tsunami… l'aide atteint-elle vraiment ceux qui en ont besoin ? Les économistes ont leur plan pour redévelopper le pays, le tourisme… je lis que des morts ont été délestés de leurs bijoux,

Les bus Tata, Isuzu, le texte en chinois ou coréen ?, Leyland, etc.,

Le Cervin représenté sur une bouteille d'eau,

Les trois magnifiques salles rénovées du Musée national, de bonne augure pour la suite des restaurations.


Kandy

La guesthouse au calme en dehors de la ville, le chant des oiseaux, le vert resplendissant après la pluie, la forêt, les rizières, la fraîcheur, bref, les collines sont reposantes....même si je n'ai pas vu les plantations de thé,

Les ‘baker shops’ sont très populaires, la farine vient des USA,

Les musulmans sont nombreux sur l'île et jouent un rôle dans l'économie,

Les danses ‘à l'africaine’ des danseurs kandyuan accompagnés de tambours, je ne sais pas avec quoi les gens s'enduisent le  corps pour le rendre résistant aux brûlures en marchant sur les braises,

Le temple de la ‘dent’, les panneaux sponsorisés par la banque et Seylon évoquant la vie de Bouddha et le parcours de la relique, les tambours pour appeler les esprits des saints bouddhiques, les banderoles aux couleurs 'bouddhiques' -blanc, bleu, vert, jaune etc.,  autour du rejeton du boddhi tree, les offrandes de fleurs de lotus, les toits en tuiles des temples, le mur décoré d'éléphants, les stupas en forme de  cloche, les bouddhas 'oranges' ou parfois blancs,

Le ventre de Ganesh qui est un signe de prospérité......les hommes, parfois jeunes, ont déjà un p’tit ventre,

Le jardin botanique et les cris de myriades de chauves-souris, la feuille odorante du cannelier,

On fume peu dans le pays,

Les sachets faits de papiers journaux ou de vieux cahiers scolaires.

 

Sigiriya/Dambulla

Vingt dollars pour voir quelques fresques de belles femmes, c’est de l’exploitation,

Des grottes-temples peints, des statues de bouddhas.....la pluie,  le beau nénuphar d'eau bleu, les singes.

 

Polonnaruwa

En cours de trajet, je vois l'armée, je suis proche de zones tamiles,

Un beau site vieux de 1000 ans, un superbe Bouddha couché, l'oreille écrasée sur son coussin, le drapé du tissu sculpté, le grain de la roche....les papillons blancs qui volettent, les libellules, que serait le site avec toute la structure en bois disparue avec le temps ? Qu'est-ce qui fait qu'une grande ville est abandonnée, oubliée, avant d’être redécouverte par les archéologues… Genève pourrait-elle subir le même sort ? La visite est trop chère mais le musée intéressant,

La nature, un bienfait pour mon âme fatiguée, le réservoir d’eau pour l’irrigation, etc.,

Le lion symbole du Sri Lanka, les sarongs en batik, l'arak -alcool de coco,

Une personne me dit que les tamils réfugiés en Occident doivent envoyer de l'argent aux rebelles sous menace de représailles à l'encontre de la famille restée au pays.

 



Inde, de Chennai à Trivandrum

Publié le 2/02/2008 à 12:17, Inde
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INDE 

 

Madras/Chennai

‘Mother India’, je l’appelle ainsi vu l'influence sur les autres pays d'Asie du sud-est au fil des siècles,

Les Indiens, plus grands qu'en Asie, plus minces qu'en Europe,

Les tuk-tuk, les taxis ambassador, les hochements de tête, le thé, le lhassi,

L'eau chaude qui est un luxe dans les hôtels, le service aléatoire en cas d'absence de pourboire, les promesses non tenues à l’hôtel,

Le contraste entre les slums et le shopping-mall drainant une clientèle aisée et westernisée – plus soignée qu'au nord dans mon souvenir, de beaux habits, sherwani -chemise, duppata -écharpe, bottom et mojori –souliers,

La danse rythmée, les mains, les pieds, la tête....référence à la danse cosmique de Shiva,

Dans un journal, je lis, un tiers des fonctionnaires sont des femmes, la structure sociale urbaine change, les femmes en général sont vouées aux taches domestiques, 50% des mariages seraient arrangés en ville, plus de 75% en campagne… dans les temps plus anciens, la femme choisissait son futur parmi une série de prétendants, l'homme marié portait 'dans le temps' des bracelets aux pieds, et comme la femme était toujours censée regarder par terre, elle connaissait le statut de l'homme en question,

Je lis encore…ce sont les Anglais qui auraient rigidifié le système de castes -en inventant ce mot- pour diviser la population.... il y a beaucoup de corruption et de clientélisme dans cette vieille démocratie,

J’apprends que l'informatique abîme la vie de famille lorsque le mari doit se rendre dans une autre ville pour travailler....on devient de plus en plus matérialiste et égoïste, paraît-il, les divorces deviennent chose commune,

Pour les 'locaux', passer d'un Etat à un autre, c'est comme aller dans un autre pays… il y a plusieurs Indes,

L'Anglais comme langue véhiculaire est indispensable, plus courant comme ‘mother tongue’ dans l'upper-class,

L'ambiance des temples, la ferveur et la foule, une constante en Inde,

Je vois beaucoup de femmes dans les rues, mais devant le cinéma il n’y a que des hommes,

Les gens causent plus volontiers -dans un anglais compréhensible, l'ambiance est sympa, on se sent ‘welcomed’ sauf dans les hôtels, mais souvent je marche dans l’indifférence…au fond qu'est-ce que j'attends, que tout le monde cesse toute activité pour me saluer et me faire un grand sourire ?,

Les dessins à la craie par terre –tikalu- pour une révérence à la vie, attirer la bienveillance des divinités,

Le Musée gouvernemental, la galerie de bronzes, Shiva -associé à la danse, la destruction, et Vishnu -associé à la prospérité, Krishna, Rama, etc

… je lis que le bouddhisme a été une réaction à l'excès de ritualisme dans l’hindouisme -pas de maître, pas de rituels, mais comme il est aussi basé sur les commentaires védiques, le terreau est le même… la tradition hindoue a par la suite incorporé Bouddha dans son panthéon en le considérant comme une incarnation de Vishnu,

Il paraît que les hommes n'ont pas besoin de se montrer machos, comme dans les pays latins, parce que leur rôle ne serait pas remis en question puisque la place de la femme est clairement définie… dans l’hôtellerie, les postes qui seraient occupés en Suisse par des femmes le sont ici par des hommes, ce sont d'abord les hommes qui doivent avoir un boulot, répartition des rôles oblige,

Lu sur une carte de menus, 'earthquake ice-cream',

Les panneaux appelant à des dons pour les victimes du Tsunami, mais qui donne quand on sait que ce sont des pauvres qu'on retrouve dans des tentes le long des routes ? N'y a-t-il pas surenchère en Occident, à qui donnera le plus, à qui souhaite placer ses pions économiques à long terme ? Une aide désintéressée ? Pas sûr,

Les nombreux festivals et fêtes religieuses en Inde,

Les jeunes, bien plus nombreux qu'en Europe, presque tous en ‘pattes d'eph’,

Les saris délicats des femmes s'habillant en traditionnel....on voit aussi des femmes à moto, au volant d’une voiture,

Beaucoup de pub, de photos de gurus et autres personnages importants s'occupant d'éducation, etc.,

L’église St-Thomas, seule église avec St-Pierre de Rome à abriter des reliques d’apôtres… j’y reste un moment, j’ai le blues,

Les papiers journaux pour essuyer les mains, pour emballer les aliments, etc.,

Les gens marchant parfois pieds nus,

Les déchets partout, l'absence de poubelles presque partout aussi,

La cigarette allumée à un interrupteur défectueux.

 

Mamallipuram

Un site protégé du Tsunami par une ceinture rocheuse déjà construite, avec un petit temple,

Durant la période de Pongal -la fête des moissons, on boit, on s'amuse, on sort en famille.

 

Thanjavur

Le superbe temple Chola, une petite visite avec guide, 108 lingam, tout est multiple de 9, un chiffre qui porte chance en Inde, les mantras -OM,

Il paraît que le sexe et l'alcool sont considérés comme dangereux pour la société indienne,

La brochure vantant les mérites du roi Raja Setoji II, vivant au 18-19ème, éclairé mais néanmoins sous tutelle des anglais.

 

Trichy

Une visite guidée hyper rapide du temple très 'baroque', plutôt impressionnant, de Vishnu qui est allongé et contemple… il ne peut regarder dans toutes les directions donc il n'y a que trois portes,

Il y a trois traits sur le front des shivaïtes, un trident pour les vishnuites,

Le dieu Ganesh, le plus populaire, est invoqué avant chaque action,

Le basilic symbolise la fertilité, le blanc de la noix de coco la pureté (?), le rouge de la pierre XY la prospérité, tout ça sur fond sonore constitué de mantras -genre OM,

Les tuk-tuks comme partout, et la pollution des eaux,

Le café ici très populaire, le thé aromatisé,

J'apprends qu’une bonne connaissance est décédée lors du tsunami, une triste nouvelle, cela aurait pu m'arriver, un événement jusqu’alors plutôt lointain devient soudainement proche… je fais des projets et en même temps je dois me dire que cela pourrait aussi être mon dernier jour....tout est tension et relâchement, en équilibre si possible,

Je suis malade, entendre la voix de proches fait du bien lorsqu'on voyage seul....c'est autre chose que le courriel.

 

Madurai

Le long du trajet depuis le train, une campagne paisible à voir, j’ai envie de sauter du train à une gare quelconque,

Autre exemple de temple 'baroque' coloré, avec une myriade de figures ornant les grands portails, Shiva et sa compagne sont honorés,

Dans un coin musée, je lis un descriptif pour un mantra-mandala, depuis la périphérie vers le centre : sorte de croix 'étagée' = monde terrestre, cercle =vie, lotus à 12 pétales = esprit, étoile à 6 pointes = esprit subtil, triangle = cœur, point = point divin,

Comme en Iran et dans d’autres pays, il y a autour des temples une grande activité commerciale, y compris les bijoutiers,

La religion, très importante dans la vie quotidienne du pays, reste plutôt difficile d'accès –pourrais m’imaginer rendre un culte à Ganesh ?

Lu sur des enseignes : 'Kwallity',

Le Musée Gandhi… à propos du drapeau, la couleur safran pour le courage et le sacrifice, le blanc pour la vérité et la paix, le vert pour la foi et la force,

Je suis malade, c’est le blues… je lis que les caresses permettent de diminuer la tension artérielle, ça me fait une belle jambe… de savoir mes parents ‘pas loin’ dans le subcontinent me donne envie de régresser… je rêve de pouvoir de temps en temps ne plus stresser pour trouver un logement, ne plus mal dormir à cause des moustiques,

Alors que le premier séjour en Inde était une révélation, celui-ci s’avère plus fatigant, je me sens plus vulnérable, physiquement et psychiquement,

 

Trivandrum

Dans le train, des businessmen de différents Etats parlant en anglais –avec leur ‘famous accent’, et des clients ‘middle class’ dans les compartiments AC,

Un agent de voyage me dit que les montagnes suisses ont qqch de particulier que les montagnes indiennes n'ont pas, les roches ou qqch comme ça......beaucoup d'Indiens adorent la Suisse et rêvent de s'y rendre,

Beaucoup de gens du Kerala ont un job dans les pays du Golfe,

Le rôle du parti communiste dans la vie politique, le plus haut taux d'alphabétisation en Inde,

Les habits repassés au fer chauffé au charbon, comme partout en Inde,

Les communautés musulmanes présentes dans tout le pays,

Les chaussures ‘bata’ partout,

L’hôtellerie pas terrible, nulle part une moustiquaire....les corps livrés en pâture aux moustiques,

Un security check très long à l'aéroport pour Colombo.

 



Thaïlande, de Sukhothai à Bangkok

Publié le 2/02/2008 à 12:16, Thaïlande
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THAÏLANDE (suite) 

 

Sukhothai

Retour en Thaïlande, le train pris pour Sukhothai, les ruines, les briques, les statues de Bouddha -l'un enserré comme sur la carte postale, les walking bouddhas à l'allure particulière,

Sukhothai, l’escapade à cause d’une belle carte postale,

Les oiseaux perchés sur les fils électriques,

Dans le musée, à propos de l'enseignement du Bouddha, il est question de la roue de l’existence, sans début ni fin, dans le bouddhisme il n’y a pas de salut, pas de maître, chacun est responsable, tout est transitoire,

Je quitte Sukhothai pour Bangkok, le chauffeur du trishow est saoul et me tient des propos scatos,

Un usager du train me dit que de son vivant, il ne verra sans doute pas la construction d'une 2ème voie ferrée reliant Bangkok avec le centre du pays, le 1er ministre ne semblerait pas s'en soucier même en période électorale, il s’est d’ailleurs acheté un avion personnel.

 

Bangkok (suite)

Une ville au rythme frénétique, à la circulation chaotique, peu sereine, mais intéressante à découvrir,

Dans la presse, je lis que la cote de popularité du premier ministre est haute, que le pays a décidé de se passer de l'aide internationale pour le Tsunami, des dons d'argent et de sang sont organisés -notamment dans les gares routières, un article parle de l'aide mal coordonnée et des pêcheurs souhaitant qu'à l'avenir ‘la mer soit mieux nourrie afin d'éviter qu'elle n'avale à nouveau des vies humaines’, un autre article disant que l'Inde veut asseoir sa zone d'influence dans sa région –elle aussi a refusé toute aide internationale, je lis aussi que la Corée du Nord lance une campagne contre les cheveux longs, ‘influence du style de vie capitaliste’,

La catastrophe du Tsunami profite aussi à certains, on continue à penser business, des touristes se rendent nombreux pour visiter les lieux touchés par le Tsunami,

La Thaïlande semble être un pays plutôt ‘lisse’ et moderne, j'ai peine à croire qu'on puisse choper la malaria dans certaines régions, le pays inspire la sécurité, on pourrait tout manger ce qui se vend dans les rues,

Comme ailleurs en Asie, les boissons se vendent souvent en sachet avec de la glace pilée,

De beaux visages aussi -je me répète, surtout lorsqu’ils sont basanés,

La ‘thaï military bank’, une parmi d'autres,

Les ‘spirits houses’ devant les supermarchés, les mendiants,

La boxe thaïe -et khmère,

Le bruit assourdissant des embouteillages,

La cuisine avec le riz collant, le sucre, les pickles très hot, la sauce soya ou fish, le chili, ce n’est pas toujours ce que nous servent les restaurants thaïs en Suisse, réflexion valable aussi pour beaucoup d’autres pays,

Le quartier de ‘khao san’, le ghetto backpacker à fuir,

L'Asie et la langue anglaise pas toujours copines, difficile souvent de se faire comprendre, -et en Europe ?,

La Thaïlande m'intrigue, comment le pays a-t-il négocié le virage vers la modernité, comment vit-il cette tension entre tradition et modernité, les problèmes tels que la violence, le chômage, etc. ?

Aborder l'Asie sans trop de risque sanitaire, des infrastructures modernes, une bonne nourriture, voilà la Thaïlande,

Il suffit d'un moustique pour bousiller une nuit, et quand je suis grippé, je n’ai qu'une envie, celle de régresser, de me faire prendre en charge,

Il y a qqch de plutôt soft chez les Thaïs, je ne me sens pas agressé, les gens ne hurlent pas constamment, réalité ou effet d’une certaine séduction ?,

Le Tsunami, en Europe, des dons par millions, des minutes de silence, ici de l'aide aussi… je n'ai pas vu d'images à la TV et tout cela me semble un peu lointain puisque je n’ai pas été directement concerné, ma réaction aurait sans doute été différente en Europe,

Les forces naturelles peuvent anéantir en un rien de temps des rêves, des vies, des projets,

Le sentiment qu’en Asie, on aborde les choses différemment, de manière moins dramatique, ou bien ne montre-t-on peut-être pas la tristesse ?,

Avec le temps, je tolère mal l’arnaque, ça me rend furax … si les prix étaient fixes, tout le monde serait logé à la même enseigne et le fait d'être touriste ne serait pas prétéritant,

Macro- ou microcosme, l'Asie en elle-même est diverse, chaque voyageur ramènera d'autres souvenirs et aussi d'autres convictions à son sujet, mais ça vaut finalement pour toute expérience,

Je quitte bientôt l'Asie –puisque l'Inde est pour moi un continent à part, les souvenirs se mélangent, les différents styles architecturaux des temples, des bouddhas et de la religion.... Se mêle ce que j'ai imaginé avant de voir, avec ce que je me souviens avoir vu dans un livre illustré, et ce qui me reste en mémoire de la réalité rencontrée....à chacun son voyage, à chacun ses réalités,

‘Tu raconteras ton voyage fabuleux’, m'écrit-on, une réaction compréhensible, parfois lassante, attend-on de moi d'avoir fait un 'fabuleux voyage', ‘d’avoir grandi’ puisque le voyage forme la jeunesse ? Que ne met-on pas dans ce mot, le ‘voyage’ !

 



Myanmar, de Yangon à Kyaiktiyo

Publié le 2/02/2008 à 12:14, Myanmar (Birmanie)
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MYANMAR 

 

Yangon

Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec la situation des Kurdes en Iran ou des Tibétains en Chine,

L'aéroport de Yangon, la prise en camera vidéo des touristes, mais le système informatique est peu développé, tout s'écrit à la main,

La cuisine, les gens, un pays évoquant l'Asie et l'Inde à la fois,

Une ville intéressante, un mélange ethnique avec les Bamars, les Indiens, etc., un mélange religieux avec les églises, les mosquées, les pagodes, un mélange architectural avec les bâtiments coloniaux, etc.,

Le marché où des commerçants -notamment indiens- disent que toutes les minorités cohabitent en harmonie,

Des gens photogéniques avec leur longyi, leurs sandales, et de beaux visages -je me répète,

Le fard au tanaka -surtout les femmes- pour la beauté, la protection contre le soleil et la fraîcheur, mais pas tous ici l’apprécient, on rêve aussi ici de peau blanche,

Les bus et autres véhicules chinois déglingués, les jeunes pendus en grappe, leur longyi en contre-jour,

Les médias réduits à la gazette gouvernementale, le titre 'new light of Myanmar", quelques news sur l'Asie, sur l’Irak, sur les ‘ennemis diviseurs internes et extérieurs’, des photos de militaires,

Les vendeurs crieurs dans les rues, les habits séchant aux balcons "coloniaux", la pub pour Rôlex,

Le Shwedagon Paya, le grand stupa et beaucoup de petits autour, les bouddhas à la "peau blanche"....on s'assied en général les pieds de côté......la cérémonie de jeunes novices en habits scintillants sous les parasols dorés, d’autres réunis dans une "salle d'examen" quasi en plein air, dans un temple une auréole illuminée de façon kitsch....les tableaux en relief de la vie de Bouddha le long des longues rampes d’escaliers....la description dans les photos et autres souvenirs du 'lord Bouddha the unrivalled’,

Des jeunes me disent que la qualité de l'enseignement scolaire laisse à désirer,

La nuit du réveillon dans le train, ici on ne fête pas tant que ça le passage à la nouvelle année, dans le compartiment, un enseignant d’anglais très bavard, un chat n’est pas forcément un chat, il faut savoir lire entre les lignes.

 

Bagan

Le pick-up m'amenant depuis Thazi -assis sur une planche de bois, le chauffeur me fixe le tarif ‘à la tête du client étranger’, une jeune étudiante commente en disant ‘I'm sorry’,

La plaine de Bagan parsemée de ‘champignons’, beaucoup de temples partout, des briques rouges pour la plupart, très beau paysage même pour un touriste fatigué....des bouddhas souriants de loin et au faciès grave de près, des fresques de la vie de Bouddha ou de la vie quotidienne du 18ème siècle,

Les nats -esprits locaux- dans les temples et à l'extérieur, plutôt grassouillets, que l’on honore lors d'examens etc.,

Je revois certains temples avec un guide qui me soûle un peu, je maîtrise mal l'anglais, pas évident, j’aurais aimé moins de théorie, le guide fait une discrète allusion au prix Nobel 1991 "tout le monde l'aime......faut de la patience",

Au Myanmar, quatre Bouddhas sont vénérés, le premier se situe souvent à la porte Est du temple, il y a parfois un 5ème d’où la forme alors pentagonale du temple....des illustrations sur les faïences racontent la vie de Siddhârta –il y a 550 épisodes.... on voit les lions gardiens de l'enseignement du Bouddha, d'autres symboles tels que le paon -soleil et le lapin –lune,

On voit dans les temples birmans des nats, des statues représentant les esprits, croyances prébouddhiques -qu'on retrouve ailleurs aussi… les nats 'supérieurs' protégent le temple, les 'inférieurs' sont vénérés par les humains par exemple pour réussir aux examens etc......devant un des nats il y a une pierre qu’il faut soulever pour en évaluer le poids, on demande au nat que la pierre soit légère pour assurer l'exaucement du vœu, puis on demande confirmation on priant que la pierre soit lourde,

La cosmologie comprend 31 niveaux qu'on retrouve dans la forme du stupa (?), dont quatre pour les enfers, un pour les humains -seuls êtres vivants capables d'atteindre l'illumination pour devenir des bouddhas, six pour les anges et vingt pour les Brahmans,

Autour du stupa, il y a des animaux symbolisant les jours de semaines, garuda pour la victoire le dimanche à l'angle N-E, le tigre pour l’absence de peur le lundi à l’Est, le lion pour l’enseignement de Bouddha le mardi au S-W, l'éléphant  pour la chance le mercredi matin au S, l'éléphant sans défenses au N-E, le rat pour un coeur aimable le jeudi à l’W, le porc de guinée pour les valeurs esthétiques le vendredi au N, le naga pour l’acuité le samedi orienté au S-W et opposé à 'son ennemi' le garuda.…le mercredi matin est important puisque c'est ce jour que Bouddha a eu l'illumination,

Il y a plusieurs positions des mains du Bouddha : assis -enseignant, méditant- la main droite avec la paume orientée vers les fidèles pour exprimer ‘n’ayez pas peur’, ou bien les doigts formant un anneau enseignant le premier sermon –roue de la vie, etc, ou bien la main droite touchant la terre lorsqu'il soumet les démons du désir -rana?, ou bien les deux mains à la poitrine pour exprimer la compassion et la bénédiction, ou bien les paumes des mains vers le ciel -droite sur la gauche-,

Il y a plusieurs postures, en position méditative de lotus, et couché 'relaxe' avec les yeux ouverts, les yeux fermés et la tête tournée vers le nord lorsqu’il est couché passant dans le nirvana, debout en accordant des bénédictions ou s’opposant aux forces du mal, ou bien les bras allongés lors de voyage, marchant comme à Sukhothaï après son retour du paradis sur terre,

Le Bouddha à 108 caractéristiques qu’on peut voir sur les plantes de ses pieds en position couchée, 20 principales et 88 mineures (?)....les bouddhistes ont aussi une sorte de rosaire,

On rapporte que la vie du Bouddha a passé par la découverte de la souffrance, de la vieillesse, de la mort, il a tenté d'y répondre par l’ascèse, sans succès….lors de l'illumination, il a compris que le chemin est celui du milieu, entre l’ascèse et le plaisir des sens, il a exposé lors de son premier sermon les quatre nobles vertus, le constat de la souffrance, son origine dans le désir, le fait qu'en supprimant le désir on supprime la souffrance, et la manière d'y parvenir à savoir le chemin des huit pas....l’amélioration du karma se réalise dans les dimensions physique, verbale, mentale,

La communauté bouddhique repose sur le Bouddha illuminé, le Dhama = l'enseignement des illuminés, et le Sangka = l'ordre saint des moines....auxquels s'ajoute l'enseignement des pères ( ?),

Je dors dans le village voisin de Nyang U, avec ses nombreux petits magasins et restaurants de rue, la pauvreté, on puise l'eau dans le puits, parfois avec une pompe électrique....on voit des maisons aux parois de lamelles de bambous, mais les conditions de vie sont inégales, une famille aisée ici, une famille pauvre juste à côté,

Un jeune homme accompagne son père hémiplégique pour la promenade, les enfants me courent après en criant ‘hello’....je vois aussi un petit bureau inoccupé du parti d'opposition,

La musique dès 4h20 du matin le 4 janvier....Independance day oblige.

 

Mandalay

Depuis l'avion, un canal ( ?)…à l’arrivée, pas un bus depuis l'aéroport, chacun se débrouille, une personne me propose de partager le taxi, puis se ravise, cela pourrait sans doute lui causer des ennuis,

Mandalay est le centre du commerce de jade, du rubis, de l'opium, les businessmen Chinois sont là, on voit les immeubles à l'architecture ‘catelles de WC’, des inscriptions chinoises plus nombreuses qu'ailleurs,

Le rythme régulier du pédalier des vélos,

Les jarres avec l'eau potable coiffées d'un couvercle d'osier, le cabanon de chantier en bambou,

Le temple avec un beau bouddha doré, aux oreilles ‘ailes de papillon’, des décors de miroiterie, un décor de théâtre pour les représentations de la vie de Bouddha,

Les pick-up, les vieux bus, tout déborde de monde, on s'entasse, on semble supporter beaucoup dans ce pays,

Les pannes de courant très nombreuses, les générateurs à la rescousse,

Au retour d’un spectacle de marionnettes où j'ai failli m'endormir de fatigue, je passe par une 'rue chaude' où l'on vend des préservatifs à ‘ciel ouvert’,

La discussion avec le jeune personnel de l'hôtel, masculin puisque c’est le soir –les femmes ne travaillent que de jour, pas une critique ouverte vis-à-vis du gouvernement, prudence ou apolitisme ? "On veut vivre en paix, selon de bonnes valeurs morales"…d'autres médias que les organes officiels sont parfois accessibles, tels que BBC News, "nous sommes informés, nous sommes au courant de la catastrophe du Tsunami"… pas de problème de coexistence au Myanmar, ‘seulement parfois avec les musulmans’, me dit-on,

A part des magazines de sport, pas grand-chose d’autre dans les kiosques pour l’info 'étrangère',

La soirée festive près d'un monastère -pour collecter des dons, il y a un show musical à la Broadway version locale, des stands divers, il y a une grande roue -bonjour la sécurité !, beaucoup de ‘hellos’, des stands de nourriture, je suis le seul étranger, quasi personne ne bouge en écoutant la musique bien rythmée, on me dit que la police intervient si les corps swinguent trop,

La school of fine arts, les instruments classiques -xylophones et 'gongs' disposés en cercle- une musique pentatonique alors que les instruments permettraient aussi de jouer 'do ré mi....', c’est beau de voir les gestes de la danse traditionnelle -pieds, mains, tête, une ressemblance avec la danse pratiquée dans les autres pays de la région....un atelier de sculpture avec des œuvres à la Botero......sur un panneau, je lis qu'un des buts de l'école doit être de ‘prévenir l'infiltration et l'influence de la culture de l'ouest, de préserver la culture, la morale, la souveraineté nationale’,

L'escapade inattendue -sur une moto sans coussin- dans un petit village de tisserands, le bruit cadencé des machines, la visite d'une école primaire, cinq classes dans un seul grand bâtiment sans cloisons, chaque enseignant hurle, les élèves répètent en hurlant, -on peut donc quitter l'école sans connaître beaucoup de la langue anglaise, mais les conditions en milieu rural sont autres qu'en ville… "are you happy with your work ?" les ‘yes’ semblent fatigués,

En revenant en ville, passage dans une région bucolique 'parsemée’ de stupas blanc et or, des rizières et des plans d'eau où se reflète le soleil,

U-Bein bridge, un pont en bois, les photographes japonais s’y ruent pour le soleil couchant, deux arbres morts dessinent une belle silhouette, très bien placés, peut-être rendus photogéniques par des désherbants ?,

Innwa et le monastère en bois, très photogénique avec les moines à l’étude, l'ombre, la lumière et la couleur orange des robes, on demande de l'argent pour les orphelins qui ont l'école ‘justement là où passent les touristes’, je suis content de ne pas avoir d'appareil photo, ces cameras pointées paraissent intrusives....plus loin de petites ruines avec de vieux bouddhas, c’est apaisant de voir ces statues calmes assises…l'architecture bouddhique est réussie, avec la forme ronde en cloche de certains stupas, les temples avec toits carrés à étages, des 'crêtes' en vagues.

 

Yangon (suite)

Le train depuis Mandalay, ‘horse train’ -ça bouge tellement qu'on ne tient pas debout, il paraît que le train déraille parfois, 5 dollars pour les locaux, 33 pour les touristes pour la même prestation, et la fenêtre laissée ouverte, le froid et plus tard la pneumonie en cadeau....depuis le train, des rizières inondées au crépuscule, des villages avec des maisons en bambou 'tressé' -en dehors des villes les conditions de vie sont très modestes.

Le quartier plutôt chic des ambassades de la capitale –on y voit aussi la maison des Jéhovah, l'école Montessori, etc.,

Les écoliers en uniforme -pour les garçons un longyi,

Les nonnes en rose,

Le parc d'attractions près de la pagode Shwezigon, avec la chaise à massage électrique,

La pagode Sule Paya où on récite, nuit et jour, pendant quinze jours chaque année, des paroles de Bouddha, grâce à ça la Birmanie aurait été épargnée en partie du Tsunami, me dit-on,

Les pubs d'Ovaltine,

Les conducteurs dormant sur leur trishow,

Les fils électriques.

 

Kyaiktiyo

‘Golden rock’, des sourires nombreux, une ambiance très sympa, une ferveur populaire, y compris les jeunes, c’est aussi une destination touristique pour les locaux, on entend des prières chantées,

‘Ladies not allowed’ pour apposer la feuille d'or sur le roc, elles ne peuvent pas non plus approcher de trop près la statue de Bouddha dans les temples,

Dans le bus, beaucoup de jeunes vêtus à l'occidentale, parfois un T-shirt 'U.S. army', écoutant à plein tube des reprises version birmane de Madonna etc., dans le bus aussi une vidéo où seules bougent les lèvres d'un moine récitant son discours,

Une certaine pudeur mais aussi un autre rapport au toucher –les gens se massent la nuque par exemple- qui n'existe pas en Europe… mais ma perception de la réalité locale reste superficielle,

Parmi les jouets et bibelots vendus comme souvenirs, des pistolets en bambous, on voit que ce sont des jouets, et qu'en penserait Bouddha?,

C’est le week-end avec une fête 'foraine' sans interruption, des jeux d'argent, des bières à profusion, les hommes portent leur petit et continuent à jouer, les micros déversent leur flot de paroles, et la nuit pour moi finira sans fermer l’oeil,

Le massage birman, on appuie, on tire, ce n’est pas soft du tout,

On envie ici la peau blanche -et parfois les nez pointus, et moi qui rêve d'avoir leur couleur basanée pour porter la chemise blanche et le longyi,

Le retour vers Yangon, dans le bus, le film de James Bond et ses scènes de violence qui me semblent plus brutales, moins codifiées, plus 'réalistes' que les exemples aperçus dans les films asiatiques avec leurs jeux de pouvoir et de soumission ?… les sous-titres sont en anglais, que déduisent les gens en voyant ce film ? Je suis frustré de ne pas pouvoir le savoir, la barrière de la langue, toujours elle,

L’envie de dire qu’un 'hello one dollar' aboyé aux clients me fait fuir,

Les tatouages sur la peau basanée,

Le dernier soir, un massage birman pour tenter de soulager un lumbago, la masseuse le fait avec son coude, en balançant pour diminuer l'effort… pas toujours soft le massage en Asie,

Comme partout en Asie, le glutamate –était-ce ça, cette poudre blanche ?- élément essentiel en cuisine,

A l'aéroport, je tente de dire que le taux de change gouvernemental est de la pure arnaque -la moitié du taux offert en ville, on me renvoie ici et là, je n'ai qu'à écrire à la banque centrale ou au ministère des finances me dit-on, je pars en m'étant exprimé mais je sais que cela ne servira à rien,

Tout est ‘gris’ lors d'une dictature, se méfie-t-on les uns des autres ?

 

 



Thaïlande, Bangkok, stop-over

Publié le 2/02/2008 à 12:13, Thaïlande
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THAÏLANDE  (suite) 

 

Bangkok (suite)

Une ville trépidante, beaucoup plus de voitures que de motos,

Les petits autels devant les centres commerciaux,

Le repas festif des moines à Wat pour célébrer l'anniversaire de naissance d'un ancien roi,

Le beau visage et les pieds aux 88 attributs du Bouddha couché,

Le palais royal, la belle chapelle au Bouddha d’émeraude -des peintures aux couleurs harmonieuses retraçant la vie de Bouddha, les images de l’enseignement du massage thaïlandais,

Le spectacle dans le sanctuaire où les gens rendent un culte pour obtenir la chance au loto, aux examens, etc., on offre une fleur de lotus, des cierges sont allumés, des feuilles d’or sont appliquées sur une statue de divinité,

L'arnaque du tuk-tuk qui m’emmène voir le ‘Lucky Bouddha’ et le magasin de bijoux, en disant que le palais royal est fermé,

Une autre arnaque, l'excursion organisée au ‘floating market’, tout est commercial, une journée moins informative que ‘pompage de fric’, j’ai exprimé mon mécontentement à l’agence, elle n’en a eu que faire,

Le Musée national intéressant, mais sans guide on n’apprend pas grand chose, le mieux serait une personne maîtrisant bien son sujet et bien l'anglais, pas évident, beaucoup de gens ne comprennent pas les questions que l'on pose, même simples,

J’apprends la catastrophe du Tsunami en lisant un journal, je ne me rends pas compte de l'ampleur de ce qui s’est passé alors que je reçois de nombreux mails me demandant où je suis… je me rends compte aussi combien mes proches sont importants pour moi.

 



Cambodge, de Phnom Penh à Siem Reap

Publié le 2/02/2008 à 12:08, Cambodge
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CAMBODGE 

 

Phnom Penh

La courte mais intéressante visite guidée au Musée national,

La visite de Tuol Sleng, un Musée évoquant les victimes du génocide fratricide de Pol Pot, des gens se sont tus, d’autres se sont révoltés, il y a eu des collabos....50% de la population a moins de 15 ans et, comme au Viêt-nam, n’a pas tellement l'envie de remuer le passé,

Il y a de beaux visages aussi, basanés -je me répète- qui me font plus penser aux Malais qu'aux Chinois,

L'atmosphère est plutôt sympa, mis à part les ‘revendeurs-arnaqueurs’ qui ne font que leur job,

La compagnie aérienne President airlines, il faut vraiment s’accrocher, les portes de secours sont obstruées par des sièges, il n’y a pas d’annonce des mesures de sécurité, pas de feuille explicative dans la poche, c’est un avion à hélices datant de Mathusalem… j’ai finalement obtenu ma place pour Ratanakiri, en étant sur la liste d’attente,

La school of fine arts, avec des étudiants pratiquant l’art dramatique, la danse classique ou folklorique, la musique cambodgienne ou occidentale, le cirque....causette avec quelques jeunes, ils ont 22 ans, qui pensent que le jugement des khmers rouges est nécessaire, une ambiance sympa mais à la sortie l’administrateur des relations publiques me demande un don, qqch me dit qu'une partie ira dans sa poche,

Le pays se dollarise....riel ou dollar....no problem.

 

Ratanakiri/Banlung

Visite d’une amie, agréable est sa maison en bois sur pilotis au bord d’un lac.... la nuit, le karaoké au petit bistrot voisin, et les hululements nocturnes des chiennes en chaleur,

La poussière qui colore tout en rouge-brun couleur terre, un beau contraste avec le bleu du ciel et le vert des forêts -du moins ce qu’il en reste, vu l’abattage massif et rapide des bois tropicaux,

Idéalement, il faudrait expliquer aux minorités ethniques comment mieux survivre, la santé mais aussi les lois -histoire de conscientiser les gens qui trop facilement vendent leurs terres pour un profit à court terme et se retrouvent sans ressources après avoir acheté une moto,

Le gouvernement soutient officiellement le projet d’alphabétisation -il en profite car il y a de l’argent de l’Unicef et d’autres organisations- ça peut l’intéresser si les minorités ethniques peuvent être 'cambodgianisées’,

Les tribus sont plutôt animistes, révérant des esprits de la terre -on offre qqch à la terre pour le riz qu’on prend, les cieux, dans la forêt il y a souvent un coin sacré intouchable,

Visite d’un village Brao....des cochons, des chiens, des poules se promènent.... ici, je ne me sens pas comme touriste intrus......on me montre la cabane haute des jeunes célibataires, les moeurs prémaritales sont libres -on dit qu’il faut faire l’amour 250 fois avant la première grossesse......ça commence à 17 ans pour le garçon mais déjà à 12 pour la fille, les filles une fois mariées stoppent souvent toute scolarité s’il y en a eu auparavant.... je passerai une nuit à grelotter dans un hamac, à 5h heureusement c’est le lever autour d’un feu et sous un magnifique ciel étoilé,

On me dit qu’il est difficile de provoquer le changement dans les comportements, par exemple concernant la santé....si la grand-mère dit ceci, on le fait même si on est convaincu du contraire....les changements nécessitent parfois deux générations,

A l’origine, les tribus  de chasseurs exploitaient la forêt de manière modérée....puis sont arrivés les Cambodgiens qui ont acheté les terres pour y mettre des cultures, coupant les bois tropicaux, un phénomène également connu dans les pays voisins exploitant les bois et les pierres précieuses -nerf de la guerre lors de temps troublés et source de profit en temps de paix lorsque les différentes factions politiques se remplissent les poches,

Les offices de protection de l’environnement ne sont pas les derniers à participer à la chasse d’animaux qui sont vendus aux Chinois pour leur médecine … l’armée, les autres pays tels que la Thaïlande, le Viêt-nam et les pays occidentaux sont aussi complices, on décrète d’autant plus volontiers la nécessité de préserver les ressources nationales quand on sait que l’on peut faire ce que l’on veut dans le pays voisin, à savoir déboiser et chercher les pierres précieuses,

Il paraît que le problème n'est pas de voler mais seulement d’être pris sur le fait,

Les petites vieillesà la pipe et aux lobes d’oreilles allongés,

La solidarité se limite à la famille, on se réunit autour du culte des esprits à satisfaire, parfois il y a des chrétiens dont la conversion n’a pas été l’objet de missionnaires américains mais de gens locaux,

Il paraît qu’il y a moins de corruption dans les villages autochtones, le mot corruption est connu du monde cambodgien… comme pour le passé avec les khmers rouges beaucoup de monde n’a pas les mains propres......alors quelle justice ? Les Occidentaux peuvent-ils réclamer le procès de ceux qu’ils ont soutenu auparavant ? Pas simple,

Le Mékong fait l’objet de projets de barrages chinois, tout le monde y va, les Vietnamiens en ont déjà un sur une rivière dans le nord, le fleuve a depuis lors changé de couleur,

Suite au passé khmer rouge, il semble que le Cambodge soit le moins 'pratiquant' en matière de religion,

Je lis que le bouddhisme Theravada s’occupe de : 1) la souffrance, la frustration, la maladie, 2) la contingence et l’impermanence des choses, 3) la non-substantialité ou la non-essentialité de la réalité, il n’y a pas de permanence de l’âme -ce qui n’est pas le cas chez les hindous,

La souffrance viendrait du désir, il s’agit d’éliminer l’un et l’autre, et le chemin pour y parvenir comporterait 8 points : ‘right understanding, right mindedness, right speech, right bodily conduct, right livelihood, right effort, right attentiveness, right concentration’…la notion de mérite est importante, lorsqu’on donne l’aumône ou en allant dans les temples,

On me dit que l’adolescence est un phénomène nouveau en Asie depuis environ dix ans....avant les gens se mariaient tôt et devaient prendre leurs responsabilités,

La norme ici est que souvent les choses ne fonctionnent pas, que les gens disent ceci et font autre chose, il faut l’intégrer dans la gestion du quotidien.

 

Siem Reap

Trajet depuis Phnom Pehn en bus, sur une route refaite, on voit des rizières sèches, des palmiers sucriers, des buffles d’eau, les villages sont pauvres,

La musique cambodgienne utilise des xylophones (?),

Le massage effectué par un malvoyant, celui-ci n’était pas très talentueux,

Les ruines d’Angkor, vastes, de nombreux temples....le passé hindou-bouddhique, un riche héritage pour le pays, pourtant assimilé à du patrimoine thaïlandais dans les bouquins scolaires thaïs paraît-il…de beaux bas-reliefs -il faut imaginer la polychromie, les toits au relief de 'pneus', les visages souriants des bouddhas Avalokiteshvara – pour la bénédiction et la compassion, les poitrines des apsaras lissées par les visiteurs,

Le complexe de Banteay Srei soutenu par la DDC helvétique -‘klein aber fein’.... des histoires sculptées sur plusieurs centaines de mètres à Angkor Wat....Ta Phrom et la 'jungle' flirtant avec les ruines, les racines épousant les contours des pierres comme un serpent,

Le Babel des langues, les touristes japonais bien organisés recevant dans leur casque les commentaires donnés par la guide, on entend aussi des touristes français et américains,

Pourquoi est-ce l’épaule droite qui est dénudée chez les moines ?, Un guide aurait été utile,

Les informations que j’ai se mélangent à d’autres souvenirs, je tente de lutter contre l’oubli en tapant mes notes sur le clavier,

Voyager peut être une bonne chose mais pas obligatoire......sans quoi, il faudrait que six milliards de touristes sillonnent le globe,

La frustration de ne pas pouvoir interroger les gens sur leur vécu, la guerre ou d'autres thèmes d’actualité,

La veillée de Noël, la prière de ne pas me retrouver seul dans ma chambre le soir… le "hasarD" d'une rencontre totalement inattendue–on croit que ça n’arrive qu’aux autres, nous ignorions chacun le chemin de l’autre… un clin d’œil divin,

Le land mine Museum, pour informer, une initiative louable.... par contraste le malaise en voyant les mutilés exposés au public près des temples pour susciter la pitié des touristes,

La route vers la frontière thaïlandaise utilisée pour les échanges internationaux, cahoteuse au possible, on respire la poussière à pleins poumons,

Les panneaux de santé,

Les cages à cochons portées sur des motos,

L’Unesco, en établissant des sites 'patrimoines de l’humanité' rend un grand service à l’industrie touristique, mais pas toujours aux nécessiteux, à Angkor c’est un riche bonhomme actif dans le marché du pétrole qui ramasse le pactole des droits d’entrée du site.

 



Viêt-nam, de Hanoï à Ho Chi Minh City

Publié le 2/02/2008 à 12:06, Vietnam
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VIÊT-NAM 

 

Hanoi

Dès la sortie de l'aéroport, les chapeaux coniques, souvent un masque protégeant de la poussière ou du soleil- couvrant la moitié du visage, le concert de klaxons des innombrables motos officiant parfois comme 'taxi-motobike',

On construit beaucoup, étroit et en hauteur, un style 'néoclassique' avec des arcs cintrés et des balustrades,

Les cimetières de petites tombes à niche sur des monticules de terre,

Un climat plutôt frais vu la saison,

Une ville 'agitée' de motos, un air pollué, beaucoup d’animation dans les rues......on coiffe les cheveux lavés, on les coupe, on voit divers ateliers, des cages d'oiseaux, des fabricants de pâtes, des femmes vendant des bananes en portant les deux poids à la vietnamienne....j'imagine ainsi la Chine il y a 20 ans,

Les vélos et les motos débordant de marchandises, les 'hello motobike' toutes les trente secondes,

Les sandwichs, les croissants, les pâtés et autres nombreuses 'françaiseries',

Les herbes comme la coriandre,

L’excursion à Halong Bay, les floating houses, les pics style 'Guilin' plongeant dans l'océan, la visite de belles grottes, un guide incompréhensible ou presque, et pour terminer une visite du centre d'artisanat d'handicapés de la guerre et destiné aux touristes uniquement,

Le Musée ethnographique…la tension entre acculturation par les 'progrès de la vie moderne' voulus par le gouvernement et le maintien des traditions, une religiosité marquée par le monde des esprits, y compris ciel, terre, eau, riz… une exposition de costumes nationaux, existe-t-il aussi un costume national élégant pour les citadins suisses ?,

Le Musée de la révolution qui respire l'ennui, le Musée of fine arts avec ses  bouddhas amaigris par le jeûne....l'art engagé au service de l'idéologie ou comment nous priver d'une réflexion 'meta' ?

Le Musée de l'oncle Ho fermé en raison de la visite de l'armée –elle aussi adore se faire prendre en photo,

Le Musée d'histoire....les Vietnamiens ont repoussé tôt ou tard tous les envahisseurs, y compris 'l'agresseur américain' et ils en sont fiers,

Le Musée consacré aux femmes vietnamiennes, certaines ont reçu le titre de 'hero (sic) du travail’....les traductions en français sont souvent très approximatives,

La société vietnamienne traditionnelle connaît aussi les 'trois religions' taoïsme, bouddhisme -similaire à celui pratiqué en Chine, et confucianisme, à quoi s’ajoute le culte des ancêtres et des esprits,

Le match de foot retransmis dans le bus, victoire 6-1 sur le Cambodge, on parade à motos,

Les ongles longs des jeunes des deux sexes, les regards équivoques,

Le taxi-motocycliste handicapé, et ma pingrerie pour le prix de la course,

Des rues principales très bruyantes, et juste derrière des ruelles étroites et calmes,

Le théâtre de poupées sur l'eau, pour un public ’'digitalisé', tous bras levés, les cameras flashant à tout bout de champ,

L'appel, par haut-parleur dans la rue, pour le recrutement des jeunes, trois ans les attendent me dit-on, mais pas tous,

La course gratuite –donc pas forcément désintéressée- en taxi-moto, le conducteur critique le parti unique qu’il estime corrompu à tous les étages,

Le centre de la croix rouge locale où on peut se faire masser par des personnes malvoyantes,

Très peu de personnes obèses dans les rues,

Les jeunes couples squattant tous les bancs autour des lacs urbains,

Les ados boutonneux envoyant leur 'I love you' sur le chat dans les cybercentres,

Le resto-café sponsorisé par une ONG australienne travaillant pour les jeunes des rues, une opération alibi ?,

Les bouteilles d'eau de la marque 'la vie' que je tente d'absorber pour compenser les pertes liquidiennes, gastro-entérite monumentale oblige,

Le centre culturel français et la lecture du magazine 'la recherche' où je lis que les hormones du stress diminuent lors de compagnonnage amical ou amoureux,

La soudaine envie d'être sur une île grecque, de manger des biscuits de Noël,

La peau blanche est l’idéal de beauté...les femmes se couvrent le plus possible lorsqu'elles travaillent au soleil,

Les salaires de 50-70 dollars ne permettent pas de vivre, donc les gens ont plusieurs boulots....y compris le commerce du sexe, autour des petits lacs urbains, les touristes seuls se font aussi aborder,

Le modèle économique est la Chine, libéraliser le tourisme et en même temps garder le pouvoir, tel est l’enjeu pour le parti unique.

 

Hue

Un passage rapide, une forte pluie, la visite de l'ancienne citadelle au style ‘chinois’ sauf pour les couleurs plutôt orange et bleue,

Le bus à touristes, trois fois plus cher avec ses backpackers en shorts, sac à dos, casquette, CD player, tresses rasta ou décolleté, appareil photo etc,

Des paysages montagneux et boisés, au bord de l’océan des filets à poissons genre 'trampoline', c’est beau mais pas enthousiasmant lorsqu’il pleut....dans le bus, trois touristes, asiatiques, les trois strabiques et albinos, les trois au large sourire.

 

Hoi An

Chaque deux semaines environ, selon le calendrier lunaire, les habitants font des offrandes –aliments, bâtonnets d’encens- à Bouddha et aux ancêtres, devant l'échoppe ou dans les maisons,

Partout dans les hôtels des sapins de Noël, des guirlandes, des boules, tout y est,

Les resto de rues, les ateliers, et les sols à catelles, on vit portes ouvertes,

Une petite ville charmante, sauf les rues principales 'tuées' par la concentration de boutiques de souvenirs, de belles guesthouses vieux style en bois foncé avec des motifs peints, la carpe symbole du succès et de l’abondance, le dragon symbole de la royauté, la puissance de l'eau donnant la vie, d’autres animaux fabuleux comme la tortue, la licorne, le phénix,

D’une fenêtre au rez-de-chaussée, on entend des chants accompagnés à la guitare et arrosés d’alcool de riz qui se consomme allègrement le soir,

Attendre en position accroupie, partout en Asie,

L’excursion aux ruines Champa de culture hindoue de My Son, très romantiques sous la pluie, parfois en 'miettes' suite aux bombardements, pour s’y rendre un trajet très photogénique avec des maisons parfois colorées orange, bleues, au style 'chinois' ou 'à l'italienne',

En me promenant dans la ville, je passe à côté d’une maison hébergeant les handicapés et les sans-abri, tous en ‘chemise’,

La fabrique de tissu de soie, de vieilles machines faisant un bruit infernal, la poussière s'accrochant à tout, les ouvrières travaillant avec le sourire à l’asiatique- 6 jours/7, souvent sans protection auditive, des conditions à la Zola,

Le restaurant ‘café des amis’, j’écoute Jaques Brel, refuse d’écouter les protestations intestinales et soigne mon 'prince intérieur' en dégustant un bon repas.

 

Saigon/Ho Chi Minh City

Le long du trajet, des rizières inondées après la récolte pour la pisciculture, bien moins de charme qu'avant la récolte,

La langue vietnamienne,

Le Musée ‘war remnants’, avec beaucoup de photos, histoire de choquer les gens et de garder la mémoire intacte ‘pour que cela ne se reproduise plus’, mais quelle mémoire ? Pas de vidéos ou de témoignages de gens pour comprendre comment ils ont vécu les événements, comment ils ont pu s’en sortir,

Au Musée de la ville  ‘the patriots...the puppet regime's army....’, un point de vue idéologiquement partial et unilatéral,

Je lis que les ‘extrêmes de l'Occident’ sont la passion, le désir, l'amour, la haine,

Le soir, encore plus que le jour, des milliers de couples de jeunes squattant les bancs, ou à moto –souvent louée,

La cuisine locale moins grasse qu'en Chine, plutôt bonne, il n’y a pas de riz collant comme au Laos,

La causette avec des étudiants près d'une école, impossible de la visiter m'assurent-ils, les entrées sont sévèrement contrôlées… selon eux, les étudiants sont assez libres pour autant qu'ils ne sortent pas du cadre fixé par l’université....l'Occident a la réputation d'être un monde quasi sans lois où l'on peut faire ce que l'on veut… on m’invite à ne pas répéter plus loin la discussion,

L’excursion touristique aux tunnels de Cu Chi utilisés par les Vietcong -alliés des communistes du nord- pour lutter contre les Américains....’war entertainment’ on peut même tirer une balle d'un fusil, certains touristes semblent aimer, on y vient pour trouver ce qu'on cherche.... pas moyen de passer par les étroits tunnels, je ressors rapidement, trop claustrophobe....sur le chemin du retour un atelier de construction de tombes en marbre, un ouvrier prend du repos –temporaire- sur l'une d'elles,

L'eau en bouteille de marque 'la vie' fait partie de l'empire Nestlé,

Le Viêt-Nam est l'exportateur numéro deux pour le riz et dans le peloton de tête pour l’exportation de poissons… le pays sera bientôt membre de l’OMC… les taxes des autoroutes sont destinées à rembourser les emprunts du FMI,

Les gens sont-ils moins stressés en Asie ? Une jeune Vietnamienne me dit que les gens bossent toute l’année mais sont souvent propriétaires de leur business, on les voit assis devant leur échoppe sur des petits tabourets en plastic, ils attendent les clients......la nature est généreuse et apporte des produits en abondance....l’ambiance semble plus relax mais la compétition est importante, on ne montre pas l’agressivité… le fosse intergénérationnel existe, les jeunes n’ont pas vécu la guerre,

A force de voir des Asiatiques, je m’habitue à leurs nez et yeux bridés....les nez des Blancs me semblent du coup vraiment longs,

Les femmes en costume de soie assises sur leur moto....leurs queues de cheval nouées toutes à l'identique, et les casquettes des milliers de motocyclistes,

Les rizières au vert paradisiaque, ou inondées avec canards et poissons, et au milieu des champs des tombes de paysans,

Les hamacs dans les bistrots le long de la route,

L'excursion dans le 'delta du Mékong', beaucoup de canaux, de bras fluviaux, de palmiers d’eau, du limon, l’eau brune est riche en alluvions pour fertiliser les champs....un stand vend des bouteilles contenant des serpents ou des scorpions....des petits ponts pour accéder aux maisons, et devant des portes grillagées avec pointes,

L’œil style ‘franc-maçon' des temples caodaïstes,

Les forêts de hautes antennes de TV,

Le long du  fleuve, des jacinthes d’eau (?), des stations piscicoles et l’utilisation d’antibiotiques dans la fabrication de la farine qui leur est donnée, des villages de musulmans, minoritaires dans le pays,

Les jeunes jouant au billard, au volley, au badminton, au foot,

Le chiffre 3....les trois religions, la terre l’humain et le ciel, les trois ennemis que sont la pauvreté, le manque d’éducation et la surpopulation –entendu également en Inde,

Je demande où se trouve un coin Internet, on me montre telle direction… qui s’avère fausse après coup,

Les sourires asiatiques....l’occidental peut être induit en erreur, on peut être mécontent tout en souriant… un sourire peut aussi être vécu comme séducteur alors qu'il ne l'est pas,

Peu de portables au Viêt-nam....la Chine est en ‘avance’,

La fin d'année rime habituellement avec froid et journées courtes, ici ce n’est pas le cas, mais les décorations de Noël abondent dans les hôtels, les magasins, le père Noël, les traîneaux, rien ne manque,

On propose aussi des treks vers les villages des 'minorités', qu'en penser ? Les 'minorités' souhaitent-elles vraiment notre visite ?,

J'ai failli ne pas me rendre dans ce pays parce qu'on m'a dit que les gens n'étaient plus du tout sympas, grande aurait été l'erreur, c’est le cas certes dans les rues touristiques mais pas en dehors,

Je n’ai pas accès à la littérature, si je ne comprends pas la langue, alors que vois-je du pays ? Je voudrais pouvoir comprendre leur humour,

Je souhaiterais comme touriste des sourires authentiques enchantés de ma visite, alors que je suis le millionième à passer par telle rue, à m’extasier béatement devant tel objet,

Quelle éthique pour le tourisme ? Que penser lorsqu'on se voit demander le double ou triple du billet de bus sans que les autres passagers ne bronchent ? Respect ou crainte vis-à-vis de ceux qui ont le pouvoir ? Une vision partagée à propos du touriste blanc qu’il est légitime de tenter d’arnaquer ? Ou bien une habitude liée à la corruption à tous les étages ? Un besoin de compenser un salaire insuffisant ? Faudrait-il demander que soient aussi affichées les commissions pour les billets de train, etc. ?



Laos, de Luang Prabang à Vientiane

Publié le 2/02/2008 à 12:05, Laos
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LAOS 

 

Luang Prabang

Ville calme et reposante, un vrai bien-être....mais un brin trop axée sur le tourisme, à se demander s'il existe d'autres activités.... des agences proposent leurs treks visitant les 'minorités', qu’en penser ?

Dans une des rues, une échoppe avec de beaux tissus aux variations de rouge, etc... un artisan fabrique des lanternes en papier.... l’architecture lao utilise beaucoup de bois,

Beaucoup de touristes, des backpackers en vadrouille que j’ai envie de fuir,

De beaux temples, avec des dorures sur bois, parfois en relief à l'extérieur, des toits étagés en tuiles avec une 'crête' à neuf pics, des bouddhas grands et petits –le bouddha debout ‘demandant la pluie’ …le gong frappe chaque pleine lune et son contraire,

Devant le musée, un panneau signale ce qu'un touriste peut faire : respecter les moines/novices que les femmes ont l’interdiction de toucher, aider les villages en offrant qqch aux aînés et ne pas favoriser la mendicité, aider le développement en achetant les produits locaux, ne pas ‘montrer de la chair’ ou parler bruyamment –c’est considéré comme offensant, se couvrir les épaules jusqu’aux genoux en visitant les temples et enlever les chaussures, veiller à une hygiène personnelle ou alors être prêt à s'exposer à des moqueries -en Asie tout le monde est toujours propre, ne pas consommer des drogues, demander la permission de prendre des photos notamment dans les villages, ne pas montrer ostensiblement des marques d'affection en public, refuser des propositions d'achat d’antiquités,

Très bref passage dans une école bilingue lao-français à laquelle accèdent les meilleurs élèves, 25 par classe alors que les classes 'normales' peuvent en compter jusqu’à 60, le plafond troué, les pupitres en bois, les brochures éditées à Paris, la maîtrise toute relative du français de certains prof, les cours se donnent portes ouvertes comme ailleurs en Asie,

Causette avec un novice, faisant sa scolarité gratuitement dans un collège bouddhique, il peut y recevoir une éducation que sa famille ne pourrait lui payer.... il insiste sur son désir de pouvoir continuer ses études à Vientiane, ‘do you want to pay my scholarship ?’ que suis-je si ce n’est un ‘compte en banque occidental’ ?

Petite excursion privée en traversant le Mékong pour visiter quelques peintures murales d'un temple pas loin de s'effondrer....charmants sourires des petites figurines peintes, charmants sourires aussi des gens que je croise dans les rues,

Pour être un vrai homme, il faut avoir fait trois mois dans un monastère et trois mois à l'armée, me dit le passeur du Mékong,

Lever à 5h30 pour voir les moines quêter leur nourriture quotidienne, ils n'arriveront que vers 7h....on m’amène à un lieu précis où il n'y a que des touristes, des braves dames vendent le riz destiné à être offert aux moines....un peu plus loin heureusement c’est plus authentique, des gens 'locaux' déchaussés, assis sur une natte, tissu par dessus l’épaule, offrent du riz collant,

L'influence française avec les baguettes, les inscriptions en français, les subventions françaises pour la restauration de temples,

Apparemment, le nord et le nord-est, -passablement bombardé durant la guerre, est une région idéale pour les treks, il y a même des agences faisant de l'écotourisme,

Le Laos, un pays sans doute à visiter lors d'un festival,

Comme en Thaïlande -et ailleurs en Asie du sud-est, les femmes, ici en robe longue avec ourlet orné, tiennent un rôle important....on les voit gérer les guesthouses, les échoppes, etc.,

L'influence culturelle thaï via la TV, la musique, etc,

Je lis qu’à part le bouddhisme, il y a beaucoup de croyances aux esprits,

Le trajet Luang Prabang jusqu’à Vientiane, ce sont dix heures de virages fatigants, je vois de très jeunes soldats sur la route –à cause du récent sommet Asean ?, le paysage montagneux est beau à voir, des villages avec maisons sur pilotis, en bambou, en bois, rarement en briques ou en ciment, avec des toit de chaume ou en tôle, on voit des écoliers à vélo, des femmes en robe longue…j’ai l’impression d'être projeté dans un réalité chez nous révolue…dans les plus gros villages, l’électricité est destinée à la TV et à l’unique néon éclairant l'échoppe,

Les drapeaux nationaux et d'autres avec le marteau et la faucille.

 

Vientiane

On y respire la bureaucratie...les panneaux sont souvent en anglais, pas seulement en lao ou français,

Les conditions de vie plutôt modestes,

Les marchés de jour ou de nuit,

Les bandes réfléchissantes des pédales des centaines d'écoliers rentrant à vélo, le parc des deux roues devant les écoles,

Lu depuis un tuk-tuk, des panneaux ‘lao disabled women development centre’, ‘national committee for control of aids bureau’, ‘music’school’, etc.,

La beer lao, paraît-il la meilleure d'Asie du sud-est,

Le resto de 'rue' et la serveuse malvoyante ou celle hémiplégique, je me demande ce qu’elles vivent et ressentent en exerçant leur activité,

Le jeune cycliste un brin collant au retour d’une promenade le soir,

Les chemises à boutons transversaux,

Des temples plus 'baroques' qu'à Luang Prabang....l’imagerie très colorée....les serpents polycéphales –naga- recouvrant des bouddhas assis autour d'un arbre bania…à l’entrée d'un stupa, on vend le commentaire officiel de l'Etat sur la religion, 'les religions sont parfois sources de conflits, tout comme les interférences étrangères. Il faut donc les surveiller afin qu'elles servent la paix....',

Le Musée de la révolution est fermé,

Dans l'enceinte d'un autre temple, dans une sorte de cabanon en bois, le sauna et le massage aux herbes, les touristes y viennent nombreux,

Je lis que la ville s’est fait une propreté pour le sommet de l'Asean, les journalistes se demandent combien de temps cela va durer, un autre article parle des migrations de gens pauvres et peu informés traversant la frontière et s'exposant au HIV,

Un passage rapide mais agréable dans ce pays, une ambiance plutôt calme, de beaux visages mais là je me répète.

 



Thaïlande, de Bangkok à Chiang Mai

Publié le 2/02/2008 à 12:04, Thaïlande
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THAÏLANDE 

 

Bangkok

Pour quelques heures…une ambiance autre, comme en Indonésie et en Malaisie, les gens parlent moins fort qu’en Chine,

Le quai de gare, une petite vieille parlant anglais me raconte que la liberté de presse thaïlandaise n'existe nulle part ailleurs dans la région, elle est ravie de l'intérêt que je porte -pour un moment- au cérémoniel lié à l'anniversaire du roi et retransmis à la TV, mais les spectateurs seront plus nombreux pour le match de foot avec la Slovaquie gagnante,

Les journaux s’épanchent sur le discours du roi......la jeunesse ne va pas bien -drogues, influence occidentale néfaste, etc, le peuple thaï n'aurait pas compris le message répété du roi qui prône les 10 devoirs : giving, moral conduct, self-sacrifice, honesty, gentleness and kindness, self-control, non-anger, non-violence and non-oppression, patience and tolerance, adherence to righteousness,

Un autre article, à propos des millions d'oiseaux en papier confectionnés par les habitants du pays désirant que le sud du pays retrouve la paix ....les oiseaux seront déversés par avion sur les territoires concernés par les troubles entre musulmans et bouddhistes,

Dans le train, je lis un article parlant des difficultés des sourds-muets se voyant parfois refuser de l'aide, un autre traitant des problèmes agricoles liés à l'ouverture du marché à la Chine qui déverse ses produits bon marché -pommes, ail, etc., un autre article évoquant les problèmes écologiques liés à des projets de construction de barrage –plusieurs sont prévus pour le Mékong,

Dans un magazine il y a des photos du nord-est du pays, ç’a l'air beau et moins touristique.

 

Chiang Mai

Il y fait plus frais notamment le soir......on transpire moins la nuit,

Je lis que le bouddhisme ‘petit véhicule’ est plutôt une démarche intérieure, une maîtrise des passions, une voie intermédiaire refusant les extrêmes de l’ascèse et de la volupté,

Dans la tradition, le stupa est construit pour refléter les éléments ‘terre, eau, feu, vent, vide’, le Bouddha couché évoque l'illumination sous l'arbre, le Bouddha assis évoque l'enseignement et la méditation…la main droite vers le bas indique la domination des démons du désir, ‘folded in the lop’ il tourne la roue de la loi, et debout il est bénissant ou soumettant les forces du mal, marchant il est en retour sur terre après son passage au paradis,

Il y a de beaux temples, couverts de dorures, les toits sont à trois niveaux, évoquant le Bouddha -enseignant, le dhamma -enseignement et le sangka -communauté de disciples constituée par tous les moines à la robe orange… les ornementations en forme de dragon-serpent représentent le lien entre les humains et Bouddha au paradis,

Dans un des temples, un moine regarde la TV, il y a un match de boxe,

On ne lèche pas les timbres, paraît-il, seuls les animaux lèchent,

Je passe à côté d'une église 'charismatique', des fidèles viennent aussi des montagnes me dit-on,

C'est important pour les jeunes de respecter les vieux, lis-je, dans la société, on met l’accent sur la carrière, l'éducation, le mariage......on travaille beaucoup mais une dimension ludique est nécessaire,

La religion et la monarchie sont des thèmes ‘sacrés’......le roi a son anniversaire, les photos ‘rajeunies’ sont partout, avec les oreilles pointues,

L'excursion vers les tribus 'long neck'....en réalité des stands de vêtements et autres souvenirs vendus par des représentants de minorités ethniques -certaines réfugiées en Thaïlande et assignées à résidence, donc sans autre job que celui de vendre des souvenirs aux touristes....il y a notamment des femmes au cou allongé par les anneaux, il paraît que cette coutume n'est plus systématique pour la jeune génération qui ‘peut choisir’,

La visite du centre des orchidées, gardées en bouteille pendant un an, les racines pendant par la suite du pot…la visite d’une grotte avec les bouddhas que les soldats birmans n’ont pas endommagés durant la guerre,

Vu depuis le bus, un écriteau " rainbow farm", ça doit être beau la culture des arc-en ciels,

L'allée d’entrée de l’hôtel et les ‘radicelles’ caressant la tête,

Les chapeaux de pailles des ouvriers agricoles, les quelques maisons sur 'pilotis',

Nestlé est partout....café ou glaces,

Je pose une question en anglais et ne comprends pas toujours la réponse,

Un livre fait état de la discrépance entre la pudeur des Asiatiques et l'industrie florissante du sexe… le risque des généralisations,

Je tape mes notes dans un cybercentre.... serais-je devenu accro comme les centaines de backpackers que l’on retrouve scotchés à l’écran ?

Les gouvernements ne parlent parfois que d'une seule voix, et c'est celle-là que l'on entend, mais l'Asie des peuples est multiple,

Choisir de ne plus courir et rester quelque part......mais où rester ?

La carte postale,  support de l’industrie du rêve, rien d’autre ?

 



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