Australie, de Alice Springs à Sydney

Publié le 2/02/2008 à 12:58, Australie
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AUSTRALIE 

 

Alice Springs

Sur le plan touristique, le pays est bien organisé, tout est fait pour faciliter la vie des backpackers, beaucoup de dépliants dans les auberges, les shuttles-bus, etc., et l’argent est vite dépensé,

Le trajet en avion depuis Sydney, avec des collines d’abord boisées, puis cédant le pas à des champs, puis de la savane 'rouge', un magnifique contraste avec les arbustes, sur fond de ciel bleu,

Le pays me semble bien grand, je me sens un peu perdu dans la masse de gens débarquant en voyage organisé à Uluru, les prix sont exorbitants, c’est affolant,

La peau 'anglaise' mais un soleil australien, la prévention nécessaire des cancers cutanés,

Les Australiens portant shorts et chaussettes hautes, la politesse pas stressée ‘Hi, how are you’, ‘Hi doing’, ‘no worry’, ‘thank you’, lorsque je sors du bus etc, même plus relax qu’en Nouvelle Zélande,

Les petits ‘points’ de l’art aborigène, des oeuvres également vendues dans des ‘restoroutes', les ‘dreamings’ évoquent l’histoire des origines, les totems animaux comme le gecko, le carpet snake, le blind snake, les armes tels que le boomerang, le javelot de combat, le bouclier, les lézards, les rock-holes,

La visite de l’école Yipiringa 'two ways' avec le conseil supérieur composé d’anciens de la communauté aborigène, les enfants défavorisés sont cherchés à plus de 50 km à la ronde, mais la fréquentation ne dépasse pas 60%, les résultats sont bas, mais le directeur aime son métier et ne perd pas courage....on valorise la culture aborigène -enseignement des danses, etc., et aussi le dialecte anglais aborigène,

Il paraît que c’est dans le nord du pays que l’on trouve les Aborigènes les moins 'occidentalisés', on dit aussi que c’est dans les régions Aborigènes les plus riches, grâce aux taxes d’entrée du parc national  comme à Uluru, que les problèmes sociaux sont les plus grands –tel l’alcool, un sujet qui semble tabou lorsqu’on pose la question....dans les villes, on parle de perte des traditions, à l’origine c’étaient des peuples nomades vivant de chasse et de cueillette…aujourd’hui, deux mondes coexistants ou processus progressif d’assimilation ?,

La visite rapide du ‘royal flying doctor service’,

La visite de la ‘school of the air’, pour 120 étudiants éparpillés sur une grande surface, du matériel écrit pour une approche behavioriste des problèmes de violence,

La visite du ‘desert park’, montrant plusieurs microclimats, les ‘rangers’ expliquent les choses, c’est didactique, une grosse chenille est montrée, cela fait partie de l’alimentation des Aborigènes vivant dans le désert, je goûte -cuit ç’a un goût de jaune d’œuf, plus loin des kangourous paressent à l’ombre.

 

Uluru/Ayers rock

Le trajet en bus depuis Alice Springs, avec quelques chameaux,

Uluru, superbe monolithe, de près comme de loin, objet de beaucoup d’histoires pour les Aborigènes, pas juste un machin à photographier au coucher du soleil,

Il y a un centre culturel....le ’tjukurpa’, valable au temps de la création et aussi au présent -ce sont les lois permettant de vivre ensemble comme de prendre soin des uns et des autres et de la nature, régler les mariages, inclure les connaissances du feu, de la terre, etc

.......la notion de la famille est élargie, les oncles sont aussi des pères, les tantes aussi des mères ....les rites d’initiation des jeunes hommes –la chasse, les lois, etc

....une histoire où l’homme est symbolisé par le serpent, le bouclier et la lance, la femme par un serpent et un bâton destiné à creuser et un instrument (panier?) pour la cueillette....des animaux importants -pour les peuples du désert- comme les serpents, les lézards, les fourmis ‘sucrophiles’,

Les Européens ont endommagé les points d’eau et les lieux sacrés....les Aborigènes ont des titres de propriété depuis 1985, il y a des lois sur les droits fonciers des Aborigènes depuis 1976

Les ‘dreamings’ sont imparfaitement traduits par les mots ‘rêve’ ou ‘le temps des rêves’, en fait c’est la narration des origines,

Des Aborigènes probablement alcoolisés font du tapage nocturne près du dortoir –une mauvaise nuit de plus.

Cairns

Des pubs/resto où l’on attend, on paye ce que l’on commande, on embarque  l’assiette avec soi et on cherche une place pour s’asseoir....un musique forte, mais pas de fumée, comme aux USA l’air est bien plus respirable qu’en Europe,

Le parc culturel aborigène Tjapukai, un film évoque les dégâts faits par les Blancs, les humiliations, le lent parcours pour récupérer les terres et la dignité, on réapprend la langue dans les villages, même si la vie est 'moderne', ’on vit dans des maisons comme vous, on porte les vêtements comme vous, mais on conserve la culture’, dit une actrice du spectacle.... les histoires des origines sont organisées notamment autour du ‘wet and dry’, l’histoire comporte un épisode  mettant en scène deux frères -bon et mauvais, le deuxième tuant le premier,

Il y a un 'sorry day' mais il paraît que le 1er ministre ne l’a pas jugé nécessaire et aurait dit ‘c’est pas nous, ce sont nos ancêtres, c’est du passé’....les enjeux politiques sont un sujet délicat, il ne semble pas y avoir d’unité parmi les Aborigènes pour un combat commun,

Le skyrail à une heure de Cairns, je n’y suis pas allé, mais c’est sans doute didactique –le rain tropical forest, le centre de recherche CSIRO -rain forest interpretive centre, TROPECO -educ. Projects… je lis,  les chauve-souris jouent un rôle dans la pollinisation des végétaux tropicaux, la présence de lianes serait liée à l’exposition au vent (?),

Je trie mes papiers et retrouve un article sur la méthode cubaine d’alphabétisation en Equateur, un article sur l’empire Tata en Inde, un article sur les étudiants noirs aux USA accusés par leurs semblables de ‘jouer aux Blancs’ s’ils réussissent -ils sont aussi plus isolés de leurs pairs,

L’excursion au Great Barrier Reef, pas si great que ça, apparemment, ce n’étaient pas les meilleurs endroits, le staff du bateau ambiance ‘party’ mais sérieux......je surmonte mon angoisse et effectue deux petites sorties en plongée accompagnées en groupe, jolis les poissons, j’avais peur mais c’était beaucoup plus apaisant que le snorkeling -il ne faut pas y aller après avoir mangé car on respire moins bien, un monde aquatique magique, j’y resterais des heures....je ne comprends pas cette manie des touristes à vouloir se faire prendre en photo en touchant tout ce qui bouge comme Willy le gros poisson, la tortue, etc. ...je vois un petit requin, et depuis le bateau une baleine,

Le conférencier ‘excité’ du centre reef teach, il le fait depuis treize ans....le corail est une structure animale recouverte de végétal, la nécessité d’avoir les autres écosystèmes en bon état pour garder le corail en bonne santé, le conseil de rester cinq minutes dans un même endroit pour apprécier le corail, des structures et des formes diverses -‘cerveau’ etc., certains poissons changent de sexe, de couleur -day/night ou croissance, le corail se 'multiplie' en disséminant à un moment donné -des spores ?, les fertilisants drainés par les eaux de pluie du littoral sont néfastes pour le corail,

Je lis, la grande barrière de corail à l’ouest du pays serait tout aussi belle et moins touristique,

Le zoo où tout est un show, les animaux sont titillés pour faire plaisir aux touristes désireux de prendre en photos les crocodiles, les koalas, etc, ça laisse songeur mais c’est aussi très didactique et ludique, les visiteurs se promènent au milieu de kangourous qui se laissent caresser, c’est surprenant de voir les animaux dans ce contexte-là, je vois une femelle et son petit se cachant dans la poche, les koalas dorment pour économiser l’énergie, les dingos chiens sauvages, le mâle casoar qui couve les œufs, il y a beaucoup de touristes japonais,

A l’envol pour Melbourne, un joli paysage, les couleurs matinales et les contrastes clair-obscur avec les forêts et l’océan encore sombres.

 

Melbourne

Une grande ville, c’est l’hiver....tout est bien organisé pour les touristes, c’est fluide,

Le Musée d’art, l’art indigène -des œuvres qui se confrontent parfois avec l’histoire, la ‘suite’ commence fin 18ème !

Un journal feuilleté, les annonces de décès miniatures -on cite le prénom et l’on fait une sorte d’éloge funèbre, l’article qui évoque le service communautaire de 50h effectué entre les classes 9 et 10,

‘No worry’ pas de souci,

‘Vegemite’, sorte de cenovis, il paraît que la version néo-zélandaise est plus douce,

Le mélange des buildings en brique avec stuc style néoclassique, et des gratte-ciel…les trams, les bus, je me sens un peu en Europe,

Le quartier  ‘down town ‘, l’épicier palestinien,

Le Musée de l’immigration -Italiens, Grecs, Libanais, Croates, Chinois, etc, les critères d’acceptation ont varié selon l’époque, dépendant de la situation économique etc., actuellement une vision plutôt utilitariste… au sortir du musée je m’interroge…qu'est-ce l’identité australienne, une seconde patrie pour certains, une terre pour travailler et gagner de l’argent pour d’autres ?,

Le Melbourne Museum, une architecture futuriste, une belle expo sur les Aborigènes, les dreams, les témoignages sur les erreurs commises par les Blancs

…les questions de droit d’auteur, la question de montrer tel ou tel objet considéré comme sacré, la question de la profanation des lieux sacrés par le tourisme etc.

… la question de l’annulation de 'terra nullius’

… la couleur ocre, les aliments qu’offre la savane et les remèdes à nouveau populaires, l’aigle créateur pour certaines tribus, un grand nombre de langues -ils ne se comprennent pas forcément entre eux, il y a des Aborigènes qui chantent de la country music américaine ou du blues, un mélange de cultures,

Quand les Aborigènes se présentent, c’est par le ‘skin name’, le clan, la subdivision tribale, le pays, le domicile....il y a la tradition de rencontrer les autres tribus -on vient depuis son propre camp puis on attend l’invitation de l’autre avant d’échanger des cadeaux

....les Aborigènes étaient nomades mais ils avaient des maisons....de nos jours 38 % de chômage chez les Aborigènes contre 8,7 dans la population générale

.... sur 250 langues 90 sont encore parlées....l’espérance de vie est beaucoup plus faible pour les Aborigènes, encore plus pour les hommes à cause notamment de l’alcool, etc

....les gens appartiennent à la terre qui est la leur -ce qui ne correspond pas à tout le pays australien....les frères paternels -et non pas maternels- sont considérés comme des pères, les sœurs maternelles comme des mères

.... il y a eu à l’époque des déplacements dans des réserves avec des restrictions cf. culture, langue, religion etc.,

La classe d’écolières musulmanes avec foulard allant voir un film imax,

Les musées sont nés au 19ème, cf. goût pour les objets anciens, des objets collectionnés pour raconter les histoires sur le passé, ce qu’on raconte se modifie au cours du temps, à l’époque on parlait de la ‘préhistoire’ de l’Australie pour évoquer la période précoloniale,

Le jeune Australien d’origine vietnamienne qui ne savait plus ce qu’étaient venus faire les Américains au Viêt-nam.

 

Sydney

Belle vue depuis l’avion en venant de Melbourne, l’opera-house qui semble tout petit, le centre-ville avec les gratte-ciel, et les faubourgs faits de maisonnettes, d’arbres, ou de maisons à deux trois étages, l’urbanisation en 'quadras',

L’épicier jordanien sur le chemin vers l’aquarium, un autre épicier indien,

Un journal parle des difficultés du retrait israélien de certaines colonies -le gouvernement affirmant parallèlement vouloir en agrandir d’autres, un article où un politicien accuse les enseignants australiens de faire de la propagande anti-US dans les écoles, les 60 ans post-guerre -les Américains ont, dit-on, sauvé l’Australie de la menace japonaise, la monnaie de 50 cents frappée pour l’événement, un article d’une volontaire ayant séjourné deux ans au Mexique et disant que là-bas les relations sont plus importantes que les aspects matériels, un article sur un réalisateur de cinéma kurde,

Un autre article dit que pour améliorer l’engagement des employés, il faut metre l’accent sur le but, la participation, le progrès, il faut encourager les attitudes fondamentales -on croît au pourquoi on est là, ce qu’on fait et comment on le fait, on appartient à cette organisation, on est reconnu, impliqué , et en croissance, on atteint des buts, on améliore la situation et le futur s’annonce de manière positive

... les activités principales à élaborer : construire la confiance dans les buts, les valeurs, le travail de l’organisation, developer, clarifier et communiquer la vision, les valeurs et la stratégie, promouvoir, metre en evidence et récompenser le comportement éthique et socialement responsable, récompenser et témoigner de la reconnaissance envers les collaborateurs de manière juste, améliorer les capacities de management et la communication des seniors, consulter les collaborateurs, encourager les feed-backs, évaluer les collaborateurs et indiquer les possibilités d’amélioration, améliorer les procédures de recrutement du personnel, offrir des possibilités de plans de carrière,

L’opera-house, courte et chère visite mais avec de belles émotions -la nostalgie d’un environnement familier en écoutant la répétition de l’orchestre jouant la 8ème de Bruckner, une superbe salle de concert en bois,

Les problèmes de sécheresse et les conseils d’économiser l’eau, en même temps j’entends parler des inondations en Suisse,

Le jardin botanique, les cris des oiseaux évoquant des cris humains parfois angoissants…le rôle des oiseaux pour la pollinisation des arbres tropicaux,

Je croyais pouvoir reconnaître l’origine des gens en observant les visages, ben non....le voyage forme la jeunesse, mais pas ma mémoire.

 


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