Chili, de Santiago à San Pedro de Acatama

Publié le 2/02/2008 à 12:45, Chili
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CHILI 

 

Santiago

Les différents barrios colorés comme ‘brasil’, ‘santa lucia’, etc., les maisons de la vieille ville n’ont pas plus de deux étages,

Les uniformes scolaires, les tags le long des murs,

Les amandes grillées vendues à chaque coin de rue, un lieu pour internet tous les 50m, des kiosques de magazines tous les 20m dans les rues piétonnes,

Quelques policiers, une manifestation pour défendre le droit des artistes de rue à occuper la place des Armas, dans les rues piétonnes des numéros de comiques, des évangélisateurs, de la musique de Strauss,

‘Suerte, que te vaya bien’,

Le Musée de la solidarité Salvador Alliende fermé, officiellement pour inventaire, officieusement pour des disputes entre la famille et le gouvernement comme le raconte une jeune réceptionniste de musée,

Le magnifique Musée chilien d’art précolombien, la superbe collection de céramiques, de vases anthropo- et zoomorphiques, la polychromie, les pierres sculptées, les masques, les visages sur les céramiques souvent peints de profil,

…plusieurs cultures indiennes....des cultures agricoles -la déesse mère- ou des chasseurs/cueilleurs

....les centres mayas se sont construits autour des pouvoirs religieux, politique, économique....le chamanisme c’est communiquer avec les esprits, la guérison de maladies, la prédiction du futur

… la société indienne était très hiérarchisée, le développement s’est fait dans l’urbanisation, l’architecture, les arts

....coquero pour le coca mâché -comme le quat au Yémen,

Il y a des rituels funéraires avec exhumation des morts -comme au Madagascar, la momification se fait en extrayant tout sauf la peau puis en remplissant de matériaux divers,  au 2ème enterrement les os sont déposés dans des urnes, les morts rendent visite à la famille via les masques, les instruments de musiques, les transes de danseurs,

Une exposition sur les Indios de Colombie, les humains, les animaux, les plantes, les esprits font partie d’un grand ensemble avec des règles

....les animaux et les plantes sont d'anciens humains qui ont une autre apparence

....les chamans sont des spécialistes religieux, des gardiens de l’ordre social, ils chantent, dansent, et peuvent se transformer en animaux....chacun possède une seule forme spirituelle de transformation,

L’or est symbole du soleil, de la virilité, et le rouge cuivre pour la lune, la sexualité féminine, le feu.... le jaguar, l’or, le soleil, le tonnerre représentent le pouvoir, l’agressivité, la fertilité.... l’escargot, le coquillage en forme de spirale représentent les temps mythiques, l'existence, la vie et la mort qui tournent ainsi, le mouvement perpétuel où l’être n’est jamais la même chose.... le crabe sert de médiateur entre l'eau et la terre, le crocodile est vu comme une terre flottant sur la mer mythique, la chauve-souris représente le monde souterrain où il y a des êtres mythiques puissants

… le canoë anaconda a porté les 1ers  êtres -dans la culture amazonienne, les arbres représentent l’image du cosmos et le territoire indien, le développement métamorphique des batraciens fait penser au temps qui passe, ‘a fixed identity is non-existent’,

Le monde est un processus métamorphique où les individus changent en adoptant différents points de vue, on définit ou transforme sa personnalité via les tatouages, les ornements, la coiffure -statut social....on se réincarne en cerf ou en ours.... le port de masques ou le bodypainting, c’est interrompre l’existence quotidienne pour une nouvelle réalité et un état temporel, pour le monde sacré des ancêtres, des dieux, et adopter une nouvelle perspective

…il y a différentes classes d’énergie

....la coca -et tabac, yopo, yaje- stocké avec une gourde pour le catalyseur -coquillage ou chaux, ou cendres- pour entrer en communication avec le maître des animaux, les dieux, les esprits des ancêtres, il y a un rituel d'initiation avec une position en ‘basket’, pour la divination, le traitement, les rites préparatoires pour la chasse, l’acquisition de connaissances

.... avec la colonisation, l’usage de la coca réservé aux personnes ayant autorité politique et religieuse s’étend, la culture s’étend, c’est le tribut payé aux Espagnols

.... dans les chants et la danse, les chamans mettent en scène le chaos menaçant l’ordre et la restauration de l’équilibre, la danse, via le rythme etc., ils interpellent les esprits, afin de multiplier les animaux, recréer les mythes, protéger les gens, promouvoir la santé.... la position assise du chaman reflète la sagesse, assis sur un tabouret donc au milieu du monde –l’axe du monde- il monte et descend d’un niveau à l’autre

…entre 1150 et 1819 –l’Indépendance- les colons ont considéré les rites chamaniques comme des manifestations diaboliques

…l’or manifeste le pouvoir spirituel et créateur car en lui se réfléchissent les rayons du soleil, c’est aussi un symbole d’immortalité

.... la guerre a une connotation sacrée avec le sacrifice des vaincus pour reproduire la vie et le cosmos, parfois accompagné de la prise de l’identité du vaincu,

Le port fréquent d’anneau nasal… le grand fil auquel sont accrochés des petits fils par les fonctionnaires pour conserver symboliquement une trace mnésique des événements,

Le beau sourire et le clin d’œil dans les escaliers du métro –qui ne fonctionne qu’entre 6h30 et 22h30, avis au couche-tard,

Les universités privées sont nombreuses et répondent à la demande, mais beaucoup d’étudiants travaillent le jour pour se payer les cours du soir,

Le chauffeur de taxi qui raconte que sous Pinochet l’ordre régnait, pas de délinquance, etc. –propos déjà entendus à Buenos Aires,

Un autre chauffeur de taxi qui me dit que la réforme pénale -droits des détenus et droits des victimes- n’est qu’un demi-succès car elle risque de ne pas être fonctionnelle...le département de justice a un site web,

La réceptionniste du Musée des beaux arts qui dit ‘welcome in Chile, welcome in South America’, en commentant l’histoire -riche en dictatures et coups d’Etat-, elle mentionne le livre de Simon Coller sur l’histoire du Chili,

Je lis, les latifundias de l’époque coloniale étaient opposées à toute reforme agraire, il y a eu immigration irlandaise, anglaise, espagnole, à la demande, italienne, croate, française, palestinienne, etc., les Indiens ont dans certains endroits résisté au colonisateur pendant 300 ans -guérillas…l’industrie du cuivre est actuellement en mains américaines, il y a eu volonté de nationaliser en 1973, puis vint le coup d’Etat....dans la région d’Acatama, il y a plein de nitrates, la région a été prise fin 19ème aux Boliviens et Péruviens....le pays est exportateur de fruits donc utilise des engrais, d’où un problème écologique,

Les Chiliens auraient une tendance de psychanalyser les choses, ils feraient preuve d’un manque de patriotisme (?)

Le Museo historico national....avec Magellan etc., l’histoire s’arrête aux années 70, on explique le coup d’Etat par la réaction à des mouvements ultragauchistes…il y aussi une exposition s’inspirant du livre sacré maya du Guatemala, les êtres humains auraient été créés à partir du maïs blanc et jaune, etc.,

La maison-musée en forme de bateau de Pablo Neruda,

Le 21 juin correspond au nouvel an mapuche et aymara, le 24 juin est le jour des communautés indigènes,

En début de semaine, un tremblement de terre a secoué le nord du pays 7,9 Richter, un parmi d’autres selon l’agent de l’office du tourisme à l’aéroport qui dit qu’il n’y a pas de quoi s’affoler......les  Indigènes sont les principales victimes car ils habitent dans des maisons adobe peu résistantes aux secousses.... je vois des reportages TV, des récoltes d’argent,

23 h dans un bus de nuit aux sièges trop petits....vers Antonfagasta, je vois une piscine olympique, et l’océan visible, avant de passer dans une région de désert, d’industries minières, et la poussière dans l’air, les froides nuits.

 

San Pedro de Acatama

Le culte du dimanche, le jour des pères, dans une longue église du début de l'époque coloniale, avec un toit en bois de cactus, les murs recouverts de chaux,

La tension entre vouloir faire un peu de tout -ce qui implique aussi un choix de ne pas tout faire- ou approfondir quelque chose de préalablement choisi, renoncer et être bien,

Salar d’Acatama, peut-être un alibi écologique pour l’exploitation du lithium, chère payée la visite privée,

Dialogue avec le Créateur, Uyuni ou pas ? Le bus est complet, finalement un billet se libère, merci !

Le passage de la frontière, et le chauffeur d’aider à poser le ‘stempel’ sur les passeports, après une nuit très froide, le maigre chauffage du bus ne fonctionne plus à l'arrêt.

 


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