Brésil, de Rio de Janeiro à Iguaçu

Publié le 2/02/2008 à 12:43, Brésil
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BRESIL 

 

Rio de Janeiro

Les décolletés donnant le vertige, la chambre B&B avec les chiens aboyant, une ambiance sympa dans les rues mais la crainte de me faire voler,

Le Musée d’art contemporain -la ‘soucoupe volante’ de Niemeyer, depuis là une vue superbe sur la ville, la statue du Christ rédempteur tout petite au loin et toute grande dans les bouquins consultés,

Le concert de musique du nord-este par un groupe de malvoyants dans le centre culturel de banco de brazil,

‘Sex’, abréviation pour le 6ème jour de la semaine, donc vendredi –et pas samedi,

Rio, un cadre géographique superbe,

La sensualité à fleur de peau dans la rue, la sexualité à fleur de magazines aux kiosques, les plages pour voir de belles créatures en string, la plage de Copacabana avec les 'montagnes' à l’horizon,

Les gens se baladant parfois torse nu dans les rues, le footing dans le parc le dimanche, l'ambiance d’une ville abandonnée par ses habitants partis pour un long congé,

La grève des employés de musées de l’Etat revendiquant de meilleurs salaires,

Le format rectangulaire des journaux remplis de pub, les telenovelas avec le descriptif du feuilleton de la semaine,

La danse improvisée dans un 'bistrot' de rue, le soir près d’un marché, dans cette rue-là des mendiants couchés,

Une foi de la taille d’un grain de sable,

Le pouce levé pour dire OK, au revoir, etc.,

La visite de favelas, 20% de la population sont concernés, des programmes de réhabilitation existent -financés par la banque interaméricaine, pour l’eau -potable et les égouts, l'électricité, l'accès aux soins, les programmes concernant la consommation de drogues, la rénovation des rues,

Les favelas -nom venant d’une colline au nord de Bahia occupée par des monarchistes et bombardée par les républicains- sont souvent contrôlés par des gangs de la drogue et de la criminalité, la police militaire n’y est pas appréciée et considérée comme arrogante, mais la sécurité offerte par les dealers demande un ‘échange’, et certains, à voire les maisons aux murs étincelants, s’en tirent bien,

Parfois un côté de la rue est habité par des bourgeois et l’autre côté fait déjà partie de la favela, 'bonne cohabitation' ?, les footballeurs connus ont grandi dans des favelas......il y a un sens de la communauté, des projets de toute sorte, moto taxi, ou d’autres financés par des ONG,

Les titres de propriété sont donnés à la mère, car beaucoup d'hommes quittent leur femme et la laissent avec les enfants,

Dans le groupe, une Américaine qui, comme d'autres rencontrés en cours de périple, a de la peine avec son président,

Au Brésil, le vote est obligatoire,

Les médicaments anti-HIV sont gratuits, mais cela pose un problème financier pour le gouvernement qui souhaite racheter des licences (?),

Les écoles publiques ont un niveau médiocre, les gens qui en sortent doivent cependant passer un examen pour entrer dans les universités –les publiques sont cette fois les meilleures, donc ceux qui ont pu passer par des écoles privées y ont meilleur accès, le gouvernement semblerait vouloir créer un accès plus facile aux pauvres,

La discrimination, seuls 1% des Noirs et des métis ont un grade universitaire, et les politiciens sont majoritairement blancs,

Le Museu do indio, muséologiquement bien fait, un regard sur les Indios pas vraiment différent du nôtre (?),

La difficulté de comprendre le portugais même parlé lentement,

Coelho and Co,

Le 5 juin, jour de l’environnement, la France et les Pays Bas disent non à la constitution européenne, la Bolivie se querelle pour la taxation des ressources,

Des gens très serviables, des bus modernes et peu polluants, les panneaux indicateurs de rues.

 

Ouro Preto

Une localité qui a construit sa fortune sur la recherche d’or, c’est du passé, aujourd’hui un petit bled charmant,

Des églises baroques chargées avec une pseudo porte juste après l’entrée pour protéger de la lumière, du vent et des regards ( ?), un musée d’oratoires -de voyage ou de domicile,

Les gens parfois se présentent lorsqu’on leur demande un renseignement, une ambiance sympa,

Le bus de nuit pris à Belo Horizonte, une ville quelconque, la police militaire à cheval, du trafic également mais pas de klaxons,

Le journal où Lula affirme que l’économie connaîtra une bonne surprise prochainement, mais la pauvreté peine à être jugulée, 32% de pauvres, 11% d’analphabètes, deux fois plus chez les Noirs, la dette extérieure phénoménale du pays -beaucoup d’argent qui pourrait être utilisé ailleurs,

Les restaurants où l'on mange au kg, la limonade suiza, la confiture de goyaves, le jus de cajou, de cupuaçu, du fruit tropical açai,

 

Manaus

Les étendues vertes depuis l’avion, les toits de tôles ou de feuilles de palmier, éparses, la terre rougeâtre,

Le grand, grand fleuve qu’est l’Amazone, les berges inondées durant la saison des pluies......un grand débit, la couleur des alluvions, le pH plus élevé, plus de faune, alors que pour le Rio Negro c’est le contraire,

Dans le Pantanal il semblerait qu’il y ait plus de faune,

L'écotourisme, opération alibi ?,

La richesse passée grâce au latex –utilisé actuellement pour les gants et les capotes… un réseau routier étendu,

La chaîne de magasins Carrefour présente partout,

Des conflits d’intérêts, l'abattage illégal de bois, le Funai qui est un mouvement représentant les Indios, mais il y a des problèmes, on dit que son financement par le gouvernement empêcherait une réelle défense des autochtones, parallèlement les Brésiliens penseraient que la Funai aurait trop de pouvoir, « on n’a rien contre les Indios mais… », le mot ‘civilisation’ ou ‘civilisé’ revient souvent,

Chez les Indios, la musique n’est pas produite pour s’amuser mais pour des rituels, les statuts de l’homme et de la femme sont bien définis, les mythes autour de l’eau sont importants....il y a des traditions funéraires avec des urnes,

Le rock art existe aussi au Brésil,

Une excursion de trois jours, un paresseux presque immobile et que le guide fait tomber en secouant l'arbre, un hibou, des dauphins gris et roses entr’aperçus, des petits alligators, la pêche de piranhas qui mordent la viande, le reflet des arbres dans les berges inondées, l'humidité, les lianes contenant de l’eau, les noix de Brésil riches en protéines, la résine utilisée contre les céphalées, l'écorce sentant comme du Vicks, les épines d’un arbre pour en fabriquer une racloir, le reste du tronc utilisé pour fabriquer un canoë,

La couleur rouge ocre du bois de Brésil, le parfum d’une écorce, les tarentules, les feuilles (?) contre la tuberculose, les chants des oiseaux la nuit -elle en est remplie sans qu’on en soit assourdi, les étoiles, la lumière du matin dans les arbres, l'affiche contre la fièvre aphteuse -il y a aussi des vaches en Amazonie,

Les enfants se baignant au son rythmé de musique brésilienne, l'église catholique et à côté un couvent de bénédictins, à la TV les télévangélistes, les telenovelas, etc.,

Le guide qui a fait l’armée comme parachutiste et dont un membre de sa famille aurait des activités mafieuses,

Dans le groupe un Coréen prof d’économie faisant le tour du monde pour son année sabbatique -il en a une tous les six ans- alors que sa femme reste à la maison car elle n’aime pas voyager, il pense que la Chine aura de la peine à rester un pays unifié, que les Japonais ont une économie qui ne tiendra pas, que l’Europe du Nord et la Suisse sont bien trop chères, il semble prendre la vie du bon côté, tirant avantage de tout, avec un sourire tout asiatique,

Les belles lèvres charnues du visage indio sous le chapeau, à l’aéroport,

Dans l’avion, un ‘Japonais’ lit un journal en portugais, ‘mon père était japonais, mais moi je suis d’ici’, je lis un article évoquant la mort des centre-ville trop restaurés, un autre parle du 12 juin fête des amoureux,

L’escale à Sao Paulo avec dans l’aéroport des bornes faisant la pub pour Monsanto et ses produits OGM,

 

Salvador

La chambre avec vue sur la fiesta, couche-tôt s’abstenir, les canaux de TV plutôt ‘hot’,

Les fesses s’étalant sur les magazines, les belles brésiliennes se promenant dans les rues,

La pluie, encore la pluie,

Les tags artistiques le long de certains murs,

Le Musée afro-brésilien, ici on est en terre ‘africanisée’, le commerce d’esclaves a existé depuis le 1er siècle, par les Arabes pour les femmes comme domestiques, puis par les Européens pour les hommes dans les plantations, en Afrique existaient auparavant des esclaves au service des nobles,

Dans le musée, je lis que l'Ethiopie et le Liberia seraient les seuls pays africains à n’avoir pas été colonisés, ‘africa was not a blank page before the colonial invasion’, les masques de bronzes, de bois -des manifestations visibles et incarnées de forces invisibles, des rites, des mythes-, les habits, l'ornementation qui signifie protection, désir, admiration, statut,

Dans le musée encore, les orishas -des divinités calquées sur les saints catholiques, le candomblé -un groupe religieux faisant un culte aux divinités orishas qui habitent temporairement une enveloppe corporelle de fidèles entrant en transe, le lieu de culte est le terreiro -groupe de petites maisons, chacune dédiée à un orisha, en plus du temple central,

La visite organisée d’une soirée candomblé, quelques spectateurs dont des touristes, peu de participants, des personnes habillées en blanc, des colliers autour du cou, un tissu noué en nœud de papillon autour de la poitrine, se prosternant devant l’entrée, devant la ‘mère sainte’, devant d’autres personnes, parfois des cris ‘vomis’, des pas rythmés en sens inverse des aiguilles d’une montre, des pop-corn lancés dans l’assemblée, des feuilles sont aussi utilisées dans la cérémonie mais je suis parti avant, il y aurait aussi des chants en l’honneur de l’orisha chasseur -vénéré une fois par mois le 2ème  mardi?,

Pelourihno, un vieux quartier restauré ‘version touristes’, des églises baroques aux plafonds peints, aux anges parfois sexués,

Les visages noirs et métis, bien beaux,

L'office du tourisme peu compétent, la police militaire, les ruelles au look portugais,

La scène de ménage dans la rue,

L'église avec un culte ‘africain’ très sonore et rythmé, la distribution du pain, l'eau dispersée à la volée sur les têtes, le T-shirt roulant pour Jésus ou divers commerces,

‘Ordem e progresso’ sur le drapeau national,

Les enfants qui me réclament de leur acheter qqch à manger et qui, si je refuse, me traitent de tous les noms,

Les ‘vitaminas’, shake à la banane notamment, les jus de fruits divers, jaca, jacu, goiaba, etc.,

Le superbe spectacle folklorique de la troupe de Bahia, le capoeira, la danse, le chant et le rythme de la percussion très envoûtants,

40% des voitures roulent à l’éthanol –on carbure à l’alcool, 40% utilisent le gazoline, 20% le gaz naturel,

Beaucoup d’endroits à voir dans ce vaste pays,

Depuis l’avion, près de Brasilia, des cultures, entre Rio et Iguaçu de nombreuses collines parfois boisées,

Selon un magazine, la franc-maçonnerie a joué un rôle dans lutte pour l'Indépendance,

 

Iguaçu

De belles chutes, mais moins d’eau que d’habitude après plusieurs mois de sécheresse, une vue panoramique côté brésilien, une promenade dans la forêt et quelques oiseaux, une forêt dense et touffue, des lianes qui s’enchevêtrent,

Itaipu, une visite sans surprise et sans l’aperçu souhaité des ´entrailles´ du barrage, un éco-musée, un ‘biologic refugio’, des programmes sociaux contre les abus sexuels, pour le sport, etc., grâce aux royalties versées aux communes avoisinantes,

Le beau parc des oiseaux souvent très colorés, les toucans aux grands becs, les perroquets, les arias -certains émettant plusieurs sortes de sons, les spoon bills birds, les oiseaux à la coupe rasta ou punk, le vol des colibris faisant comme du surplace, les iguanes, les anacondas, les boas,

Les nombreuses personnes adultes aux dents baguées,

On peut voyager au Brésil sans être confronté au problème des paysans sans terre.

 


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