Malaisie, de Johor Bahru à Kuala Lumpur

Publié le 2/02/2008 à 12:00, Malaisie
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MALAISIE 

 

Johor Bahru

Juste après la frontière avec Singapour, un chauffeur privé m'arnaque -rien d'extraordinaire- et me propose de loger près de l'aéroport pour le vol du lendemain pour Kota Bahru, il prend au passage une belle -she ‘works in a fabric’, il me débarque à l’hôtel, une chambre sans fenêtre et propre pouvant se louer à l'heure, et le portier de proposer ses ‘services’,

Dans l’avion, on me suggère mille destinations à visiter, mais je n’ai qu’une semaine à passer dans le pays.

 

Kota Bahru

Une atmosphère ‘musulmane traditionnelle’, un accueil tantôt très sympa tantôt réservé, des hommes vêtus du kepiah (?), partout dans les rues des femmes en robes longues et colorées, coiffées d'un foulard, on y entend aussi souvent une musique rythmée,

Des musées se visitant pieds nus, des sculptures sur bois et des traditions inspirées de l'Orient, on y met l’accent sur l’harmonie entre les 'races' malaisienne, chinoise, et indienne, un album photos de la famille royale -le rôle des sultans est officiellement religieux et symbolique, tous les cinq ans c'est un autre sultan qui devient président du pays -mais c'est le premier ministre qui dirige,

J’ai l’impression d’être dans un pays arabe -l'islam, autre force de globalisation ? La ville est un fief traditionnel du parti d'opposition farouchement opposé à la corruption paraît-il, mais l’Indonésie garde cette réputation des bakchichs nécessaires pour obtenir quoi que ce soit,

D’un côté une jeunesse urbaine 'occidentalisée', de l’autre une population fidèle aux traditions,

Les chaussures ‘bata’, comme en Indonésie,

De beaux visages aussi -je me répète, mais des visages avec foulard séduisent moins, mission remplie….les métissages existent, si papa est Indien mais musulman, maman peut être Malaisienne,

La langue ressemble à l'indonésien –je m’avance un peu trop car pour le dire, je me base sur ‘au revoir’ et ‘merci’,

Le nasi goreng servi sur un bout de feuille de bananier, on mange aussi avec les mains ou la cuiller,

Il y a moins de harcèlement en Malaisie, c’est plutôt agréable,

Dans le train pour Jerantut, une vidéo anglophone de Rail channel avec l’indication dans le générique 'suitable for every level of society',

Jerantut où les commerces sont aux mains principalement des Chinois.

 

Taman Negara

Un ‘parc national -divertissement ou éducation ?- où la jungle a encore droit de cité, mais les animaux sont partis et à ceux qui sont restés, on apprend à dire 'hello mister’, seuls trois oiseaux se laissent apercevoir au bord du fleuve,

Timide excursion -sur un chemin balisé- de vingt minutes dans la jungle, je me sens peu à l'aise, l’humidité est très importante –mes lunettes sont pleines de buée, la végétation est très touffue, les palmiers, les bambous, mais surtout d’autres feuillus divers, s’enchevêtrant ou s’enlaçant – des lianes, etc., l'écorce est souvent claire sauf à la coupe, j’imagine le cycle naturel de la photosynthèse jusqu’à la putréfaction, la terre est de couleur ocre pale, sablonneuse et facilement 'lessivable',

Peu de bruit durant la journée, contrairement au soir où les oiseaux se manifestent bruyamment,

La visite d'un village aborigène, je me sens comme dans un zoo –du genre ‘montre nous comment on fait du feu sans allumettes, comment on tire avec un sarbacane, etc’,

A l’hôtel, le salon du rez est à ‘murs ouverts’, l'air circule, le personnel est surtout féminin, toutes en foulard, l'une d'elles s'est mariée à seize ans, son mari en avait trente,

A la TV des feuilletons où l'image de la femme est plus 'moderne', les gratte-ciel de Kuala Lumpur servent de fond pour les infos, comme à Shanghai le symbole compte,

Faudrait inventer le degré 0,5 pour le ventilateur, histoire d'avoir une très légère brise pour la nuit au lieu d’un vent décoiffant les poils des narines,

Près du village, des palmiers à huile, des hévéas, dans le pays on les voit par centaines d'hectares,

Sur l'autoroute, mon bus circule à 25km/h à la montée, pourtant il dépasse un autre bus, plus loin un panneau indiquant la proximité d'un restoroute avec une icône pour la mosquée et une autre pour le MacDo.

 

Kuala Lumpur

Je fuis la ‘backpackers guesthouse’, j’en ai un peu marre de ce genre d'ambiance retrouvée à l’identique de par le monde,

La ville est moins aseptisée que Singapour, il y a un mélange de visages, Malais, Chinois, Indiens....l’architecture est très arabisante, sauf pour Chinatown évidemment… on retrouve 'Chinatown' et 'Little India'......deux nations incontournables,

Les affiches antitabac,

Dans un journal....je lis qu’il y a des cours pour apprendre à mieux aider les handicapés, qu’un avion indonésien s’est écrasé… dans un cimetière près d'un aéroport,

Un magasin avec autel bouddhique, la vente de produit 'gypsum fibrosum' marque rhinocéros, les chips de poulpe,

Un panneau signalant un rétrécissement routier, vu de loin, une silhouette féminine,

Dans un bus je croise deux jumeaux monozygotes autrichiens toubibs, les Autrichiens ne sont pas des grands voyageurs, disent-ils,

Que signifie faire du tourisme ? Si on est ‘blanc et riche’, quel lien peut-on établir ? Pour vraiment apprécier un pays, vaut mieux faire connaissance avec un habitant et voyager avec lui, mais est-ce suffisant ?

On pose une question, on écoute un commerçant, un hôtelier, parfois des réponses données en toute bonne foi sont inexactes… entre prudence ‘parano’ et confiance, ce n’est pas évident de 'doser'.

 


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